Rien que pourrir ...

Publié le par Pim

Mais que fait donc la France en Afghanistan ?
A force de renifler, elle fait wouaf ! wouaf !
L'on reconnaîtra, ici, une expression novlang de "communication" de l'homme errant, e-mobile aux poils toilettés, pour signifier : "W., (c'est) où l'Afghanistan ?". La réitération de l'onomatopée sera ici comprise comme marque d'affection insistante : "Nous aussi, on veut  s'y faire tuer/ Pour le champ insoupçonné/ Du coquelicot non raffiné". (Il n'aurait, dit-on, jamais autant fleuri que dopé sous les bombes au napalm démocratique. Et l'on prétendrait, après de tels miracles technologiques, nier les bienfaits du progrès ?)

Ainsi cet ex-P.D.G. des C.A.L., une entreprise qui marchait rondement il y a quarante ans, avant que de péricliter, allez savoir pourquoi. Une reconversion toute naturelle dans la fantasmagorie, une affaire qui tourne, elle aussi, Grâce à Dieu, n'en doutons pas.
Désormais bien calé dans son fauteuil d'acteur convaincu et dégoupillé de n'avoir pu faire entendre raison à ces munichois de Franzouses que la chasse DEVAIT ÊTRE ouverte en Irak. Que de belles images ainsi manquées à la gloire de la France civilisatrice, renaclait-il en tant que ... ? hum ... Ah oui ! réalisateur de film, donc bien naturellement qualifié par la grâce médiatique à se prononcer sans ambages sur les missions de la France. Ne se serait-il pas fait un devoir de les tourner, quand le dieu des Romains l'eut préservé d'être l'une des quelques centaines de milliers de cibles des frappes chirurgicales émancipatrices, lui, Goupil, "émancipateur" qui fut trotskyste (dit-on) et reste militariste ?
Interrogé par Nicolas Demorand sur France-Inter, à propos d'un de ces remake obligé de 68-comme-si-vous-y-étiez 40 ans après, "un peu essoufflé, Goupil raconte « son » mai 68 entre le 22 mars et le 3 mai. (...).  « (…) On ne peut plus penser le XXIème siècle en se référant à mai 68 (…). 68, la grille de lecture qu’on avait est une grille de lecture marxiste, obsolète et qui rime à rien. » "
Voici au moins quelqu'un qui ne manquera pas d'applaudir des deux pieds au nouveau rôle de la France dans le concert des nations. Afin de mieux communiquer sur sa détermination à remplacer le toutou, nommé à d'autres fonctions, c'est devant le Parlement britannique, rien de moins (!), que fut annoncé celui qu'elle jouera désormais, supplétifs de la glorieuse armée de l'Imperator, celui là même qui, sans rire, avait dit de l'irak, en 2003, "Game is over !".

Accrochée au "jeu", semble-t-il, au point que la "Coalition", comme disent ceux qui "jouent" aux acteurs de "L'Empire contre-attaque", se voit tous les jours en devoir d'expérimenter ses tout nouveaux "jouets" de la "guerre propre" contre les populations civiles que l'on distingue mal des "terroristes", afin que les rangs de ceux-ci puissent, chaque jour  que Dieu fait, se renforcer de nouvelles recrues. L'Imperator, qui n'en est pas à une contradiction près, avait prévenu : Faut que ça dure !
 
C'est cette exigence que relaie, à propos d'un dossier sur la guerre en Afghanistan, la chaîne états-unienne de télévision planétaire, qui n'hésite pas à afficher sur ses écrans, sans vergogne désormais, l'avalisant ainsi comme une platitude communément admise, rien moins que la vérité du capitalisme, "War without end !".
Une illustration en temps réel du roman de G. Orwell, 1984, dans lequel le Ministère de la Paix mène depuis des années "une guerre sans fin", au bout du monde ...
De même la saga de "La Guerre des étoiles" aura-telle inspiré le programme états-unien de défense antimissiles nommé officiellement « initiative de défense stratégique » (IDS).

La frontière entre réalité et fiction se dissout, celle-ci n'étant plus que reproduction de celle-là qui est déjà sa recomposition. Une mise en abyme anéantissant toute perspective, toute mise à distance, organisant par là-même notre propre confusion quant à ce que nous devrions tenir pour certain, nous mettant, tel un nourrisson de ce qui l'entoure et le nourrit, en totale dépendance du mensonge, à ce point omniprésent qu'il ne serait plus mensonge. Le comble du totalitarisme.
Au-delà de leur discutable aspect économique à court terme, celui des marchands d'armes, notamment, et de celui, militaire, sans doute plus concret, d'expérimentation "sur le terrain" d'armes et tactiques anti-guerilla urbaine qui pourraient servir dans nos cités, tel est le réel "retour sur investissement" de ces pantalonnades, qui prétendent flatter le ressentiment du peuple contre sa vie pourrie.

 
Publicité

Publié dans De la Guerre

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article