€ paie haines

Publié le par pim

Modifié le 24/05/14 (Note 1)

Ils ne cessent de nous aiguillonner, de nous harceler avec leurs badines : "T'es veau" "Tu DOIS ! t'es veau !". Tout à l'avenant, nous chantant tout ce que fait LEUR HOPE, leur espoir, leur détermination à faire LEURS affaires avec NOTRE argent, qu'ils savent si bien employer à notre bonheur en se payant au passage pour le menu service.

Une chose, cependant, est oubliée par ces pingouins de la glaciation €paiehaine : la réalité est que, sur les étagères, il n'y a que marchandises avariées.

Quand on va au cinéma, c'est pour voir un BEAU film, se détendre, se distraire, s'instruire, enfin ! toutes les raisons pour lesquelles on choisit de craquer un billet, et, si on est plusieurs, autant de billets.

Mais non ! En place de films, on nous sert des navets.

Merci bien ! le resto, c'est pour après, s'il nous reste des tunes ... et pas de navets.

Ces crétins veulent nous prendre pour des benêts.

Tant pis pour eux ! ils n'auront rien de nous !

Le marché s'effondre, et ils vont se retrouver derrière leur stand, sans autre légitimité que le fric qu'ils toucheront de nous pour cela, ce qui, on en convient, était le seul réel but de la manœuvre, au-delà de nous mener en gondole.

Il n'empêche. Leur légitimité à légiférer, ils ne pourront plus la vendre. La réalité d'un pouvoir illégitime est qu'il ne peut guère s'imposer qu'autant qu'il a les armes pour ce faire. Voilà, aujourd'hui, toute la réalité de l'Europe : celle de la guerre.

La seule guerre qui ait été jamais menée est celle contre les pauvres, pour les calmer en les jetant les uns contre les autres, plutôt qu'ils se jettent contre leurs réels ennemis, leurs dirigeants. Ce fut l'histoire des États-nations, c'est-à-dire celle de leurs classes dirigeantes.

AJOUT du 23/05/14 - Aujourd'hui, que l'on ne vienne pas nous chanter qu'elle permet la paix, comme entité supérieure aux États : constituée comme grand marché, afin que le commerce puisse s'y déployer sans entraves et les margoulins y faire leurs affaires sans la surveillance et les tracasseries des États, elle ne fut longtemps que cela, une sorte d'arrière-cour pour le commerce US, après que furent laminés les États, à l'issue de la seconde boucherie mondiale.

Mais la voici qui, à présent, entend se vendre comme espace politique unifié.

Comme si les boutiquiers entendaient à la politique quelque chose d'autre que celle de leur boutique. Et comme si la politique de la boutique pouvait être autre chose que la concurrence acharnée, autrement dit la guerre. Et c'est en effet, comme la prétention à protéger de la mondialisation par ceux-là mêmes qui en tirent leurs profits que l'Europe entend aujourd'hui se constituer ... comme "citadelle".

On sait l'objet d'une citadelle. Les descendants de ceux qui firent la richesse de la citadelle - esclavagisés, lui livrant leurs richesses minières comme humaines, lui servant comme troupes de choc dans SES guerres, ... - en savent quelque chose, qui sont aujourd'hui rejetés à la mer, périssant par milliers sur ses côtes, après avoir servi d'esclaves du travail clandestin pour rebâtir l'Europe sur son champ de ruines.

Mais l'Europe n'est pas seulement dressée face aux pauvres du monde. Elle l'est aussi contre les siens. Et c'est cela qui constitue d'abord son réel objet à présent : après avoir pillé les cinq continents par la rapine, l'exploitation, la mise en esclavage, la colonisation, l'occupation, sa nouvelle donne est l'impérialisme en Europe même ; elle ne cesse d'avancer, d'annexer, à partir de son noyau de pays riches et colonisateurs, la voici qui annexe l'Europe des pauvres, du Sud, du centre, de l'extrême sud-est : la Grèce vient d'en faire les frais, après le Portugal, l'Italie, l'Espagne, la Pologne, la Hongrie, les Balkans, voici l'Ukraine (1), ...

 

L'Europe, c'est la guerre, c'est la haine, non plus entre peuples européens - quoique ... en savent la réalité la Grèce comme les PIGS (jolie appellation pour traduire toute la considération que les puissants margoulins, en Europe anglo-saxonne, portent aux peuples du Sud de l'Europe), ou encore les Tziganes, partout pourchassés en Europe, comme le nouveaux boucx émissaires -, mais contre TOUS les autres, à l'instar des USA, dont elle est devenue l'officine, l'arrière-cour, le champ de bataille de leurs petites affaires, y compris contre une partie d'elle-même, la Russie.

Et voici la Russie, donc, devenue le moyen de se constituer comme unité politique, c'est-à-dire belliqueuse.

Même si elle joue là avec les allumettes par une politique de la terre brûlée, la ploutocratie européenne a tout intérêt à attiser les haines. L'on voit celles-ci fleurir comme effet conjugué d'extrême-droites vociférantes et menaçantes, complaisamment mises en spectacle, et de la toute-puissance de la technocratie boutiquière, chacune s'entretenant de l'autre en un jeu de "cours après moi que j't'attrapes". Brandissant un réalisme dont on sait, désormais, qu'il n'est que celui des portefeuilles de la ploutocratie, on voit celle-ci allant jusqu'à payer et soutenir ouvertement celles-là en Grèce comme à Kiev, où la haine et le meurtre délibéremment perpétrés lui auront servi de marche-pied pour entreprendre leur pillage en règle, volant le patrimoine historique de l'humanité, comme l'Acroopole, ou plus simplement des entreprises juteuses, comme le port du Pirée, ou des îles, où s'installeront les gras portefeuilles de l'oarrogante Germanie.

Cela, l'Europe n'a plus les moyens de le dissimuler.

Une telle illégitimité ne collant guère au concert des violons démocratiques dont elle a fait jusqu'à présent ses choux gras, voici certain monsieur, se faisant sur son dos une publicité dont il a tant besoin - les média en relaient si complaisamment le moindre pet pour npus enfumer -, entérinant la séparation existant, de fait, en Europe : un comité restreint doit lui donner sa direction, ce qui est, en effet, déjà le cas, mais sans la coûteuse grand-messe démocratique, dont tout le monde sait désormais qu'elle n'est qu'un mensonge destiné à abuser les peuples, à les rendre complices de leur propre malheur.

Voici donc, sans plus de complexe, la liquidation assumée de la démocratie en Europe, laquelle n'aura jamais été qu'à l'état de perspective embryonnaire, mais une perspective encore trop encombrante pour la ploutocratie, toute à sa GESTION, désormais, comme les peuples enchaînées à ses galères - réclament toujours plus de "sécurité" de leurs chaînes, de fric pour les graisser, de robots pour les réparer et ls enchaîner mieux encore et de "morale", de "valeurs", sur tout ce bel appareillage -, lui en laissent, en effet, tout le loisir ...

 

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NOTES, SOURCES & LIENS

 

1 - Tandis que l'Europe poussa des cris d'orfraie quand le président ukrainien, Ianoukovitch, élu et donc légitime, se mit à réprimer les manifestants de la place Maïdan à Kiev - lesquels manifestants étaient, pour une part d'entre eux, mieux entraînés, semble-t-il, que les policiers eux-mêmes- la voici soudain muette comme une carpe devant les meurtres, les crimes de milices diligentées et les bombardements de populations civiles en Ukraine orientale, organisés par le gouvernement provisoire illégitime de Kiev.

 

"La maison de Zinaïda Vassilevna tombe en ruine. Cette babouchka de bientôt 80 ans n’a plus rien. Sa toute petite demeure a été transpercée par des tirs de mortiers. Désormais, elle a peur de mourir à chaque instant, dit-elle, et ses mains tremblantes ne disent pas le contraire. Mais elle n’a nulle part où fuir de Semenevka, l’un de ces villages si pauvres du Donbass aux portes de Sloviansk.  

"Des séparatistes, des terroristes ? Est-ce que ma voisine a l’air de cela ?" Evguenia est en colère. Surtout, cette jeune femme du village a l’air perdue. Elle le dit elle-même, pour tenir, elle s’est mise à la vodka ces derniers jours et enchaîne : "Nous étions des gens normaux, tranquilles, et depuis deux jours ils détruisent nos maisons à coups de canon." "Ils", ce sont les soldats de l’armée régulière de Kiev. (...)"

http://tempsreel.nouvelobs.com/ukraine-la-revolte/20140524.OBS8372/ukraine-autour-de-sloviansk-les-tirs-de-l-armee-radicalisent-la-population.html

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