"Dis-moi qui tu fréquentes, ...."

Publié le par Pim

"(…) Son bilan est sanglant, son héritage catastrophique — et le vibrant hommage rendu par une partie de la population indonésien ne peut qu’inquiéter. Mais, pour Washington, il fut un allié fidèle. « A bastard, but one of our own bastards… » (« Un salaud, mais un des nôtres »), selon le dicton en vogue à la CIA."

On pourra s'inquiéter, tout autant, du vibrant hommage rendu à la dite démocratie états-unienne qui, depuis sa création quasiment, n'a cessé d'entretenir de bonnes relations, voire de soutenir, quand elle ne les installa pas elle-même, avec des régimes qui se déclarèrent ouvertement dictatures, en opposition déclarée avec le modèle pronée par la "grande" démocratie états-unienne.

La politique internationale de cette "grande" démocratie dit la vérité sur ses choix et le modèle qu'elle prône réellement. Modèle que, sous couvert de démocratie, elle applique à ses propres citoyens, comme nous avons déjà eu, ici, l'occasion de l'évoquer à quelques reprises concernant quelques unes de ses méthodes.

Les États-uniens ont réélu Bush pour un second mandat, malgré ce qu'ils avaient eu à subir de sa politique. Leurs "choix" leur sembleraient judicieux, tant en ce qui concerne leur vie, qu'en ce qu'ils entendent imposer aux plus faibles, qu'ils soient individus, "communautés" ou États (on se rappellera, entre autres, l'Aigle états-unien fondant sur Grenade !....).
Mais que dire lorsque ce modèle, plus que douteux, devient un modèle pour la planète, à l'instar de ce dollar, leur monnaie,  devenu étalon du système monétaire international ... fluctuant d'un extrême à l'autre ?

Une vassalisation à une puissance de feu conséquente, certes, la première du monde même, bouclier du "Monde libre", nous dit-on, de la libre-entreprise plus exactement, c'est-à-dire de la liberté d'écraser les plus faibles sans avoir à rendre de compte qu'à sa seule absence de conscience (on se rappellera ici que les soldats états-uniens ne peuvent être soumis à une juridiction internationale pour leurs méfaits en opération de guerre).

Tout occupés que nous sommes à notre bourrage d'estomac (ne surtout jamais éprouver le manque, ainsi que nous l'auront répété les générations de crève-la-faim qui nous ont précédés, mais qui auront, pour autant, pris le temps de marcher sur la tête des rois), nous voici à laisser, sans mot dire, s'installer en Europe une forme de "gouvernement" des peuples qui n'aura rien à envier à son modèle : la perte de tout contrôle sur ce qui est désormais censé nous "gouverner".

Rencontrant cette démission, cette veulerie soudaine des peuples, se passer des peuples, voilà la logique même qui motive et agite toute cette "construction européenne", volonté à peine dissimulée par quelques énormes mensonges de leurs gouvernants de se passer désormais de l'aval des peuples, ces grands enfants incapables comprendre les intérêts supérieurs des épiciers et de leurs commis aux affaires.

Tant dans les États-nations eux-mêmes, en passe d'être liquidés, que dans ces États-unis d'Europe, aliénés à leur modèle outre-Atlantique, des gouvernements ont été installés qui ne tiennent déjà plus compte du veto démocratique et agissent contre les peuples.
A titre pas tout à fait anecdotique, on mesurera à la fureur des médias, l'empressement avec lequel on entendait se débarrasser de celui qui, par deux fois, que ce soit sur la question de la guerre contre l'Irak, ou celle du Traité européen, a osé faire obstacle à l'installation de la "démocratie" new look, moderne, en appelant à cette vieille chose dépassée, objet encombrant d'une "vieille démocratie",  le peuple.
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Publié dans De la Représentation

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