DÉLIT D'INTENTION en France !...
Il n’est nullement, ici, question d’évoquer telle ou telle figure du show-business politique sortie, celle-ci, de ses steppes d’Asie centrale pour rejoindre à bride abattue son écran plat dans son pullman du XVIè arrdt de Paris ou, celle-là, d’une famille de parapluies, à porter, on ne sait jamais ça peut servir, en cas de gros temps.
La situation présente dépasse de tels personnages, figurants passagers d’un système qui les contient et les anime.
On prendra plutôt la mesure de rapprochements qui, à l’observation, tombent de plus en plus sous le sens, entre un système s’auto-proclamant libéral et la fin du régime politique qui prévalait dans la Russie de la fin du XIXè juste avant la Révolution.
Celui-ci aussi se proclamait libéral. C’était, assez tardivement, il est vrai, sa manière de rejoindre ce qui se faisait de mieux dans l’Europe arrogante, rejoindre la “modernité” et ses paillettes.
Afin d'assurer le maintien de l’autocratie russe face à la menace révolutionnaire dans un pays marqué par le servage, où la “révolution libérale” à marches forcées n’était pas vécu par tous comme un mieux-être.
L'Okhrana, «prototype de la police politique moderne », selon Victor Serge, fut instaurée en août 1881, à la suite de l’attentat du 13 mars 1881 ayant entraîné la mort du tsar Alexandre II.
“L'utilisation d'agents provocateurs, c'est-à-dire le recrutement par l'Okhrana de militants révolutionnaires chargés de la renseigner au sein même des organisations révolutionnaires prit une ampleur considérable à partir de la révolution de 1905.
Victor Serge mentionne la découverte au siège de l'Okhrana de Saint-Pétersbourg d'une armoire à fiches contenant 35 000 noms de personnes ayant travaillé pour la police au sein de toutes les organisations anti-tsaristes, socialistes-révolutionnaires, bolcheviks, mencheviks, anarchistes, etc.
Le principe de la provocation consistait à laisser se développer un mouvement de manière à le liquider plus complètement par la suite. Il convenait d'approcher les révolutionnaires de caractère faible, vivant dans la misère ou bien encore blessés dans leur amour-propre par les querelles intestines des partis. L'officier recruteur devait alors alterner la psychologie et la menace de manière à faire basculer sa recrue potentielle. Le nouveau collaborateur de l'Okhrana touchait ensuite régulièrement de l'argent, en fonction de l'importance des renseignements qu'il pouvait apporter. Il ne devait en rien changer son mode de vie et ses activités pour ne pas attirer l'attention de ses camarades. La police s'efforçait de le préserver lors des vagues d'arrestations, veillant à toujours laisser en liberté, en même temps que ses agents provocateurs, quelques militants authentiques pour ne pas donner l'alarme. Afin de faire monter un agent dans une organisation, la police arrêtait un militant placé juste au-dessus.” (Wikipedia)
Suite aux derniers débats en France à propos des fichiers Cristina et Edvige, traduisant la volonté désormais affichée sans vergogne de criminaliser “préventivement” l’ensemble de la population, comme en témoignent aussi la montée en puissance des gardes à vue à la suite d’interpellations quasi systématiques, prétextes, avant tout, au fichage de la population, la multiplication de la vidéo-surveillance urbaine, caméras, hélicoptères et drones de surveillance (comme au bon vieux temps de la guerre 14-18 et de ses zeppelins surveillant les positions et mouvements de l'ennemi ...), l'utilisation de la biométrie pour ficher les citoyens, le très récent appel d’offre, à l’initiative du ministère de l’Éducastrons nationale, de surveillance des courants d’opinion et de repérage de leurs leaders, il devient avéré que ce pouvoir, en France, se cale sur les méthodes mises en place, à l’occasion du 11/09/2001, dans l'ensemble des pays dits développés et dont le développement durable s’avère surtout être celui du règne de la peur de leurs dirigeants de disparaître de la scène de l’Histoire avec le système qu’ils entretiennent et qui les fait vivre.
Outre ce délire outrancier autant que paranoïaque de transparence, consistant à prétendre TOUT savoir de la réalité en la cartographiant, la scannerisant, la réduisant à des séries de chiffres, quand, à l'inverse, d'autres séries de chiffres servent à crypter l'information sensible, celle des entreprises et des États, jaloux de ne rien divulguer de leurs prétendus secrets dans la guerre de la domination économique qui fait razzia sur la vie, la manipulation de la peur devient, ainsi bien, une arme du règne de ce système sentant venir sa fin prochaine, tant son injonction au vivant, d'être marchandise ou de n'avoir pas droit de cité, est génératrice de désastres qui vont précipiter sa chute.
Réduit au rôle exclusif de consommateur, et à son comportement dûment calibré de poule en batterie (collaborant, dit-on, à cette évidence qu'un bon consommateur doit être sécurisé, accompagné et donc fiché dans le moindre des actes de sa vie), chacun peut ressentir les effets de cette décomposition accélérée de l'existence qui ne doit plus cesser d'être béquillée.
Dernière en date, celle de l’arrestation, spectaculaire, de vingt jeunes gens par rien moins que 150 cagoulés du GIGN (en fait la Sous-Direction Anti-Terroriste dite SDAT), nous dit-on, bloquant un village, en tenue de guerre façon Beyrouth.
En déguisant ainsi ses agents, la République énonce être si peu assurée de sa souveraineté sur son propre territoire qu'elle doit à présent s'inspirer des accoutrements de voleurs ou de terroristes et des méthodes d'une armée d'occupation. Un aveu d'impuissance, autant que d'étrangeté, celle de la marchandise, étrangère sur le territoire de la vie qu'elle colonise.
Dix de ces interpellés sont toujours en garde à vue prolongée, à la suite des incidents survenus sur les caténaires de la SNCF.
Ces jeunes gens sont interrogés dans le cadre de cette surveillance du territoire mise en place préventivement, tout comme, toutes proportions gardées, la guerre d’Irak fut déclenchée préventivement, nous a-t-on fait croire sur la base de mensonges aujourd'hui avérés.
Suspects, pour deux d'entre eux, d'avoir participé à une réunion sur le territoire US, ils furent aussitôt désignés par la police de la pensée états-unienne, la Fabrique des Bœufs Invertébrés, comme activistes dangereux. La ministre de la France collaborationniste avait aussitôt relayé le message du Big Brother US en prévenant, sans autre forme de procès, de la dangerosité d’une ultra-gauche sortie du chapeau, dans une interview accordée au Figaro le 1/02/2008,
Comme par hasard, voici ses visions corroborées, neuf mois plus tard, par des "faits", nous fait-on savoir. À moins qu'il ne s'agisse que d'accusations. Ce ne serait pas la première fois que ce gouvernement se serait livré à ce petit jeu consistant à accuser, désigner à la vindicte des personnes que la Justice, par la suite, innocentera.
En fait de surveillance active, deux de ces jeunes furent repérés il y quelques jours, par le biais d'un mouchard placé, nous dit-on, préventivement, sur leur véhicule (James Bond comme si vous y étiez ...), le long de voies de chemin de fer, alors même qu’un train transportant des déchets radio-actifs devait passer à proximité, mais nullement en train de manier les fameux instruments incriminés, des fers tordus placés en position verrouillée sur des lignes transportant, à 7 à 8 m du sol, un courant à 25 000 Volts ! ...
À la portée de n’importe qui, comme on le constatera sur ces photos, d'une rare véracité, telles qu'elles furent diffusées, ici encore, par le Figaro. (le seul journal, il faut ici le noter, à donner nombre d'informations sur cette "affaire", si embarrassante pour la sinistre gauche (un pseudo), plus affairiste encore que maladroite, donnant, par son black-out sur cette affaire, la mesure de ses contradictions fumeuses à propos du prétendu terrorisme, comme lors du récent imbroglio journaleux-judiciaire concernant un membre d'Action directe et à propos de l'enfermement duquel elle n'a pas même relevé la tête. Il est vrai qu'elle n'en a pas.)
C’est d’ailleurs le caractère particulièrement rocambolesque de cette accusation qui, à ce jour, semble gêner la justice de ce pays qui ne semble guère disposée, quant à elle, à se laisser abuser par ces méthodes, si manifestement en vogue ailleurs, de fabrication des preuves de toute pièce.
La plupart des commentateurs de cette extravagante accusation, sur le site du figaro.fr retiennent l’impossibilité d’une telle aventure sur le seul plan de la technique, pour qui n’est pas dûment équipé pour placer de tels fers.
Que dire, alors, du plan de la politique, qu'il est vrai, nos intéressants petits "rapporteurs" du dit "journalisme" à la solde de qui finance sa maintenance, n'ont guère le loisir de comprendre et d'analyser, maniant des mots à l'envi dont ils ne connaissent rien du sens qu'il eut, c'est-à-dire de son histoire, et qu'il peut avoir encore comme critique des avant-gardes auto-proclamées et de tous ces "représentants" qui prétendent conduire le peuple.
A qui profite le crime ? et surtout à quoi pourrait bien servir un tel acte, dans la ligne d'une politique, c'est-à-dire d'un minimum d'intelligence du présent ? Voilà bien la question à laquelle cette "société", ou plus exactement ses possédants, ses rapporteurs, ses hommes de main, ses contradicteurs attitrés sont bien incapables de répondre, supposant, sans doute qu'il suffit de désigner à la vindicte et d'accuser sur de vagues éléments pour être aussitôt crédible.
Commentant un article mis à jour le 12/11/08 sur le site du figaro.fr, "Sabotages à la SNCF: dix personnes toujours en garde à vue", un de ses commentateurs nous rappelle ceci :
"toutes les civilisations sont mortelles.
vu d'ailleurs, deux choses à dire :
- le plus intéressant est au fond de constater, ici comme ailleurs, la disparition du travail journalistique : un quelconque Ministère du Mensonge d'Etat rédige quelques lignes - dont aucune adéquate à la réalité - à l'attention d'agences de presse ; et, sans aller y voir plus avant, ces lignes sont répétées dans chaque journal, sans exception, avec, bien sûr, ces infimes variations qui ne soulignent que l'absence généralisée de style et d'esprit critique. il est vrai que ce fait, que les plumes lèche-bottes ne puissent plus jamais faire ce qu'elles devraient faire, investiguer, n'est qu'un cas particulier d'une loi connue de tous : il est quasiment impossible, dans ce monde, dans ce qu'il en reste, de découvrir, tenter, expérimenter, s'aventurer;
- "autonomiste", "anar", voire "ultra-gauche" (amusant sobriquet) : quel que soit le sticker journaleux, partout la même ignorance de l'art de la guerre, de ses objectifs comme de ses méthodes. la théorie révolutionnaire, on le sait, poursuit trois buts : donner la théorie critique totale de son monde ; accompagner la disparition de ce monde chaque fois que cela est possible ; enfin, le moment venu, engager toute ses forces pratiques dans la bataille. manifestement, le moment n'est pas là : et rien ne sert de se jeter sous les trains, ou de les arrêter. dans les conditions présentes, ne subsistent que deux attitudes cohérentes : approfondir les deux premiers buts, ou se retirer du monde.
bien notoirement, un tel monde, tout comme d'autres avant lui, est en voie de disparition ; aussi convient-il de se tapir dans l'ombre pour mieux frapper au juste moment ; et eux, à l'ombre, ne sont guère avancés, et ne nous avancent pas.
Un rappel qu'un certain Jean Camus s'avère incapable de formuler, ce malgré ses longues journées de surveillance salariée d’une “ultra-gauche” dont, en tant que spécialiste de son "objet", il n'aura visiblement rien saisi du projet, se contentant d'indiquer qu'en dépit d'intéressantes lectures de ces jeunes gens, “L'insurrection qui vient” (Ed. La Fabrique), rien ne permet, aujourd’hui, de faire le lien avec de tels sabotages qui requièrent des spécialistes de leur mise en œuvre.
Or, ainsi que s’en offusque le figaro.fr, pour lequel ce seul fait les condamne sans appel, ces jeunes gens ne travaillent pas. Les liens qu’ils entretiennent donc avec des machines restent sans doute assez éloignés, quand d’autres, sans doute plus entraînés, puisque c’est là la source même de leurs émoluments, savent œuvrer en matière de machinations et d’organisation du brouillage et de la confusion.
En France de tels services existent. On se rappellera le malheureux incident du Rainbow Warrior, quand un autre gouvernement, de gauche celui-ci (Ah! bon ?), avait jugé que Greenpeace devait être neutralisé.
On incrimine ces jeunes gens de vouloir s’en prendre à ce symbole d’une “société qui fonctionne”. L’amusante prétention. Quiconque aura été quelques fois utilisateur de cette “société qui fonctionne” saura qu’il s’agit là d’un mensonge. Quand la SNCF, pourtant soi-disant engagée à rembourser ses clients en cas de retard prolongé, a décidé que, finalement, le client pouvait attendre, elle se “justifie” alors, entre autres, en se défaussant sur son fournisseur d’électricité, EdF, qui aura fait défaut sur tel voyage si mal servi à ses clients.
Personne n’aura oublié les récents déboires de la SNCF avec ses caténaires, incidents dont l’entreprise n’a pas su s’expliquer tant il semble qu'ils relèvent d'une défaillance de leur maintenance par cette "société qui fonctionne".
Mais cette affaire vient, à point nommé, tenter de distraire la futile galerie, ou supposée telle, et faire oublier ces dysfonctionnements.
Ainsi la menace, prétendûment avérée, de groupes “terroristes” agissant sur le territoire français, aurait à nous distraire de la critique du capitalisme faite par le capitalisme lui-même, tant il devient clair à chacun aujourd’hui que celui-ci n’hésite plus à prendre tous les risques de se dévoiler comme une voyoucratie, sur la seule présomption qu’il n’y a, en face de lui, rien qui ne saurait s’y opposer.
Et cela est si malheureusement vrai, que l’on se sent obligé d’inventer des terroristes, Ben Laden "lave plus blanc" ici, “autonomes” là, dont la seule délinquance, en l’occurrence, a consisté jusqu’à présent, à manifester dans des réunions contre le CPE ou la réhabilitation du régime de Vichy par un certain sinistre de l’Identité nationale.
À l’instar du régime tsariste sur sa fin, mais sans les terroristes qui restent, ici, supposés, virtuels, appels d'offres, fantasmes pour parapluies en mal d'emploi, le capitalisme dit libéral se prémunit préventivement de toute critique, allant jusqu’à faire disparaître le droit démocratique de la manifestation d’opinion, pour mieux, sans doute, organiser par lui-même de telles "manifestations" plus contrôlées, quand les églises, les syndicats et autres partis (de quoi ? et surtout vers où ?) ne remplissent plus leur rôle de détourner de son objectif la critique de ce monde, puisqu’à l’instar de la publicité, ou du régime chinois pratiquant ces méthodes, il n’y aura bientôt plus que des policiers déguisés en manifestants.
Si la mascarade ne prétendait sauver un monde, si visiblement à la dérive et loin de toute réalité concrète, y compris dans l'incapacité manifeste de comprendre quoi que ce soit de sa subversion, et s'autorisant, pour ce faire, à employer des méthodes dignes du despotisme le plus abject, tant de RIDICULE prêterait plutôt à RIRE d'une franche rigolade. Tant de moyens, déployés à si grands frais (du contribuable, toujours, quant à lui, à la fête), pour si peu de braises.
Mais il est vrai qu'en soufflant ainsi, comme les forges de l'État semblent s'y employer avec zèle, en ne cessant de crier au loup, il n'est pas douteux que la pire des confusions ne manquera pas de s'installer, de ci, de là, précipitant le chaos, tel que cetains ont déjà su l'installer et l'entretenir par leurs stupidité avide et arrogante en certains quartiers de la planète ... pour leur seul et grand bénéfice.
La situation présente dépasse de tels personnages, figurants passagers d’un système qui les contient et les anime.
On prendra plutôt la mesure de rapprochements qui, à l’observation, tombent de plus en plus sous le sens, entre un système s’auto-proclamant libéral et la fin du régime politique qui prévalait dans la Russie de la fin du XIXè juste avant la Révolution.
Celui-ci aussi se proclamait libéral. C’était, assez tardivement, il est vrai, sa manière de rejoindre ce qui se faisait de mieux dans l’Europe arrogante, rejoindre la “modernité” et ses paillettes.
Afin d'assurer le maintien de l’autocratie russe face à la menace révolutionnaire dans un pays marqué par le servage, où la “révolution libérale” à marches forcées n’était pas vécu par tous comme un mieux-être.
L'Okhrana, «prototype de la police politique moderne », selon Victor Serge, fut instaurée en août 1881, à la suite de l’attentat du 13 mars 1881 ayant entraîné la mort du tsar Alexandre II.
“L'utilisation d'agents provocateurs, c'est-à-dire le recrutement par l'Okhrana de militants révolutionnaires chargés de la renseigner au sein même des organisations révolutionnaires prit une ampleur considérable à partir de la révolution de 1905.
Victor Serge mentionne la découverte au siège de l'Okhrana de Saint-Pétersbourg d'une armoire à fiches contenant 35 000 noms de personnes ayant travaillé pour la police au sein de toutes les organisations anti-tsaristes, socialistes-révolutionnaires, bolcheviks, mencheviks, anarchistes, etc.
Le principe de la provocation consistait à laisser se développer un mouvement de manière à le liquider plus complètement par la suite. Il convenait d'approcher les révolutionnaires de caractère faible, vivant dans la misère ou bien encore blessés dans leur amour-propre par les querelles intestines des partis. L'officier recruteur devait alors alterner la psychologie et la menace de manière à faire basculer sa recrue potentielle. Le nouveau collaborateur de l'Okhrana touchait ensuite régulièrement de l'argent, en fonction de l'importance des renseignements qu'il pouvait apporter. Il ne devait en rien changer son mode de vie et ses activités pour ne pas attirer l'attention de ses camarades. La police s'efforçait de le préserver lors des vagues d'arrestations, veillant à toujours laisser en liberté, en même temps que ses agents provocateurs, quelques militants authentiques pour ne pas donner l'alarme. Afin de faire monter un agent dans une organisation, la police arrêtait un militant placé juste au-dessus.” (Wikipedia)
Suite aux derniers débats en France à propos des fichiers Cristina et Edvige, traduisant la volonté désormais affichée sans vergogne de criminaliser “préventivement” l’ensemble de la population, comme en témoignent aussi la montée en puissance des gardes à vue à la suite d’interpellations quasi systématiques, prétextes, avant tout, au fichage de la population, la multiplication de la vidéo-surveillance urbaine, caméras, hélicoptères et drones de surveillance (comme au bon vieux temps de la guerre 14-18 et de ses zeppelins surveillant les positions et mouvements de l'ennemi ...), l'utilisation de la biométrie pour ficher les citoyens, le très récent appel d’offre, à l’initiative du ministère de l’Éducastrons nationale, de surveillance des courants d’opinion et de repérage de leurs leaders, il devient avéré que ce pouvoir, en France, se cale sur les méthodes mises en place, à l’occasion du 11/09/2001, dans l'ensemble des pays dits développés et dont le développement durable s’avère surtout être celui du règne de la peur de leurs dirigeants de disparaître de la scène de l’Histoire avec le système qu’ils entretiennent et qui les fait vivre.
Outre ce délire outrancier autant que paranoïaque de transparence, consistant à prétendre TOUT savoir de la réalité en la cartographiant, la scannerisant, la réduisant à des séries de chiffres, quand, à l'inverse, d'autres séries de chiffres servent à crypter l'information sensible, celle des entreprises et des États, jaloux de ne rien divulguer de leurs prétendus secrets dans la guerre de la domination économique qui fait razzia sur la vie, la manipulation de la peur devient, ainsi bien, une arme du règne de ce système sentant venir sa fin prochaine, tant son injonction au vivant, d'être marchandise ou de n'avoir pas droit de cité, est génératrice de désastres qui vont précipiter sa chute.
Réduit au rôle exclusif de consommateur, et à son comportement dûment calibré de poule en batterie (collaborant, dit-on, à cette évidence qu'un bon consommateur doit être sécurisé, accompagné et donc fiché dans le moindre des actes de sa vie), chacun peut ressentir les effets de cette décomposition accélérée de l'existence qui ne doit plus cesser d'être béquillée.
Dernière en date, celle de l’arrestation, spectaculaire, de vingt jeunes gens par rien moins que 150 cagoulés du GIGN (en fait la Sous-Direction Anti-Terroriste dite SDAT), nous dit-on, bloquant un village, en tenue de guerre façon Beyrouth.
En déguisant ainsi ses agents, la République énonce être si peu assurée de sa souveraineté sur son propre territoire qu'elle doit à présent s'inspirer des accoutrements de voleurs ou de terroristes et des méthodes d'une armée d'occupation. Un aveu d'impuissance, autant que d'étrangeté, celle de la marchandise, étrangère sur le territoire de la vie qu'elle colonise.
Dix de ces interpellés sont toujours en garde à vue prolongée, à la suite des incidents survenus sur les caténaires de la SNCF.
Ces jeunes gens sont interrogés dans le cadre de cette surveillance du territoire mise en place préventivement, tout comme, toutes proportions gardées, la guerre d’Irak fut déclenchée préventivement, nous a-t-on fait croire sur la base de mensonges aujourd'hui avérés.
Suspects, pour deux d'entre eux, d'avoir participé à une réunion sur le territoire US, ils furent aussitôt désignés par la police de la pensée états-unienne, la Fabrique des Bœufs Invertébrés, comme activistes dangereux. La ministre de la France collaborationniste avait aussitôt relayé le message du Big Brother US en prévenant, sans autre forme de procès, de la dangerosité d’une ultra-gauche sortie du chapeau, dans une interview accordée au Figaro le 1/02/2008,
Comme par hasard, voici ses visions corroborées, neuf mois plus tard, par des "faits", nous fait-on savoir. À moins qu'il ne s'agisse que d'accusations. Ce ne serait pas la première fois que ce gouvernement se serait livré à ce petit jeu consistant à accuser, désigner à la vindicte des personnes que la Justice, par la suite, innocentera.
En fait de surveillance active, deux de ces jeunes furent repérés il y quelques jours, par le biais d'un mouchard placé, nous dit-on, préventivement, sur leur véhicule (James Bond comme si vous y étiez ...), le long de voies de chemin de fer, alors même qu’un train transportant des déchets radio-actifs devait passer à proximité, mais nullement en train de manier les fameux instruments incriminés, des fers tordus placés en position verrouillée sur des lignes transportant, à 7 à 8 m du sol, un courant à 25 000 Volts ! ...
À la portée de n’importe qui, comme on le constatera sur ces photos, d'une rare véracité, telles qu'elles furent diffusées, ici encore, par le Figaro. (le seul journal, il faut ici le noter, à donner nombre d'informations sur cette "affaire", si embarrassante pour la sinistre gauche (un pseudo), plus affairiste encore que maladroite, donnant, par son black-out sur cette affaire, la mesure de ses contradictions fumeuses à propos du prétendu terrorisme, comme lors du récent imbroglio journaleux-judiciaire concernant un membre d'Action directe et à propos de l'enfermement duquel elle n'a pas même relevé la tête. Il est vrai qu'elle n'en a pas.)
C’est d’ailleurs le caractère particulièrement rocambolesque de cette accusation qui, à ce jour, semble gêner la justice de ce pays qui ne semble guère disposée, quant à elle, à se laisser abuser par ces méthodes, si manifestement en vogue ailleurs, de fabrication des preuves de toute pièce.
La plupart des commentateurs de cette extravagante accusation, sur le site du figaro.fr retiennent l’impossibilité d’une telle aventure sur le seul plan de la technique, pour qui n’est pas dûment équipé pour placer de tels fers.
Que dire, alors, du plan de la politique, qu'il est vrai, nos intéressants petits "rapporteurs" du dit "journalisme" à la solde de qui finance sa maintenance, n'ont guère le loisir de comprendre et d'analyser, maniant des mots à l'envi dont ils ne connaissent rien du sens qu'il eut, c'est-à-dire de son histoire, et qu'il peut avoir encore comme critique des avant-gardes auto-proclamées et de tous ces "représentants" qui prétendent conduire le peuple.
A qui profite le crime ? et surtout à quoi pourrait bien servir un tel acte, dans la ligne d'une politique, c'est-à-dire d'un minimum d'intelligence du présent ? Voilà bien la question à laquelle cette "société", ou plus exactement ses possédants, ses rapporteurs, ses hommes de main, ses contradicteurs attitrés sont bien incapables de répondre, supposant, sans doute qu'il suffit de désigner à la vindicte et d'accuser sur de vagues éléments pour être aussitôt crédible.
Commentant un article mis à jour le 12/11/08 sur le site du figaro.fr, "Sabotages à la SNCF: dix personnes toujours en garde à vue", un de ses commentateurs nous rappelle ceci :
"toutes les civilisations sont mortelles.
vu d'ailleurs, deux choses à dire :
- le plus intéressant est au fond de constater, ici comme ailleurs, la disparition du travail journalistique : un quelconque Ministère du Mensonge d'Etat rédige quelques lignes - dont aucune adéquate à la réalité - à l'attention d'agences de presse ; et, sans aller y voir plus avant, ces lignes sont répétées dans chaque journal, sans exception, avec, bien sûr, ces infimes variations qui ne soulignent que l'absence généralisée de style et d'esprit critique. il est vrai que ce fait, que les plumes lèche-bottes ne puissent plus jamais faire ce qu'elles devraient faire, investiguer, n'est qu'un cas particulier d'une loi connue de tous : il est quasiment impossible, dans ce monde, dans ce qu'il en reste, de découvrir, tenter, expérimenter, s'aventurer;
- "autonomiste", "anar", voire "ultra-gauche" (amusant sobriquet) : quel que soit le sticker journaleux, partout la même ignorance de l'art de la guerre, de ses objectifs comme de ses méthodes. la théorie révolutionnaire, on le sait, poursuit trois buts : donner la théorie critique totale de son monde ; accompagner la disparition de ce monde chaque fois que cela est possible ; enfin, le moment venu, engager toute ses forces pratiques dans la bataille. manifestement, le moment n'est pas là : et rien ne sert de se jeter sous les trains, ou de les arrêter. dans les conditions présentes, ne subsistent que deux attitudes cohérentes : approfondir les deux premiers buts, ou se retirer du monde.
bien notoirement, un tel monde, tout comme d'autres avant lui, est en voie de disparition ; aussi convient-il de se tapir dans l'ombre pour mieux frapper au juste moment ; et eux, à l'ombre, ne sont guère avancés, et ne nous avancent pas.
Un rappel qu'un certain Jean Camus s'avère incapable de formuler, ce malgré ses longues journées de surveillance salariée d’une “ultra-gauche” dont, en tant que spécialiste de son "objet", il n'aura visiblement rien saisi du projet, se contentant d'indiquer qu'en dépit d'intéressantes lectures de ces jeunes gens, “L'insurrection qui vient” (Ed. La Fabrique), rien ne permet, aujourd’hui, de faire le lien avec de tels sabotages qui requièrent des spécialistes de leur mise en œuvre.
Or, ainsi que s’en offusque le figaro.fr, pour lequel ce seul fait les condamne sans appel, ces jeunes gens ne travaillent pas. Les liens qu’ils entretiennent donc avec des machines restent sans doute assez éloignés, quand d’autres, sans doute plus entraînés, puisque c’est là la source même de leurs émoluments, savent œuvrer en matière de machinations et d’organisation du brouillage et de la confusion.
En France de tels services existent. On se rappellera le malheureux incident du Rainbow Warrior, quand un autre gouvernement, de gauche celui-ci (Ah! bon ?), avait jugé que Greenpeace devait être neutralisé.
On incrimine ces jeunes gens de vouloir s’en prendre à ce symbole d’une “société qui fonctionne”. L’amusante prétention. Quiconque aura été quelques fois utilisateur de cette “société qui fonctionne” saura qu’il s’agit là d’un mensonge. Quand la SNCF, pourtant soi-disant engagée à rembourser ses clients en cas de retard prolongé, a décidé que, finalement, le client pouvait attendre, elle se “justifie” alors, entre autres, en se défaussant sur son fournisseur d’électricité, EdF, qui aura fait défaut sur tel voyage si mal servi à ses clients.
Personne n’aura oublié les récents déboires de la SNCF avec ses caténaires, incidents dont l’entreprise n’a pas su s’expliquer tant il semble qu'ils relèvent d'une défaillance de leur maintenance par cette "société qui fonctionne".
Mais cette affaire vient, à point nommé, tenter de distraire la futile galerie, ou supposée telle, et faire oublier ces dysfonctionnements.
Ainsi la menace, prétendûment avérée, de groupes “terroristes” agissant sur le territoire français, aurait à nous distraire de la critique du capitalisme faite par le capitalisme lui-même, tant il devient clair à chacun aujourd’hui que celui-ci n’hésite plus à prendre tous les risques de se dévoiler comme une voyoucratie, sur la seule présomption qu’il n’y a, en face de lui, rien qui ne saurait s’y opposer.
Et cela est si malheureusement vrai, que l’on se sent obligé d’inventer des terroristes, Ben Laden "lave plus blanc" ici, “autonomes” là, dont la seule délinquance, en l’occurrence, a consisté jusqu’à présent, à manifester dans des réunions contre le CPE ou la réhabilitation du régime de Vichy par un certain sinistre de l’Identité nationale.
À l’instar du régime tsariste sur sa fin, mais sans les terroristes qui restent, ici, supposés, virtuels, appels d'offres, fantasmes pour parapluies en mal d'emploi, le capitalisme dit libéral se prémunit préventivement de toute critique, allant jusqu’à faire disparaître le droit démocratique de la manifestation d’opinion, pour mieux, sans doute, organiser par lui-même de telles "manifestations" plus contrôlées, quand les églises, les syndicats et autres partis (de quoi ? et surtout vers où ?) ne remplissent plus leur rôle de détourner de son objectif la critique de ce monde, puisqu’à l’instar de la publicité, ou du régime chinois pratiquant ces méthodes, il n’y aura bientôt plus que des policiers déguisés en manifestants.
Si la mascarade ne prétendait sauver un monde, si visiblement à la dérive et loin de toute réalité concrète, y compris dans l'incapacité manifeste de comprendre quoi que ce soit de sa subversion, et s'autorisant, pour ce faire, à employer des méthodes dignes du despotisme le plus abject, tant de RIDICULE prêterait plutôt à RIRE d'une franche rigolade. Tant de moyens, déployés à si grands frais (du contribuable, toujours, quant à lui, à la fête), pour si peu de braises.
Mais il est vrai qu'en soufflant ainsi, comme les forges de l'État semblent s'y employer avec zèle, en ne cessant de crier au loup, il n'est pas douteux que la pire des confusions ne manquera pas de s'installer, de ci, de là, précipitant le chaos, tel que cetains ont déjà su l'installer et l'entretenir par leurs stupidité avide et arrogante en certains quartiers de la planète ... pour leur seul et grand bénéfice.
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