De l'erreur de la terreur
Europe vieillissante et frileuse qui a peur de son ombre, repliée et jalouse de ses prérogatives d'Empire dans ses isolements et ressentiments, pour autant toujours aussi arrogante vis à vis du monde qu'elle continue de piller, l'Europe, peu à peu, comme pétrifiée, entre dans une ère de glaciation.
Jamais un continent ne fut plus expansionniste que l'Europe, qui a essaimé ses brigands et ses réprouvés, ses modes de penser et de faire sur les cinq continents, s'autorisant à en nier toute histoire humaine qui aurait précédé son arrivée civilisatrice, puis, une fois que les peuples indigènes entreprirent de redresser la tête, à fabriquer une sorte de théorie scientifique justifiant sa domination par l'infériorité de l'autre.
Aujourd'hui que tout ceci ne semble plus que fables d'une domination planétaire en mal de justification, ne la voici pas cette Europe, ou plus exactement cette Europe et ses extensions planétaires, cet "Occident", à prétendre perpétuer sa domination en donnant des leçons de "savoir-vivre" au monde, le rappelant à ses obligations de foi "très chrétienne", lui qui, par ailleurs, ne s'est jamais embarrassé d'employer, quand besoin s'en faisait sentir, torture et autres angéliques manifestations de sa très sainte foi, au nom de Dieu, toujours, contre le Mal, il s'entend.
Pour autant, cette prétention apparaît aux Européens eux-mêmes, pour ce qu'elle est, les derniers feux d'un Empire planétaire qui doit aujourd'hui faire face à ses vassaux. Le mode occidental de faire et de penser a sans doute gagné, le capitalisme est bien aujourd'hui le mode de production planétaire sans opposition visible, mais l'Europe n'en tient plus la flamme.
Inquiète des conséquences de cette perte de position dominante, elle se dote de neo-Duce qui flattent ses nostalgies d'empire. La guerre, bien évidemment, reste l'arme la plus convainquante de ces impuissants à cheval, qu'ils commencent par exporter, Mussolini en Somalie, nos pingouins au Moyen-Orient, une mise en bouche avant le gros plat chinois. L'Europe, malheureusement, semble prête à les suivre dans ces aventures qui n'ont d'autres lendemains que des ruines, la mort, les larmes.
Le fascisme, cette arme de guerre dirigée par le capitalisme contre ses opposants, eut une assise populaire, celle du ressentiment du peuple contre sa condition, dévoyé vers de pseudo-responsables, les intellectuels, les communistes, les juifs, désignés propagandistes du cosmopolitisme, cette idéologie mise en œuvre par le capitalisme ...
En Allemagne, le nazisme sut faire la part belle du fort sentiment d'appartenance à une "communauté", nommée, pour la circonstance, celle de la "race" allemande (et non celle de l'histoire allemande), contre tout ce qui prétendait arracher l'Allemand à son terroir, le cosmopolitisme anglo-judéo-bolchevik, en d'autres termes le mondialisme prôné par la marchandise.
Pour vaincre le nazisme, il aurait été nécessaire aux "démocraties" d'emprunter ses armes au nazisme, corrompant ainsi les angéliques "démocraties". Cette théorie prétend occulter que le nazisme ne fut pas l'initiateur de l'industrialisation et de la réification de la vie, qu'il ne fit qu'accomplir dans ses ultimes conséquences, formidable laboratoire à ciel ouvert de ce qu'il était désormais possible d'entreprendre en bousculant le vieil "humanisme" prétendu de la marchandise et son soi-disant individualisme au siècle de la société de masse. Par ailleurs, c'est bien en se faisant critique de la mondialisation marchande, et de ce qu'elle balayait de traditions humaines et populaires, que le nazisme acquit, entre autres, son assise populaire.
Nous nous retrouvons aujourd'hui, que le nazisme a été "vaincu", comme a été "vaincu" M. Le Pen aux dernières élections françaises par un candidat qui a fait siennes ses propositions en les revêtant des oripeaux de la République, devant la même donne, tant il est vrai que rien ne change mais tout, sans cesse, recommence. Celui-là a beau jeu, aujourd'hui, de manifester, par le "détail" qui tue, qu'il est toujours sur la scène, une provocation que ne pourrait s'autoriser le petit imitateur.
Bousculés par la violence d'un capitalisme mondialiste qui a installé sur l'ensemble des paysages différenciés de la planète la marque universelle de sa laideur, de ses cloisonnements mentaux et bétonnés, nous voici devant les mêmes enjeux.
Ou bien, nous nous réfugions sous les jupons peu ragoûtants de petits ténors qui nous chantent la Traviata de la domination du monde en russe, italien, flamand, français, hongrois, etc ... tant le discours est duplicable à la mesure des extensions de la conquête mercantile du monde, ou bien nous combattons cette lèpre galopante qui nous gagne, inventant, pour nous-mêmes, un monde habitable.
Avons-nous le choix, quand une guerre nous mettrait, contrairement à la situation qui fut, par exemple, celle de la France lors de la dernière guerre, tant l'agriculture industrialisée a mis l'Europe, depuis les années 60, en état de dépendance alimentaire, dans la même situation que ces émeutiers de la faim que nous regardons, blasés, le cerveau plein de vide, s'agiter derrière nos écrans glacés ?
Jamais un continent ne fut plus expansionniste que l'Europe, qui a essaimé ses brigands et ses réprouvés, ses modes de penser et de faire sur les cinq continents, s'autorisant à en nier toute histoire humaine qui aurait précédé son arrivée civilisatrice, puis, une fois que les peuples indigènes entreprirent de redresser la tête, à fabriquer une sorte de théorie scientifique justifiant sa domination par l'infériorité de l'autre.
Aujourd'hui que tout ceci ne semble plus que fables d'une domination planétaire en mal de justification, ne la voici pas cette Europe, ou plus exactement cette Europe et ses extensions planétaires, cet "Occident", à prétendre perpétuer sa domination en donnant des leçons de "savoir-vivre" au monde, le rappelant à ses obligations de foi "très chrétienne", lui qui, par ailleurs, ne s'est jamais embarrassé d'employer, quand besoin s'en faisait sentir, torture et autres angéliques manifestations de sa très sainte foi, au nom de Dieu, toujours, contre le Mal, il s'entend.
Pour autant, cette prétention apparaît aux Européens eux-mêmes, pour ce qu'elle est, les derniers feux d'un Empire planétaire qui doit aujourd'hui faire face à ses vassaux. Le mode occidental de faire et de penser a sans doute gagné, le capitalisme est bien aujourd'hui le mode de production planétaire sans opposition visible, mais l'Europe n'en tient plus la flamme.
Inquiète des conséquences de cette perte de position dominante, elle se dote de neo-Duce qui flattent ses nostalgies d'empire. La guerre, bien évidemment, reste l'arme la plus convainquante de ces impuissants à cheval, qu'ils commencent par exporter, Mussolini en Somalie, nos pingouins au Moyen-Orient, une mise en bouche avant le gros plat chinois. L'Europe, malheureusement, semble prête à les suivre dans ces aventures qui n'ont d'autres lendemains que des ruines, la mort, les larmes.
Le fascisme, cette arme de guerre dirigée par le capitalisme contre ses opposants, eut une assise populaire, celle du ressentiment du peuple contre sa condition, dévoyé vers de pseudo-responsables, les intellectuels, les communistes, les juifs, désignés propagandistes du cosmopolitisme, cette idéologie mise en œuvre par le capitalisme ...
En Allemagne, le nazisme sut faire la part belle du fort sentiment d'appartenance à une "communauté", nommée, pour la circonstance, celle de la "race" allemande (et non celle de l'histoire allemande), contre tout ce qui prétendait arracher l'Allemand à son terroir, le cosmopolitisme anglo-judéo-bolchevik, en d'autres termes le mondialisme prôné par la marchandise.
Pour vaincre le nazisme, il aurait été nécessaire aux "démocraties" d'emprunter ses armes au nazisme, corrompant ainsi les angéliques "démocraties". Cette théorie prétend occulter que le nazisme ne fut pas l'initiateur de l'industrialisation et de la réification de la vie, qu'il ne fit qu'accomplir dans ses ultimes conséquences, formidable laboratoire à ciel ouvert de ce qu'il était désormais possible d'entreprendre en bousculant le vieil "humanisme" prétendu de la marchandise et son soi-disant individualisme au siècle de la société de masse. Par ailleurs, c'est bien en se faisant critique de la mondialisation marchande, et de ce qu'elle balayait de traditions humaines et populaires, que le nazisme acquit, entre autres, son assise populaire.
Nous nous retrouvons aujourd'hui, que le nazisme a été "vaincu", comme a été "vaincu" M. Le Pen aux dernières élections françaises par un candidat qui a fait siennes ses propositions en les revêtant des oripeaux de la République, devant la même donne, tant il est vrai que rien ne change mais tout, sans cesse, recommence. Celui-là a beau jeu, aujourd'hui, de manifester, par le "détail" qui tue, qu'il est toujours sur la scène, une provocation que ne pourrait s'autoriser le petit imitateur.
Bousculés par la violence d'un capitalisme mondialiste qui a installé sur l'ensemble des paysages différenciés de la planète la marque universelle de sa laideur, de ses cloisonnements mentaux et bétonnés, nous voici devant les mêmes enjeux.
Ou bien, nous nous réfugions sous les jupons peu ragoûtants de petits ténors qui nous chantent la Traviata de la domination du monde en russe, italien, flamand, français, hongrois, etc ... tant le discours est duplicable à la mesure des extensions de la conquête mercantile du monde, ou bien nous combattons cette lèpre galopante qui nous gagne, inventant, pour nous-mêmes, un monde habitable.
Avons-nous le choix, quand une guerre nous mettrait, contrairement à la situation qui fut, par exemple, celle de la France lors de la dernière guerre, tant l'agriculture industrialisée a mis l'Europe, depuis les années 60, en état de dépendance alimentaire, dans la même situation que ces émeutiers de la faim que nous regardons, blasés, le cerveau plein de vide, s'agiter derrière nos écrans glacés ?
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