Carton-pâte
BusH sorti de piste, du moins devons-nous le croire, BH, ivre de la dernière tarte à la crème qu’il livre à qui veut bien le lire encore, se mélangeant les crayons à la défense d’un David assassinant un Goliath muré pieds et poings liés dans son ghetto, reste Tonton Carpates, Alain plein d'allant de la défense du monde libre (d’écraser le plus faible).
La star cause, qui se verrait bien tsar, vizir, ... roi du monde. Stigmatisations faisant naître, de peurs reptiliennes, des figures monstrueuses, divisions dressant chacun contre chacun, dénonciations se répandent sur ce territoire terrifiable que survole un homme décidément ... entouré de conseillers non élus, dont personne ne semble s'émouvoir qu'ils se sont substitués à un gouvernement fantômatique, la politique à poursuivre, en France, étant désormais manifestement le fait d'un comité restreint de moins de cinq personnes. C'est là, au moins, le signe le plus manifeste de ce qu'elle est devenue, une quantité négligeable, une simple chambre d'écho de décisions prises ailleurs.
Ils s'inscrivent ainsi dans ce qui semble devenu un sport à la mode, que personne, désormais, ne doit omettre d'applaudir, si ce n'est à risquer de paraître hors-jeu, celui qu'il est convenu d'appeler "les réformes", et qui semble s'inspirer de ces remises en forme, si prisées en ces temps d'hygiènisme triomphant, sorte de dressage d'un prétendu corps social et vrais bafouements des règles formelles de fonctionnement et de protection de la dite démocratie de ce pays, au rang desquels ceux de ses fondements, la séparation des pouvoirs.
Le président français, quant à lui, ne cesse de quitter la France, ce pays qu’il aime ... au point d’en briser toutes les chaînes qui le retenaient encore à sa réalité, afin qu'il gagne enfin l'océan et ses sirènes atlantistes, à moins que ce ne soit quelque atelier de démontage. C’est là sont job. Et il travaille beaucoup, aujourd’hui ici, demain à l’autre bout du monde, agitant du vent à tire d’ailes et à tire-poches du contribuable qui n’en peut, mais ... En un mot, comme en cent, il COMMUNIQUE.
A contrario du voyageur de commerce qui s'efface devant son "produit", ce qu’il promeut semble être sa compétence à paraître sur tous les fronts (ceux dignes de son attention). Sur tous les écrans, et en permanence, assurément, focalisant l’attention sur ses agitations diverses et variées, entendant, sans doute, signifier que la politique, et avec elle, le sort de la planète, c’est lui qui les règle, LUI et LUI seul.
Si l’on en juge par une autre grande figure, le leurre, comme il en existe dans toute guerre, ne fonctionne pas toujours autant que souhaité. M.Blair, qui a su vendre son mandat au point de se trouver un job rémunérateur, représentant du Quartet au Proche-Orient, fait, quant à lui, de la musique, celle des sphères, à n’en pas douter, tant elle est silencieuse. Mais peut-être est-elle seulement couverte par l’harmonie des bombes s'invitant au milieu des foyers, que M. Blair, trop occupé qu’il est, aura eu la distraction de ne pas arrêter.
Mais il est vrai que tant est grande la tentation, en France, de sa tradition monarchique et autocratique, que l’on pourrait aisément se laisser abuser.
Le fascisme français, lui-même, considérant combien le libéralisme s’était déconsidéré avec la première guerre mondiale, tenta de l’adapter en s’attaquant aux institutions qui entravaient sa modernisation, c’est-à-dire ses pleins pouvoirs, les débarrassant de leurs oripeaux humanistes, rassemblant autour du vieillard vainqueur de Verdun et de son programme de “révolution nationale”, toutes tendances politiques, de la gauche à l’extrême-droite, tout en durcissant bien réellement la chasse à toute opposition, chasse commencée sous Daladier.
Quand la démocratie, du moins dans son principe, est le pouvoir des mots, la dictature, comme son nom l’indique, se réduit aux mots du pouvoir, au diktat :
- 1er principe de la dictature : concentrer tous les pouvoirs, ce qui ne peut se fonder que sur le
- 2è principe de la dictature : concentrer tous les regards. Quand les dictateurs du monde entier et de toutes les époques savent la puissance de l’omniprésence comme garantie de l’omnipotence, ils ne disposaient pour autant, que des moyens de leur temps. L’époque moderne concentre de tels pouvoirs qu’elle leur permet, sans ériger de lourdes statues, telles celles qu’aurent la chance d’avoir à saluer Roumains de Ceaucescu ou Chinois de Mao, d’assurer cette omniprésence en captant l’attention, en permanence, par le biais des moyens modernes de diffusion du discours et de l’image du pouvoir, c’est-à-dire, en l’occurrence, de la personne du dictateur.
Le problème du dictateur moderne n’est pas d’apparaître, il est de durer. Tous les publicitaires, ces grands prêtres de l’époque moderne le savent bien : il n’est d’autre dictature que celle de la marchandise, et chaque marchandise prétend imposer SA solution, SON style, ce qui engendre la cacophonie moderne de la démocratie marchande, mais elle n’est jamais, en dépit de ses prétentions et apparences, qu’un particulier dans l’universel marchand, disparaissant sous les impératifs de la marchandise qui, pour durer, doit aussi organiser, en permanence, l’apparence de son renouvellement. La télévision se prête particulièrement, par ses fonctionnements, à cette apparition et disparition incessante, à ce bruit assourdissant.
C’est aussi pourquoi l'aspirant-dictateur moderne a des soucis à se faire. Disposant de moyens que lui envierait un Caligula, il leur est aussi soumis, devant se faire passer pour une marchandise comme une autre, se mélant au concert de leur fluidité, ne devant cesser d’en emprunter les méthodes, avec le risque inhérent à la vie éphémère de toute marchandise, celui de son usure précoce, et en contradiction avec l’essence même de la dictature. Une contradiction que tentent de résoudre toutes les dictatures du monde, bien heureusement perfusées en tant qu'elles confortent l'image de démocratie de la dictature planétaire marchande.
Poussant dans ses dernières logiques sa guerre totale contre tout ce qui fait encore mine de vivre, le capital, ayant quasiment tout vampirisé, doit se résoudre à ressortir le vieux manteau ridicule de Badinguet, garantie de l'Ordre, feint-il de croire, contre le danger révolutionnaire. Le bonapartisme, cet anachronisme français, a su faire la démonstration au monde de son arrogante stupidité. Mais il est surtout un leurre, tant historique, occultant le massacre de la Commune dont il porte la responsabilité quand bien même elle fut l'œuvre d'un certain «Foutriquet», qu'actualisé d'un pouvoir se voulant fort, capable de juguler les contradictions montantes à l'image d'un tatchérisme appliqué à la lettre dont il n'est que le remake tardif, façon bushiste, quand l'efficacité de cette stratégie du choc du libéralisme a déjà été démentie par ses célibataires mêmes.
Ainsi que le rappelle la Mise au point signée d’un Comité Invisible (certains de ses points de vue nous paraissent discutables), le capitalisme planétarisé, n'ignorant plus le risque qu’il génère de sa propre chute, sait qu'il va devoir aller à l'affrontement. Aussi en vient-il à le mettre en scéne, expérimentant diverses provocations visant à le précipiter, confortant ainsi sa maîtrise supposée de l'adversaire, tout aussi supposé, qu'il entend ainsi, avant tout, méduser, en vue de sa neutralisation durable.
Entrez ! Entrez, M'sieurs Dames ! Après les jeux d'acteur devant l'ONU, avec flacon d'anthrax en pièce à conviction, des Colin Powell et de ses acolytes de la Maison Blanche, voici, en France, l'affaire des inculpés de Tarnac (le nom choisi, pour ce montage politico-policier, est en soi tout un programme), un des épisodes du formatage et de la désignation d'un ennemi intérieur ad hoc pour endosser la responsabilité des critiques d'un capitalisme en chute libre. Dernier en date de cet exorcisme sorti du fond des âges, de ces "manœuvres" de sidération, Israêl, cette émanation moderne d'un archaïsme, usant, en retour sur investissement, de sa dernière boucherie comme argument de choc de sa paix armée : "Nous allons réagir de manière disproportionnée !", annonce-t-il, toute honte bue, comme si un tel message n'était pas, en soi, le scandale même du colonialisme, celui du maître annonçant sa sentence à l'esclave qui ne mérite plus son maître.
Quand les consommateurs ne valent plus la marchandise censée les maintenir au monde (le sien), le capitalisme doit faire feu de tout bois, détournant, pour l’heure, sa critique encore balbutiante vers ses fusibles fonctionnarisés.
Que grognent ses "chiens sanglants", comment sauraient-ils mordre davantage que l'agression quotidienne contre la vie réduite, manipulée, de l'actuelle domination ? Il suffit de considérer avec quelque "honnêteté" (le mot fait sourire, signe des temps) l'étendue du désastre : vies gâchées à n'en rien vivre, relations frelatées ou défaites, nourriture empoisonnée, perte de tout contrôle sur quelque décision que ce soit et, conséquemment, sur ce monde, dont nul ne saurait affirmer, aujourd'hui, sans déclencher aussitôt l'hilarité ou la violence, selon, qu'il ne court pas droit à sa perte .... et à la nôtre avec lui.
L'issue d'un combat n'est jamais certaine. Elle dépend de son goût de vivre, dont la "fièvre tactique", en effet, fait vibrer jusqu'à l'air glacé de ces temps d'effroi.
La star cause, qui se verrait bien tsar, vizir, ... roi du monde. Stigmatisations faisant naître, de peurs reptiliennes, des figures monstrueuses, divisions dressant chacun contre chacun, dénonciations se répandent sur ce territoire terrifiable que survole un homme décidément ... entouré de conseillers non élus, dont personne ne semble s'émouvoir qu'ils se sont substitués à un gouvernement fantômatique, la politique à poursuivre, en France, étant désormais manifestement le fait d'un comité restreint de moins de cinq personnes. C'est là, au moins, le signe le plus manifeste de ce qu'elle est devenue, une quantité négligeable, une simple chambre d'écho de décisions prises ailleurs.
Ils s'inscrivent ainsi dans ce qui semble devenu un sport à la mode, que personne, désormais, ne doit omettre d'applaudir, si ce n'est à risquer de paraître hors-jeu, celui qu'il est convenu d'appeler "les réformes", et qui semble s'inspirer de ces remises en forme, si prisées en ces temps d'hygiènisme triomphant, sorte de dressage d'un prétendu corps social et vrais bafouements des règles formelles de fonctionnement et de protection de la dite démocratie de ce pays, au rang desquels ceux de ses fondements, la séparation des pouvoirs.
Le président français, quant à lui, ne cesse de quitter la France, ce pays qu’il aime ... au point d’en briser toutes les chaînes qui le retenaient encore à sa réalité, afin qu'il gagne enfin l'océan et ses sirènes atlantistes, à moins que ce ne soit quelque atelier de démontage. C’est là sont job. Et il travaille beaucoup, aujourd’hui ici, demain à l’autre bout du monde, agitant du vent à tire d’ailes et à tire-poches du contribuable qui n’en peut, mais ... En un mot, comme en cent, il COMMUNIQUE.
A contrario du voyageur de commerce qui s'efface devant son "produit", ce qu’il promeut semble être sa compétence à paraître sur tous les fronts (ceux dignes de son attention). Sur tous les écrans, et en permanence, assurément, focalisant l’attention sur ses agitations diverses et variées, entendant, sans doute, signifier que la politique, et avec elle, le sort de la planète, c’est lui qui les règle, LUI et LUI seul.
Si l’on en juge par une autre grande figure, le leurre, comme il en existe dans toute guerre, ne fonctionne pas toujours autant que souhaité. M.Blair, qui a su vendre son mandat au point de se trouver un job rémunérateur, représentant du Quartet au Proche-Orient, fait, quant à lui, de la musique, celle des sphères, à n’en pas douter, tant elle est silencieuse. Mais peut-être est-elle seulement couverte par l’harmonie des bombes s'invitant au milieu des foyers, que M. Blair, trop occupé qu’il est, aura eu la distraction de ne pas arrêter.
Mais il est vrai que tant est grande la tentation, en France, de sa tradition monarchique et autocratique, que l’on pourrait aisément se laisser abuser.
Le fascisme français, lui-même, considérant combien le libéralisme s’était déconsidéré avec la première guerre mondiale, tenta de l’adapter en s’attaquant aux institutions qui entravaient sa modernisation, c’est-à-dire ses pleins pouvoirs, les débarrassant de leurs oripeaux humanistes, rassemblant autour du vieillard vainqueur de Verdun et de son programme de “révolution nationale”, toutes tendances politiques, de la gauche à l’extrême-droite, tout en durcissant bien réellement la chasse à toute opposition, chasse commencée sous Daladier.
Quand la démocratie, du moins dans son principe, est le pouvoir des mots, la dictature, comme son nom l’indique, se réduit aux mots du pouvoir, au diktat :
- 1er principe de la dictature : concentrer tous les pouvoirs, ce qui ne peut se fonder que sur le
- 2è principe de la dictature : concentrer tous les regards. Quand les dictateurs du monde entier et de toutes les époques savent la puissance de l’omniprésence comme garantie de l’omnipotence, ils ne disposaient pour autant, que des moyens de leur temps. L’époque moderne concentre de tels pouvoirs qu’elle leur permet, sans ériger de lourdes statues, telles celles qu’aurent la chance d’avoir à saluer Roumains de Ceaucescu ou Chinois de Mao, d’assurer cette omniprésence en captant l’attention, en permanence, par le biais des moyens modernes de diffusion du discours et de l’image du pouvoir, c’est-à-dire, en l’occurrence, de la personne du dictateur.
Le problème du dictateur moderne n’est pas d’apparaître, il est de durer. Tous les publicitaires, ces grands prêtres de l’époque moderne le savent bien : il n’est d’autre dictature que celle de la marchandise, et chaque marchandise prétend imposer SA solution, SON style, ce qui engendre la cacophonie moderne de la démocratie marchande, mais elle n’est jamais, en dépit de ses prétentions et apparences, qu’un particulier dans l’universel marchand, disparaissant sous les impératifs de la marchandise qui, pour durer, doit aussi organiser, en permanence, l’apparence de son renouvellement. La télévision se prête particulièrement, par ses fonctionnements, à cette apparition et disparition incessante, à ce bruit assourdissant.
C’est aussi pourquoi l'aspirant-dictateur moderne a des soucis à se faire. Disposant de moyens que lui envierait un Caligula, il leur est aussi soumis, devant se faire passer pour une marchandise comme une autre, se mélant au concert de leur fluidité, ne devant cesser d’en emprunter les méthodes, avec le risque inhérent à la vie éphémère de toute marchandise, celui de son usure précoce, et en contradiction avec l’essence même de la dictature. Une contradiction que tentent de résoudre toutes les dictatures du monde, bien heureusement perfusées en tant qu'elles confortent l'image de démocratie de la dictature planétaire marchande.
Poussant dans ses dernières logiques sa guerre totale contre tout ce qui fait encore mine de vivre, le capital, ayant quasiment tout vampirisé, doit se résoudre à ressortir le vieux manteau ridicule de Badinguet, garantie de l'Ordre, feint-il de croire, contre le danger révolutionnaire. Le bonapartisme, cet anachronisme français, a su faire la démonstration au monde de son arrogante stupidité. Mais il est surtout un leurre, tant historique, occultant le massacre de la Commune dont il porte la responsabilité quand bien même elle fut l'œuvre d'un certain «Foutriquet», qu'actualisé d'un pouvoir se voulant fort, capable de juguler les contradictions montantes à l'image d'un tatchérisme appliqué à la lettre dont il n'est que le remake tardif, façon bushiste, quand l'efficacité de cette stratégie du choc du libéralisme a déjà été démentie par ses célibataires mêmes.
Ainsi que le rappelle la Mise au point signée d’un Comité Invisible (certains de ses points de vue nous paraissent discutables), le capitalisme planétarisé, n'ignorant plus le risque qu’il génère de sa propre chute, sait qu'il va devoir aller à l'affrontement. Aussi en vient-il à le mettre en scéne, expérimentant diverses provocations visant à le précipiter, confortant ainsi sa maîtrise supposée de l'adversaire, tout aussi supposé, qu'il entend ainsi, avant tout, méduser, en vue de sa neutralisation durable.
Entrez ! Entrez, M'sieurs Dames ! Après les jeux d'acteur devant l'ONU, avec flacon d'anthrax en pièce à conviction, des Colin Powell et de ses acolytes de la Maison Blanche, voici, en France, l'affaire des inculpés de Tarnac (le nom choisi, pour ce montage politico-policier, est en soi tout un programme), un des épisodes du formatage et de la désignation d'un ennemi intérieur ad hoc pour endosser la responsabilité des critiques d'un capitalisme en chute libre. Dernier en date de cet exorcisme sorti du fond des âges, de ces "manœuvres" de sidération, Israêl, cette émanation moderne d'un archaïsme, usant, en retour sur investissement, de sa dernière boucherie comme argument de choc de sa paix armée : "Nous allons réagir de manière disproportionnée !", annonce-t-il, toute honte bue, comme si un tel message n'était pas, en soi, le scandale même du colonialisme, celui du maître annonçant sa sentence à l'esclave qui ne mérite plus son maître.
Quand les consommateurs ne valent plus la marchandise censée les maintenir au monde (le sien), le capitalisme doit faire feu de tout bois, détournant, pour l’heure, sa critique encore balbutiante vers ses fusibles fonctionnarisés.
Que grognent ses "chiens sanglants", comment sauraient-ils mordre davantage que l'agression quotidienne contre la vie réduite, manipulée, de l'actuelle domination ? Il suffit de considérer avec quelque "honnêteté" (le mot fait sourire, signe des temps) l'étendue du désastre : vies gâchées à n'en rien vivre, relations frelatées ou défaites, nourriture empoisonnée, perte de tout contrôle sur quelque décision que ce soit et, conséquemment, sur ce monde, dont nul ne saurait affirmer, aujourd'hui, sans déclencher aussitôt l'hilarité ou la violence, selon, qu'il ne court pas droit à sa perte .... et à la nôtre avec lui.
L'issue d'un combat n'est jamais certaine. Elle dépend de son goût de vivre, dont la "fièvre tactique", en effet, fait vibrer jusqu'à l'air glacé de ces temps d'effroi.
Publicité