Des camps de la démocratie
“PLUS JAMAIS çÀ !” enseigne-t-on benoîtement aux enfants des écoles. Dans le même temps, des camps sont dressés avec leurs miradors.
Le centre de rétention de Rivesaltes, bâti en 1984, à l'endroit précis du camp du même nom, où les juifs et les républicains espagnols avaient été enfermés, 25 000 reconduites à la frontière, chiffre à comparer avec celui des 22 000 arrestations sur lequel tablait la police française de Vichy qui opéra la rafle du Vél’ d’Hiv. Alors qu’elle ne devait concerner que les seuls juifs étrangers, devant l'insuffisance de la "prise", les autorités françaises prirent alors l'initiative d'y adjoindre les enfants, et on se montra parfois peu regardant sur la nationalité.
En 1974, Les travailleurs migrants ont vu se fermer les frontières, après que la France ait largement tiré parti de son ex-empire colonial et de sa noria, mobile, docile, de faible coût. Une immigration de travail s’est alors enracinée, des conséquences de laquelle certains se chagrinent, s’irritant de ce que leur “coûteraient” les migrants, réclamant des investigations dignes de Vichy, sans s’émouvoir une seule seconde de ce que cela signifie comme prémisse d’une ATTEINTE AUX LIBERTÉS POUR TOUS.
Que ne s’inquiètent-ils de ce que leur coûtent guerres neo-coloniales et présence des troupes en Afghanistan, en Afrique, ... ?
”On ne saurait accueillir toute la misère du monde”. Ce tribun “socialiste” au bon mot facile avait-il “oublié” de lire dans son bréviaire que nous sommes partie prenante de cette misère, pour l’avoir amplement créée et entretenue, et pour la seule bonne raison que LA PLANÈTE EsT UNE et les frontières, quelles qu’elles soient, une dangereuse illusion. Ceux de l’apartheid le savent un peu, mais la mémoire semble une bien faible béquille pour avancer dans les noirceurs du présent.
De quel droit les frontières sont-elles fermées aux humains quand, dans le même temps, on prétend exiger des Africains la prédation sans frontières de leurs richesses par le commerce mondialisé ? Oui à la mondialisation et ses mouvements de capitaux, Non aux migrations qu’elle génère ?! ... Ils rêvent, ces sinistres sires, du rétablissement des colonies, qui permettaient richesse et puissance sans avoir à bourse délier. Ils rêvent, ces “libéraux”, d’une liberté qui serait leur exclusivité, quand fichage et exploitation du travail clandestin seraient leur sécurité. Oui, Messieurs! l'esclavage c'est la peur ..., l’apartheid aussi !
Et celui-ci risque bien de se révèler être, finalement, la vérité de ces "démocraties", qui ont lutté au prix de tant de vies sacrifiées, de morts et de larmes contre l'empire du mal absolu, en une sorte d'ironie macabre de l'histoire, où se rejoignent à la fois l'ennemi et le modèle, la démocratie athénienne, qui s'effondra d'avoir voulu se fonder sur l'esclavage.
Le centre de rétention de Rivesaltes, bâti en 1984, à l'endroit précis du camp du même nom, où les juifs et les républicains espagnols avaient été enfermés, 25 000 reconduites à la frontière, chiffre à comparer avec celui des 22 000 arrestations sur lequel tablait la police française de Vichy qui opéra la rafle du Vél’ d’Hiv. Alors qu’elle ne devait concerner que les seuls juifs étrangers, devant l'insuffisance de la "prise", les autorités françaises prirent alors l'initiative d'y adjoindre les enfants, et on se montra parfois peu regardant sur la nationalité.
En 1974, Les travailleurs migrants ont vu se fermer les frontières, après que la France ait largement tiré parti de son ex-empire colonial et de sa noria, mobile, docile, de faible coût. Une immigration de travail s’est alors enracinée, des conséquences de laquelle certains se chagrinent, s’irritant de ce que leur “coûteraient” les migrants, réclamant des investigations dignes de Vichy, sans s’émouvoir une seule seconde de ce que cela signifie comme prémisse d’une ATTEINTE AUX LIBERTÉS POUR TOUS.
Que ne s’inquiètent-ils de ce que leur coûtent guerres neo-coloniales et présence des troupes en Afghanistan, en Afrique, ... ?
”On ne saurait accueillir toute la misère du monde”. Ce tribun “socialiste” au bon mot facile avait-il “oublié” de lire dans son bréviaire que nous sommes partie prenante de cette misère, pour l’avoir amplement créée et entretenue, et pour la seule bonne raison que LA PLANÈTE EsT UNE et les frontières, quelles qu’elles soient, une dangereuse illusion. Ceux de l’apartheid le savent un peu, mais la mémoire semble une bien faible béquille pour avancer dans les noirceurs du présent.
De quel droit les frontières sont-elles fermées aux humains quand, dans le même temps, on prétend exiger des Africains la prédation sans frontières de leurs richesses par le commerce mondialisé ? Oui à la mondialisation et ses mouvements de capitaux, Non aux migrations qu’elle génère ?! ... Ils rêvent, ces sinistres sires, du rétablissement des colonies, qui permettaient richesse et puissance sans avoir à bourse délier. Ils rêvent, ces “libéraux”, d’une liberté qui serait leur exclusivité, quand fichage et exploitation du travail clandestin seraient leur sécurité. Oui, Messieurs! l'esclavage c'est la peur ..., l’apartheid aussi !
Et celui-ci risque bien de se révèler être, finalement, la vérité de ces "démocraties", qui ont lutté au prix de tant de vies sacrifiées, de morts et de larmes contre l'empire du mal absolu, en une sorte d'ironie macabre de l'histoire, où se rejoignent à la fois l'ennemi et le modèle, la démocratie athénienne, qui s'effondra d'avoir voulu se fonder sur l'esclavage.
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