NÈGRE BLANC

Publié le par pim

AJOUT du 23/08/14

L’expression avait été employée à propos du guignol Michael Jackson : une peau noire, mais une âme de Blanc, ou, plus exactement, une âme prétendant accéder au Paradis des Blancs.
L’âme aurait donc une couleur, comme la peau, selon cette expression de type raciste, pour traduire que des intérêts différents sont ceux de la “communauté noire” de ceux de la “communauté blanche”.
Les Anglo-Américains - du moins ceux censés représenter leurs vieilles "traditions" -, ne savent rien dire de ce qu’ils ne voient pas. Ils préfèrent s’en tenir aux apparences, qui sont toute la réalité. Ainsi ce terme de “communauté” est-il la formalisation de ce que leur politique coloniale a conçu de plus simple et de plus compréhensible : les Noirs sont dominés par les Blancs ; ils constituent donc une communauté séparée en tout et faisant face à celle des Blancs qui les dominent. Élémentaire, mon cher ..., comme peut l'être l'apartheid, vieille notion anglo-saxonne ...
Une autre manière d’exprimer la lutte de classes, c’est-à-dire de la dissimuler : la domination que procure l’argent apparaît comme essentialisée, “naturelle”, sorte de manifestation de la puissance divine, quand la puissance de feu est d’abord une question humaine : il n’y a de races qu’à la mesure de ce que la race dissimule la domination de l’argent.
Ce ne sont pas les Blancs qui dominent, mais l’argent que certains d’entre eux possèdent et qui leur permet de faire croire à tous les autres qu’ils constituent une communauté d’intérêts.

C’est donc en ce sens que le sinistre Obama aura été promu pasteur par la domination du Kapital : brouiller les lignes, donner le change quand l’image de l’Amérique était à ce point ternie dans le monde qu’il fallait promouvoir son contretype, faire croire à la possibilité, voire l'existence d'une Amérique non raciste.
Mais voici les faits recouvrant l’image : à Ferguson, comme dans le Missouri, la police aura su montrer la couleur véritable de “l’âme de l’Amérique” et de ses têtes de pigs engraissés aux hormones : celle de la peur, et de la terreur exercée en réponse.
Obama le pantin, Nobel de la Paix des drones, peut bien continuer de dire la messe ; il n’est plus crédible comme pasteur d’une prétendue “communauté noire”, contre laquelle il aura accepté de faire donner la troupe - rien de moins, de celle qe l’on envoie en Afghanistan ou en Irak ; ce qui donne assez la vérité de la chose : la question sociale est une guerre -  comme il n’est plus crédible sur Guantanamo, qu’il devait fermer, comme sur quoi que ce soit d’autre, quand le mensonge est devenu la vérité des États-Unis d’Amérique, son arme de choc la plus certaine.

Le mensonge est l’arme des faibles, de ceux qui entendent différer le combat, le contourner, l’éviter. Il est l’arme de ceux qui, aujourd’hui, doivent dominer en affirmant haut et fort qu’ils ne sont en rien des dominants.

La démocratie, bien sûr est le premier mensonge, et c’est bien de celle-ci que le menteur Colin Powell s’était revendiqué, agitant sa fiole d’antrax devant l’AG des Nations Unies, de “la première démocratie du monde”, c’est-à-dire du premier mensonge, celui qui permet tous les autres, ainsi qu’il permit à la société Halliburton, entre autres - dont Dick Cheney, alors vice-président US, était l’administrateur -, de se faire quelque menue monnaie démocratique avec l’argent des contribuables contribuant à l’armada US, sur le sang des Irakiens.


Et comme le goût du sang attire l’argent, “la première démocratie du monde” ne saurait s'y soustraire. La voici à nouveau à la manœuvre en Irak, pour le nième épisode de sa guerre permanente contre le “terrorisme” qu’elle aura su générer avec un si grand soin. Comme il s’agissait de renouveler le caïda de service - cette émanation pur jus de la CÏA qui ne fait plus recette depuis la spectaculaire liquidation de son caïd de service -, voici un autre pitre surgissant sur la scène, alimenté de la même manière, par la terreur contre les populations, par l’argent et les armes livrées en coulisses contre un ennemi de la démocratie, autant dire de l’Amérique - dont on sait qu’elle est “la première démocratie du monde” comme elle en fait chaque jour la preuve contres ses “nègres” (ses pauvres) - : l’EIIL (EI pour les intimes).
Cela tombe sous le sens : il y a, à présent, un “État islamique”, autoproclamé, comme il y a un “État juif”, autoproclamé,  et une “première démocratie du monde” qui fait la guerre aux dictateurs - à l’exception  des “amis” de l’Amérique, qui ont l’heur de servir ses intérêts de l’’heure -.
L’EIIL aura donc pris naissance en Irak, de cette guerre contre Hussein, puis se sera opportunément répandu en Syrie, où sévit un autre “dictateur” à pendre sur l’heure,- après qu’il aura servi jusqu’à la corde - et s’y sera, là, alimenté, comme par hasard, de quelques soutiens financiers saoudiens si bien venus, comme de quelques armes laissées au hasard par les démocraties venues soutenir, elles aussi, comme les rebelles franquistes furent soutenus directement par l’Allemagne d’alors et l’Italie et indirectement par l’Angleterre et la France socialiste.

M. Hollande, élu comme “socialiste” lui aussi, se revendiquant du pacifiste Jaurès, mais qui aura sans doute perdu son bréviaire en route, veut, lui aussi, en être de la curée et ne cesse de vouloir faire la preuve à l’étranger que la France est un “grand pays” capable, donc, de faire la guerre et de soutenir - comme le maquereau qui sent si fort la marée - les mouvements qui déstabilisent les pouvoirs en place, lui qui ne tient pas en place en France, tant il a du mal à faire la preuve qu’il est capable de stabiliser un pays partant en sucette. Le voici à “avouer”, quelques mois après les faits, que, lui aussi, "comme un grand", a alimenté les "rebelles" en armes, qui auront alimenté l’EIIL à la faveur d’opportuns hasards. “Rien qui saurait se retourner contre nous (1) dit M. Fabius, qui, en bon marchand d’armes, sait bien qu’un fusil ne se retourne jamais contre celui qui l’aura vendu.
Et voici le même à vendre des armes aux Kurdes, "des armes sophistiquées", toujours selon M. Fabius, à présent, qu’il faut corriger le tir précédent en retournant les armes contre ceux-là mêmes auxquels elles étaient précédemment livrés.
Le commerce se porte bien Merci ! Il n’y a d’ailleurs bien que lui qui chantonne victoire. En Ukraine, les “démocraties” épicières ont pu faire, là encore, comme en Espagne franquiste, la preuve de leurs capacités à stabiliser les déstabilisateurs, à soutenir les rebelles contre les pouvoirs en place ... puisqu’il faut bien que commerce se fasse.
 

Les populations, quant à elles, qui émurent si fort à Benghazi, ou font pousser des cris d’or frais à ceux qui lorgnent sur  le pétrole du Kurdistan, n’ont plus guère droit de cité dans le Donbass. Les “rebelles” nazillons de Kiev les bombardent à qui mieux mieux. Des milliers de morts qui n’existent pas sur les tablettes démocratiques, pas plus que n’existent les droits humanitaires de ceux qui aujourd’hui doivent souffrir un gouvernement pratiquant l’épuration ethnique sans vergogne avec la bénédiction et le soutien des “démocraties”.
Les crétins européens, si peu clairvoyants et si peur exigeants avec les forts quand ils ne cessent de menacer les faibles, se mordent déjà les doigts de s’être faits ainsi mettre, poussés au front, la baïonnette dans les reins, par leur “ami”ricain. Mais les voici arrimés, enchaînés comme galériens aux logiques de la toute-puissance de l'argent et de ses chantages, et prèts, donc, à conduire les peuples, qu’ils ne savent plus conduire autrement, dans un nouvel affrontement meurtrier au nom de la liberté du commerce et des marchands de canon ... En avant, comme en 14 !

 

En attendant, donc, les festivités promises avec feux d'artifesses, le coup mené sous l'égide du "nègre blanc" est une promeese de bonheur, une de plus : réagissant à l'assassinat spectaculaire du journaliste américain en Syrie par l'EIIL, déclaré pour le coup au top niveau du terrorisme - une manière comme une autre de participer à son recrutement - , l'administration US ne fait pas dans la dentelle, plutôt dans la ficelle grossière telle qu'elle est produite par ceux qui, assurés de leur toute-puissance, n'ont guère à se préoccuper de la crédibilité de leurs mensonges : la seule manière de détruire l'EIIL, nous chante-t'elle  à présent, est d'aller le combattre en Syrie !... Il suffisait d'y penser, après l'avoir alimenté en Syrie contre Assad ...

Joignant l'utile à l'agréable, comme dit l'adage, voici au moins, un bon prétexte d'aller guerroyer ouvertement en Syrie.

De même que, selon le belliciste jauréssien, Hollande le si bien nommé, il y a de bons et de mauvais rebelles et qu'il suffit de faire le tri, en détruisant l'EII en Syrie, voilà que les bons rebelles  - alimentés en outre qu'ils le sont par M. Fabius, marchand d'armes -, pourront reprendre de plus belle leur ballet contre le méchant Assad, lequel pourrait bien prendre - on ne sait jamais, Dieu étant du coté de l'Amer hic - une bombe perdue destinée aux méchants islamistes terroristes, "au-delà de tout ce qu'il nous a été donné de voir" (2)  - Pire que les Ricains ? Hum ! on doute un peu ... la bombe H, ce n'était déjà pas si mal - puisque cela demeure l'objectif, en dépit des aléas et contretemps.

 

AJOUT du 23/08/14 - En fait de "terrorisme" , le top niveau corespond bien plutôt à ce qui peut être imaginé par la domination en matière de "terrorisme" utile, à savoir au niveau d'un État. Insitutionnaliser l'ennemi, le ranger dans une catégorie gérable, contrôlable, militarisée et  donc instrumentalisable, voilà la nécessité à laquelle répond l'EIIL, cettre création semi- artificielle, quand il s(agit, en effet, de reprendre la main sur ce terrorisme artificiel, créé de toutes pièces par des services secrets et qui pourrait quelque peu leur échapper des mains dans le cadre d'une nébuleuse floue où chaque groupe est appelé à agir quasiment de son propre chef. Que cea ne soit plus possible, mais qu'une "armée", du moins son apparence, prenne la main d'un terrorisme qui doit se signaler par sa brutalité, voilà le sens même de la manœuvre, et d'une nécessaire instrumentalisation de la chose comme peut -être, par sa nature même, une "armée".

 

En d'autres termes, devant prendre la mesure de ce qu'Assad avait plus de résistance et de soutien populaire que prévu, il aura bien fallu mettre au point une stratégie de "contournement", dont l'EIIL semble bien être, si opportunément, la cheville ouvrière (3). C'est ainsi qu'à présent, après avoir inconditionnellement soutenu, financé, armé les dits "rebelles", les Occidentaux s'apprêtent à les "massacrer" comme instruments utiles d'un renversement d'Assad (il semble qu'en fait de bombardements des islamistes, ce ne soit guère que quelques matériels qui prennent les coups. Comme au Mali, l'omerta merdiatique règne, bien sûr, quand il s'agit d'informer).

Sans même évoquer ici ce qu'il en a été de Hussein en Irak, "allié" des Occidentaux et leur instrument dans la guerre contre l'Iran, il faut reconnaître aux Ricains une certaine constance dans la stratégie du fumier : il en avait été de même en 1914, où ils attendirent pas moins de 3 ans pour intervenir et ramasser les marrons du feu ; de même en 40, après avoir soutenu Hitler, financiètement comme "moralement", ils se décidèrent à débarquer en "sauveurs" de l'Europe, envahissant la France - futur protectorat -, prenant soudain la mesure de ce que pouvait signifier, pour leurs propres intérêts, le si peu prévisible recul de la Wehrmacht devant l'avancée de l'Armée Rouge en Europe ...

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NOTES, SOURCES & LIENS

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1 - Selon une source officielle, plusieurs livraisons ont été effectuées l'an dernier par des voies clandestines. Le matériel comprenait notamment des mitrailleuses de calibre 12.7 mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, des jumelles de visée nocturne et des moyens de communication, mais aucun « équipement qui aurait pu se retourner contre nous », tels que des explosifs. D'après cet interlocuteur, qui souhaite conserver l'anonymat, ces livraisons sont assez identiques à celles qui sont faites actuellement aux combattants kurdes des peshmergas. « Il s'agit d'armements immédiatement utilisables, qui ne nécessitent ni formation ni maintenance », dit-il.

Le Monde.fr

2 - « Aussi bien organisé et financé que toute autre organisation dont nous ayons eu connaissance. Ils sont plus qu'un simple groupe terroriste. Ils allient idéologie et sophistication militaire. Ils sont incroyablement bien financés. Cela va au-delà de tout ce qu'il nous a été donné de voir ».

Le Monde.fr

3 - L’Émirat islamique est comparable aux armées mercenaires du XVIe siècle européen. Celles-ci menaient des guerres de religion pour le compte des seigneurs qui les payaient, parfois dans un camp, parfois dans un autre. Le Calife Ibrahim est un condottière moderne. (...)

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Réseau Voltaire

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