Ta goule
En pleine “crise” ... 800 M€ pour "réhabi(li)ter" le camp d’Auschwitz,. Le médium serait le message. Le message est-il assez clair ?
Banquiers et patrons s’en mettent plein les fouilles avant l’effondrement, licenciant par dizaines de millions, expulsant, récupérant les logis à l’encan pour mieux les revendre, et l’on ravive le symbole de la déportation, faisant mine de sacrifier aux morts, au mépris des vivants. C’est bien à ce qui les a tués, qu’est dédié cet extravagant, indécent, morbide sacrifice.
Qu’en conclure, sinon qu’en fait de “mémorial”, il s’agit bien, ici, d’honorer ce fabuleux laboratoire où put être expérimenté tout ce qui allait servir par la suite au développement de la réification, du traitement de l’humain comme chose vendable, de sa “gestion” comme marchandise dans des usines - telles celles de Ford, dont on découvre, à présent, les sympathies nazies -, son parcage dans des zones cloisonnées aux seules fins de le séparer méthodiquement, systématiquement, "scientifiquement", "fonctionellement "de toute vie sociale.
C'est à ces seules fins, en effet, que l’urbanisme fonctionnaliste, entre autres méthodes, cette machine de guerre de la séparation et du cloisonnement, du tronçonnage de la vie en “fonctions”, travail, famille, circulation, reproduction de la force de travail, tira toutes les conclusions pratiques des expériences nazies sur l’espace vital minimum.
Et voici que le pauvre moderne, ayant abandonné toute capacité à décider quoi que ce soit de sa pauvre vie à la faveur même de cette gigantesque supercherie que fut la lutte contre le nazisme et ce qui en découla d’une invasion de la planète par la marchandisation anglo-américaine du monde, se contente, comme du bonheur même, de la pacotille qui lui est vendue fort cher, parachevant son anéantissement : bouffer une nourriture empoisonnée, se loger dans des cages à se reproduire, se droguer au petit écran - par lequel il s’assomme de quelques stupidités produites industriellement à la hâte pour lui inculquer le savoir-survivre marchand entre deux pubs -, consulter Internet, comme il dit doctement. Et sinon, ... RIEN !
Et quand il se mêle, le bougre, de relever la tête, de cesser de donner son crédit à ce mensonge organisé, à cette superproduction de sa ruine, aussitôt toutes les forces du maintien de sa tête sous l’eau se dressent pour lui rappeler les convenances : “il n’est pas bien de séquestrer les patrons, (voyous que l'(in)justice démocratique laisse se goinfrer aux dépens du peuple), il n’est pas bien de tenter de se protéger en dissimulant son visage dans les manifestations. Quand on manifeste pour des idées, on les défend à visage découvert." (C’est d'ailleurs pour cela que les compagnies armées de la république sortent bien couvertes, n’ayant d’"idée" à défendre que celle de leur minable pitance de fin de mois).
Arguant de ce principe (sorti tout droit de la chevalerie du moyen-âge ... avant qu'elle ne découvre les heaumes), le parapluie de l’Intérieur vient de sortir de son bonnet que les cagoules seraient interdites dans les manifestations. Une flagrante absence de modernisme ... quand d’augustes prédécesseurs ont plus simplement ouvert à la modernité en décrétant la nudité obligatoire dans les défilés de prisonniers des camps du travail, avant qu’elle ne devienne celle des mannequins anorexiques de la mode du prêt-à-porter.
Quant aux dites manifestations, elles sont mises dans le même sac pour davantage de confusion, mélangeant à dessein luttes ouvrières, protestations corses contre la justice parodique des cours spéciales, et lamentable spectacle anti-Otan de Strasbourg, au cours duquel quelques-uns s’en donnèrent à cœur joie pour donner dans l'outrage sans vergogne aux lois et aux bonnes mœurs, prétextant les destructions pour fouiller et palper les jeunes femmes du camp de concentration où les forces dites sociales s’étaient stupidement laissées confiner.
Que l’Otan soit le bras armé de la colonisation de la planète par la marchandise, qui saurait en douter ? Pour autant, pense-t-on en venir à bout par une dite contestation présentant toutes les apparences d’un affrontement armé quand elle n’est qu’une parodie, où s’exercent d’abord les forces du statu quo à la provocation et à la contre-guérilla urbaine, sous l’apparence uniforme de Black Blocks, aspirants militaires spécialistes de la manipulation de rue, sortis tout armés de nulle part pour une prétendue guerre civile dont rien n'est dit de son enjeu réel, sinon à découvrir qu'il consiste à entretenir le spectacle et à justifier ainsi tout amalgame liberticide.
Qui en a à foutre de l’Otan, hormis ceux qui en vivent ? Qu’est-ce que sa présence ou non change à notre vie, sinon comme force du maintien de la terreur que nul affrontement ne saurait défaire qui ne soit réellement populaire, pour des enjeux réels comme la libération de la vie, et la recréation de ses territoires ?
Banquiers et patrons s’en mettent plein les fouilles avant l’effondrement, licenciant par dizaines de millions, expulsant, récupérant les logis à l’encan pour mieux les revendre, et l’on ravive le symbole de la déportation, faisant mine de sacrifier aux morts, au mépris des vivants. C’est bien à ce qui les a tués, qu’est dédié cet extravagant, indécent, morbide sacrifice.
Qu’en conclure, sinon qu’en fait de “mémorial”, il s’agit bien, ici, d’honorer ce fabuleux laboratoire où put être expérimenté tout ce qui allait servir par la suite au développement de la réification, du traitement de l’humain comme chose vendable, de sa “gestion” comme marchandise dans des usines - telles celles de Ford, dont on découvre, à présent, les sympathies nazies -, son parcage dans des zones cloisonnées aux seules fins de le séparer méthodiquement, systématiquement, "scientifiquement", "fonctionellement "de toute vie sociale.
C'est à ces seules fins, en effet, que l’urbanisme fonctionnaliste, entre autres méthodes, cette machine de guerre de la séparation et du cloisonnement, du tronçonnage de la vie en “fonctions”, travail, famille, circulation, reproduction de la force de travail, tira toutes les conclusions pratiques des expériences nazies sur l’espace vital minimum.
Et voici que le pauvre moderne, ayant abandonné toute capacité à décider quoi que ce soit de sa pauvre vie à la faveur même de cette gigantesque supercherie que fut la lutte contre le nazisme et ce qui en découla d’une invasion de la planète par la marchandisation anglo-américaine du monde, se contente, comme du bonheur même, de la pacotille qui lui est vendue fort cher, parachevant son anéantissement : bouffer une nourriture empoisonnée, se loger dans des cages à se reproduire, se droguer au petit écran - par lequel il s’assomme de quelques stupidités produites industriellement à la hâte pour lui inculquer le savoir-survivre marchand entre deux pubs -, consulter Internet, comme il dit doctement. Et sinon, ... RIEN !
Et quand il se mêle, le bougre, de relever la tête, de cesser de donner son crédit à ce mensonge organisé, à cette superproduction de sa ruine, aussitôt toutes les forces du maintien de sa tête sous l’eau se dressent pour lui rappeler les convenances : “il n’est pas bien de séquestrer les patrons, (voyous que l'(in)justice démocratique laisse se goinfrer aux dépens du peuple), il n’est pas bien de tenter de se protéger en dissimulant son visage dans les manifestations. Quand on manifeste pour des idées, on les défend à visage découvert." (C’est d'ailleurs pour cela que les compagnies armées de la république sortent bien couvertes, n’ayant d’"idée" à défendre que celle de leur minable pitance de fin de mois).
Arguant de ce principe (sorti tout droit de la chevalerie du moyen-âge ... avant qu'elle ne découvre les heaumes), le parapluie de l’Intérieur vient de sortir de son bonnet que les cagoules seraient interdites dans les manifestations. Une flagrante absence de modernisme ... quand d’augustes prédécesseurs ont plus simplement ouvert à la modernité en décrétant la nudité obligatoire dans les défilés de prisonniers des camps du travail, avant qu’elle ne devienne celle des mannequins anorexiques de la mode du prêt-à-porter.
Quant aux dites manifestations, elles sont mises dans le même sac pour davantage de confusion, mélangeant à dessein luttes ouvrières, protestations corses contre la justice parodique des cours spéciales, et lamentable spectacle anti-Otan de Strasbourg, au cours duquel quelques-uns s’en donnèrent à cœur joie pour donner dans l'outrage sans vergogne aux lois et aux bonnes mœurs, prétextant les destructions pour fouiller et palper les jeunes femmes du camp de concentration où les forces dites sociales s’étaient stupidement laissées confiner.
Que l’Otan soit le bras armé de la colonisation de la planète par la marchandise, qui saurait en douter ? Pour autant, pense-t-on en venir à bout par une dite contestation présentant toutes les apparences d’un affrontement armé quand elle n’est qu’une parodie, où s’exercent d’abord les forces du statu quo à la provocation et à la contre-guérilla urbaine, sous l’apparence uniforme de Black Blocks, aspirants militaires spécialistes de la manipulation de rue, sortis tout armés de nulle part pour une prétendue guerre civile dont rien n'est dit de son enjeu réel, sinon à découvrir qu'il consiste à entretenir le spectacle et à justifier ainsi tout amalgame liberticide.
Qui en a à foutre de l’Otan, hormis ceux qui en vivent ? Qu’est-ce que sa présence ou non change à notre vie, sinon comme force du maintien de la terreur que nul affrontement ne saurait défaire qui ne soit réellement populaire, pour des enjeux réels comme la libération de la vie, et la recréation de ses territoires ?
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