FIN

EN RAISON DES MANIFESTATIONS FANTAISISTES DES CLASSEMENTS STATISTIQUES DE CETTE PLATEFORME OVERBLOG,

LESQUELLES N'ONT D'AUTRE RAISON QUE DE RELÈGUER DANS LES ARRIÈRES BOUTIQUES TOUTE PENSÉE CRITIQUE

 

BIPNEMO CESSE D'ÉMETTRE SUR OVERBLOG CE JOUR.

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Modifié le 27/09/2011  

 

Dans une lointaine vie, me promenant dans cette ville studieuse - dit-on -, chevauchant Voyer ("Une enquête sur la nature et les causes de la misère des gens" Ed. Champ libre) à la terrasse d'une de ses multiples tavernes sous le règne de noires aphyllanthes, on me présenta "quelqu'un" qui, tout à trac, me demanda : "Que fais-tu ?". La réponse à la question était le mot de passe dans cette dialectique de ces temps d'habemus papam.

Je me trouvai bien en peine de répondre, moi qui, précisément, regimbant aux marches forcées par goût de cette vie incertaine, faisait en sorte de ne rien faire. Y a-t-il lieu de s'en étonner ? Cela n'a jamais eu l'heur de plaire.

Devant ma sidération, il s'énerva. Tout policier s'exaspère que l'on ne réponde pas aussitôt de son identité - nous serions ce qu'en établissent des documents, et nous voici sommés de les énoncer tel que serait décrit un chien de chasse ou un canard à vendre sur le marché. "On est ce que l'on fait", continua-t-il d'échauffer ce qui lui servait de breloque cérébrale - lui, en bon étudiant, apprenait l'allemand - et comme je ne voyais par laquelle commencer à décliner, de mes multiples et si chatoyantes qualités, il s'emporta tout de go, citant Aymé, son Passe-murailles lui servant de viatique contre "le vide de l''âme" de certains, dont j'étais, je ne pouvais en douter. Le policier politique rejoignait ainsi tout naturellement le curé - dont il est le succédané - sous sa robe de bure matérialiste.

 

 

Dans une organisation sociale de producteurs, l'identité n'a guère de sens. on est, en effet - notre bon étudiant l'avait lu quelque part dans sa bible - ce que l'on fait. On est même souvent nommé par ce que l'on fait, sommé de "rester à sa place", selon des talents reconnus et dont on ne saurait s'exonérer, sinon à vouloir jouer les passe-murailles. Tel était le sort des compagnons, qui partageaient le pain autant que la captivité du métier.

Dans une telle organisation, bien que leur produit leur échappe, la société est en tout point dépendante des producteurs ; lorsque ceux-ci ont le goût de le rappeler, quand même, tout s'arrête, plus rien ne fonctionne. Et cette force des producteurs associés fait aussi leur fierté, en dépit des conditions d'esclavage dans lesquelles ils ont produit ce qu'ils vont devoir payer pour en jouir.

C'est précisément par ce coté de la jouissance, laquelle est énoncée comme le but légitime de la production, qu'ils vont néanmoins tout perdre, jusqu'aux raisons mêmes de cette fierté et n'être, pour le coup, littéralement plus rien.

Dans l'organisation sociale bureaucratique de consommation dirigée (H. Lefebvre), où l'homme n'est plus même défini par ce qu'il produit, où toute solidarité de producteur et de conditions de production s'est dissoute, où l'homme est réduit à n'être plus qu'un individu repéré mathématiquement sous l'œil froid des robots par les quantités de pouvoir d'achat - lesquelles, analysées dans leur "qualité", sont redéfinies, toujours mathématiquement, comme "besoins" à satisfaire -, les dépendances semblent bien s'être renversées : c'est l'individu, désormais, qui est dépendant de l'organisation sociale, totalement, puisque c'est elle qui pourvoit à ses dits "besoins" telle qu'elle les aura redéfinis, en ses termes, selon ses propres logiques de production, c'est-à-dire de profit. Du moins est-ce là ce qu'elle prétend, comme son projet même, lequel suppose une organisation sociale érigée en Mère nourricière.  L'individu n'est plus alors que ce qu'il consomme - c'est-à-dire ce qu'il en affiche - tel le bétail dont la domestication se définit, pour l'industriel qui l'organise, en nombre de bottes de foin, ou kilogrammes de lisier produit. C'est pourquoi il lui importe de le marquer.

COMMENT ARRÊTER DE SE FAIRE TONDRE  ? commencent de bêler certains moutons ...

 

L'on comprend mieux alors les accents pathétiques de nos métayers, quand il leur faut faire savoir qu'ils veillent quand même au grain (c'est pourquoi, personne n'aura bien le cœur à évoquer que la Belgique, par exemple, un État bien comme il faut - membre de l'Union européenne, c'est dire - n'a plus de gouvernement depuis 18 mois).

C'est ainsi qu'en France, après que l'ex-ministre de l'Intérieur - en charge de la cohésion nationale et premier flic de France à ce titre -, se soit permis de vilipender, devant une caméra de télévision - confidentiellement, dira le tribunal -, toute une catégorie de population,

après que M. le Président de la République française - Une et indivisible selon les textes contitutionnels -, se soit permis de stigmatiser toute une population en désignant gens du voyage et Roms - un zeste de Hongrie (1).-,

voici la majorité présidentielle tentée de nous faire chanter en latin Aïli, Aïlo, un vieux couplet très nostalgique façon "Maréchal, nous voilà !", intitulé sereinement  "serment d'allégeance aux armes de la France" (2).

hitler7

En ces termps de guerre coloniale déclarée (3) jusque contre les habitants de certains quartiers, rien de moins ne s'imposait.

Le geste devant accompagner la parole, dans un souci d'hygiène physique autant que morale, il serait de bon ton d'enjoindre qu'un tel serment s'acompagnât d'un lever de bras droit franc et loyal. 


Tout en étant parfaitement anecdotique, c'est-à-dire sans autre portée que celle d'une provocation - une de plus - en ces temps électoraux d'un président sur le fil du rasoir, la multiplication des œillades appuyées de cette droite - dite républicaine - à l’endroit de ses bords nauséabonds, signe que  c'est là, en effet, l'une des dernières cartouches - avant les balles réelles - dont disposent encore ceux qui sont si soucieux d'unité nationale - puisqu'ils en vivent -, à une époque où celle-ci perd tout sens sous l'effet du capitalisme mondialisé. "Effondrement moral", dira M. Cameron - qui ne manque pas d'humour -, devant la précipitation des émeutiers anglais à se montrer de vaillants et hâtifs consumateurs, mais singulièrement peu disert devant le spectacle - si cher aux Anglais, friands de brutalité ; ils restent les inventeurs des matchs publics de boxe - consistant à livrer en pâture des enfants de 8 ans enfermés dans une cage et devant se battre pour la satisfaction d'un public qui aura payé pour cela (4).

 

Comment pourrait-il en être autrement que ce retour sans ambages à la vérité même du capitalisme - en son zénith du XIXè - quand la seule unité est celle reliant entre eux les consommateurs si farouchement attachés à leur dit pouvoir d'achat, plus soucieux du prix du poulet que des conditions de la vie, des buts mêmes de l'existence, dont celle du poulet en batterie, accroché sur ses chaînes de distribution la tête en bas, témoigne si élégamment. Dis-moi ce que tu consommes, je te dirai qui tu es ...

Tandis que les pauvres se gavent de signes - dont la seule réalité est l'insoutenable insatisfaction qu'ils engendrent -, la domination, quant à elle, sait se contenter de la réalité du pouvoir qu'exercent ces signes sur ceux qui s'en gavent, avec, néanmoins, ce redoutable inconvénient d'avoir à toujours renouveler ces signes. Mais que lui importe, puisqu'elle peut désormais signifier absolument n'importe quoi associé à son exact contraire, plus personne n'étant en mesure de vérifier quoi que ce soit, et surtout chacun ivre de renouvellement. Bon à consommer, dès l'instant où la "nouveauté" en est assurée par celui-là même qui la met sur le marché.

AJOUT du 26/9/2011 - C'est ainsi que, dernier scoop en date - qui fait frétiller tout ce qui se revendique d'une "opposition" (de pêcheur de palourdes) -, la "gauche" vient de remporter la majorité au Sénat. Une date historique nous fait-on savoir. Ah bon ! Il y aurait donc une "gauche" en France ? Voilà qui serait en effet un scoop ! Tant que le petit peuple avalera de telles couleuvres, les vaches seront bien gardées et les affaires pourront continuer de tourner ...

 

Parfait représentant de son peuple (!) - qui l'a appelé et ne cesse de s'y reconnaître au point de chanter ses nombreux mérites - celui, par exemple, de faire croire à un peuple d'imbéciles coloniaux qu'ils peuvent encore s'autoriser ce luxe à l'ère d'un capitalisme mondialisé -, comme de son époque,  le président français ne cesse de se montrer à sa hauteur, lui indiquant le sens de la vie et ce qui mérite d'en être vécu. C'est ainsi qu'après avoir fait son job - il lui fallait rattraper les écarts de style de son ex-ministre des affaires étrangères, en montrant que, lui aussi, savait où se trouvait le pétrole -, le voici à reprendre son jet - 20 000 € de l'heure, accompagné de quelque 150 CRS - pour aller prononcer un discours de 2 minutes 40 secondes, traduction comprise, en Libye libérée (5).- d'un dictateur, soudain désigné tel en dépit de ce qu'il fut reçu par le même avec plantage de tente garanti dans les jardins de la République. Sans même évoquer ici la gabegie, en ces dits temps d'austérité et de rigueur (sic ! c'est comme la religion, c'est bon pour mater les pauvres), voici donc le sens du Progrès : pouvoir se déplacer rapidement, consommer vite, afin de pouvoir consommer autre chose, aussitôt et plus vite encore, c'est-à-dire faire fonctionner, activer la vapeur de la machine à décerveler.

 

Tel est le signe de la puissance, à défaut de la puissance réelle, dont on se soucie bien peu de ce qu'elle aurait émigré quelque part dans des robots, commandés par des ingénieurs, lesquels n'ont d'autre souci que celui d'améliorer leurs performances, bien éloignés de ce que ces performances signifient pour l'homme, sinon - nous répète le film -, de le libérer toujours plus du travail, c'est-à-dire de la construction maîtrisée de son monde.

Le prix à payer pour cette "libération" serait donc celui d'un asservissement toujours plus grand aux contingences d'une société dont le fonctionnement et le contrôle ne sont plus assurés que par ceux-là mêmes qui nous "libèrent".  C'est ainsi que, tandis que l'on dénie aux peuples le droit de se délivrer de ce bonheur insoutenable - tout en incitant plus qu'expressément tous les autres d'y consentir enfin, comme une marque de leur développement achevé - voici donc ces peuples à devoir prier que le ciel ne leur tombe sur la tête (6) ou que l'énergie, dont ils sont si friands pour pallier à tous leurs nombreux nouveaux et sans cesse renouvelés dits "besoins", ne leur revienne sous sa forme la moins maîtrisée (7).

Et voici ces imbéciles génétiquement modifiés à pleurer après leur "sécurité", à n'élire comme leurs représentants que les menteurs patentés qui la leur "garantiraient". Et ils veulent y croire, pour sûr, puisqu'ils ont renoncé à toute production de leur vie.

 

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NOTES, LIENS ET SOURCES

 

1 - http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/04/22/en-hongrie-des-roms-fuient-un-village-a-cause-d-une-milice-d-extreme-droite_1511799_3214.html

 

2 - http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/09/23/bruit-de-bottes_1576824_3232.html

Monarchiste convaincu, le très populaire maréchal Paul von Hindenburg, porté à la présidence de la République en 1925, cesse de jouer le jeu de la démocratie à partir de 1930. (...) Les institutions de Weimar sont donc vidées de leur substance bien avant que Hitler ne leur porte le coup de grâce.

(...) Contrairement à une idée reçue fréquente, Hitler n'a jamais été « élu » chancelier par les Allemands, du moins pas directement. Il a néanmoins été nommé chancelier par le président, conformément aux règles de la démocratie, en qualité de leader du parti remportant les élections législatives de mars 1933. Les tractations avec le président qui se sont en fait révélées indispensables à sa nomination amènent certains à considérer qu'il a été « hissé au pouvoir » par une poignée d'industriels et d'hommes de droite. (Source wikipédia, art. Hitler http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolf_Hitler)

 

3 -Il fallait libérer un peuple de son "dictateur", mais que surtout ne nous vienne pas à l'idée que nous serions en démocratie, ou, plus exactement, que celle-ci puisse être une réalité.

Après que M. Cameron, ce cher démocrate très à l'écoute de ses concitoyens, ait dû user de sa bienfaisante moralité pour rappeler à l'ordre démocratique les habitants des quartiers populaires de Tottenham, voici les USA - ce pays où la liberté et la démocratie sont comme chez elles -, donner le sens des réalités à certains énervés qui se mettent à penser.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/09/25/80-indignes-de-wall-street-arretes-a-new-york_1577538_3222.html

 

4 - http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/09/22/en-grande-bretagne-polemique-apres-un-combat-entre-deux-enfants-dans-une-cage_1576513_3214.html

 

5 - http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/09/16/benghazi-26-heures-de-galere-pour-2-minutes-40-de-discours-de-sarkozy/

 

6 - http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/23/le-point-d-impact-du-satellite-de-la-nasa-reste-inconnu_1576560_3244.html

 

7 - http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/24/risque-d-une-nouvelle-explosion-d-hydrogene-au-reacteur-1-de-fukushima_1577212_3244.html

 

PHOTO : Hitler est ovationné par les membres du Reichstag pour l'Anschluss avec l'Autriche. Mars 1938.

http://tpe-hitler.ecoleforum.com/t7-quelques-photos-d-hitler

 

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  • Le général (qui vient de prendre sa retraite) a été investi à la tête de la CIA, le mardi 6 septembre 2011 (...) il est l'homme qui a convaincu Barack Obama de renforcer la présence militaire américaine en Afghanistan, au moment où quasiment tous ses autres conseillers (et même son vice-président) optaient plutôt pour la solution inverse... (1)

 

  • Docteur en sciences politiques de l'Université de Princeton et théoricien des nouvelles méthodes anti-insurrectionnelles de l'US Army, il était rentré aux États-Unis pour réécrire le manuel de contre-insurrection de l'armée américaine2, lorsqu'il fut nommé par George W. Bush, le 5 janvier 2007, pour succéder au général George Casey comme commandant de la Coalition militaire en Irak. (2)

 

  • La contre-insurrection, aussi appelée guerre contre-subversive, guerre contre-révolutionnaire ou guerre contre-insurrectionnelle, est une doctrine militaire et une pratique, fondée sur l'utilisation de la guerre psychologique, du renseignement (y compris par le biais de la torture), du quadrillage, et des patrouilles mobiles en cas de guerre asymétrique. Elle vise à lutter contre une insurrection, accordant pour cela à l'armée des pouvoirs et des missions de police. Elle est pratiquée le plus souvent en dehors de tout cadre judiciaire, bien que certains éléments puissent être codifiés, et que les militaires appellent parfois de leurs vœux leur légalisation, telle qu'effectuée.
  • (...) Cette théorie militaire regroupe un ensemble de tactiques appliquées par les forces d'opérations spéciales, et destinées à vaincre la guérilla en prenant en compte l'importance du peuple entier dans la participation aux insurrections (« Gagner les cœurs et les esprits », expression définie de la manière suivante par le général David Petraeus, dans le COIN Field Manual de 2007 (COIN étant l'acronyme de Counter-insurgency) : « Gagner les cœurs signifie persuader la population que leur meilleur intérêt est servi par les succès des contre-insurgés. Gagner les esprits signifie convaincre la population que la force peut les protéger et que la résistance est inutile »).
    Le renseignement y prend une place déterminante : il s'agit de saper les soutiens et les contacts de la population civile aux belligérants en pratiquant d'intenses opérations de répression, d'interrogatoires et de torture pour démanteler les cellules actives ou dormantes. Cette doctrine prévoit également un quadrillage des secteurs sous contrôle en zones et sous-zones confiées à des escouades, ou « escadrons de la mort »
  • Les paradoxes de la guerre contre-insurrectionnelle, plus on protège ses forces moins on est en sécurité : « Le succès ultime est remporté en protégeant la population, pas ses propres forces.(3)


C’est en Libye, donc, en "protégeant les populations", que s’est appliquée avec le succès que l’on sait cette tactique de la contre-insurrection, écrasant dans l'œuf le soulèvement anti-kadhafiste qui menaçait de prendre des formes incontrôlées, en s'inspirant du voisin tunisien dans un contexte beaucoup moins maîtrisable. Il s'agissait donc de faire ainsi aboutir un projet de longue date.

 

  • En début d’année, lorsque la radicalisation de la population avait entraîné le renversement du président Zine Al Abidine Ali en Tunisie, et avait forcé un peu plus tard la démission du président égyptien Hosni Moubarak, Washington avait commencé à soutenir et à diriger le mouvement d’opposition à Benghazi. La France avait réagi en intensifiant sous sa régie une campagne en faveur d’une intervention militaire de l’OTAN. Initialement, le gouvernement Obama était réticent à s'embarquer sur la voie d’une offensive militaire mais ne voulait pas laisser l’initiative à la France et la Grande-Bretagne.
  • Fin avril, une conférence internationale avait eu lieu à Londres pour débattre du partage de la Libye et de ses réserves de pétrole – les plus importantes en Afrique et occupant le neuvième rang dans le monde – entre les grandes puissances, après la chute de Kadhafi. Le premier ministre présumé, Mahmoud Jibril, qui y avait participé au nom du Conseil national de transition libyen (CNT) avait enseigné pendant de nombreuses années aux Etats-Unis après avoir reçu son doctorat de l’université de Pittsburg. A partir de 2007, il fut à la tête du bureau du développement économique national (NEDB) de Kadhafi qui entretenait d’étroits liens avec de grands groupes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne ainsi qu’un partenariat avec la London School of Economics. (4)



Cette fructueuse "collaboration", destinée à faire "oublier" des années plus tumultueuses, s'est poursuivie dans toutes ses conséquences, au point de s’envoyer, entre services de renseignements libyens, états-uniens, britanniques, de petits "cadeaux" de bons et loyaux services, oranges contre prisonniers “terroristes” à “interroger”. (5)

 

C'est là tout le charme discret de la présente "démocratie", en ses terres mêmes : Cameron ne s’y est pas trompé. Pour faire passer sous le tapis la haute moralité de ses méthodes, le voici à réactiver, à suréactiver le mythe des “classes dangereuses” en installant dans leurs quartiers les méthodes qui prévalent déjà en Afghanistan, Irak, ..., où ses braves troufions se livrent à quelques méthodes bien senties de "pacification".

C'est donc à cette pacification là que la dite "crise" - celle consistant à "renflouer" les banques avec les fruits de notre esclavage - va nous donner "droit". Plus besoin de se déplacer ! En voilà une bonne nouvelle qu'elle est écologique, économique et "morale" : plus besoin de payer cher le kérosène d'un avion de ligne pour aller goûter aux charmes de l'Orient. Les voici qui viennent à nous en droite ligne par bottes cameronistes interposées, spécialement entraînées dans les ruelles des médinas pour nous calmer.

 

Devoir en arriver à de telles extrêmités, voilà qui est au moins réjouissant sur un point, en ce que cela signe l'échec patent de quelques décennies d'urbanisme concentrationnaire et d'abrutissement télévisuel. Plus rien de cela ne fonctionne. le roi est nu et seule la terreur peut encore produire quelque effet, à l'instar des systèmes finissants. Les émeutiers, bégayent certains défenseurs de l'Ordre - du désordre, devrait-on dire, à considérer combien il est devenu la norme aujourd'hui, la dernière défense possible du statu quo - se précipitent sur la marchandise et traduisent là leur dépolitisation, à l'inverse d'une génération si "politisée" dont on situe, aujourd'hui, les échecs patents, les renoncements en tout. Mais c'est bien là le minimum d'humanité à laquelle nous saurions prétendre, en reprenant ce que l'on nous a volé, avant que de le jeter, tant , au final, ce n'est que de la merde.

 

Les ingénieurs marketing le savent bien : le concept de "surqualité" auquel sont aujourdhui soumis les coûts de production est bien la traduction on ne peut plus lisible de ce MÉPRIS avec lequel les consommateurs, qui payent, sont aujourd'hui traités, puisqu'on ne cesse de considérer, en amont de leur geste, qu'ils peuvent bien se contenter - rien de moins ! - d'une bien moindre qualité, laquelle sera toujours la surqualité de la prochaine dégradation, de la prochaine réduction des coûts.

On peut juger, au final, que ces ingénieurs de la "sous-qualité totale" - comme il y aurait des sous-hommes, selon la Weltanschauung de la marchandise - établissent toujours plus à la baisse leur nouvelles normes de l'acceptable comme d'autres ingénieurs - les mêmes en vérité, mais sur l'autre versant de la production, sur ses conséquences en termes de nuisances -, établissent à la hausse les normes acceptables de radioactivité (6), de pollution, de chimie dans la nourriture, toujours assez bonne pour ces cochons d'humains, pour ces cochons de consommateurs, pour ces pauvres, en vérité, ceux-là mêmes qui, ne contrôlant plus rien de leur vie, finissent - pense-t-on - par tout accepter.

 

Aussi bien, les limites sont proches d'être atteintes, chacun commence de le savoir et chacun de s'y préparer. Il ne reste qu'à en parler.

 

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NOTES, SOURCES, LIENS

 

1 - http://www.rfi.fr/ameriques/20110907-etats-unis-david-petraeus-devient-officiellement-le-patron-cia

 

2 - http://fr.wikipedia.org/wiki/David_Petraeus

 

3 - http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_contre-révolutionnaire

 

4 - http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26446

 

5 - http://www.france24.com/fr/20110906-royaume-uni-libye-commission-enquete-relations-mi6-regime-kadhafi-renseignement-conflit-gb

 

  • 6 - Greenpeace a appris que les autorités japonaises ont relevé le seuil d’exposition à la radioactivité pour les enfants. Cette limite, définie au niveau national, a en effet été portée à 20 milliSieverts (mSv) par an. Dans 13 écoles de la préfecture de Fukushima (situées dans les villes de Fukushima, Date et Koriyama), le ministère japonais de l’Éducation et des Sciences (MEXT) a limité les activités de plein air à une heure par jour. Le MEXT a également demandé aux écoliers de se laver soigneusement les mains, le visage et la bouche après avoir pratiqué une activité en extérieur...
    La décision prise par les autorités nippones est tout simplement scandaleuse. Comme vous le savez, en France, la dose limite annuelle pour la population est fixée à 1 mSv, et celle des travailleurs du secteur nucléaire à 20 mSv1. La décision du gouvernement japonais revient donc à autoriser, pour les enfants, une exposition équivalente à celle des travailleurs du nucléaire, ou encore 20 fois supérieure à celle tolérée pour la population.

http://www.greenpeace.fr/documents/lettre-greenpeace-nicolas-sarkozy-220411.pdf

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MAJ du 28/08/11

 

Dans la suite de nos deux articles sur L'alibi de l'halali, voici donc ce qui semble être l'épilogue, du moins annoncé tel, de ce qui n'a décidément plus aujourd'hui besoin d'alibi pour l'halali de la Lybie,

État qui fut, un temps, indépendant et redevient une zone du Gangland, dépecée par les prédateurs qui vont, outre piller les richesses immenses de ce territoire, mais aussi bien, dans leur précipitation à se gaver, y installer une zone de chaos aux portes de l'Europe. Voilà qui devrait, pour un temps, au moins assurer l'avenir des marchands d'armes et la guerre contre le terrorisme, tout en asséchant un peu plus l'Afrique. 

 

  • "Cette nuit, le mouvement contre le régime Kadhafi a atteint un point de non-retour. Tripoli se libère de la poigne du tyran, a affirmé dimanche le président américain, Barack Obama, dans un communiqué. Le régime de Kadhafi montre des signes d'agonie. Le peuple libyen est en train de montrer que l'aspiration universelle à la dignité et à la liberté est bien plus forte que la poigne de fer d'un dictateur." (1)


Selon le New York Times.

  • (...) Les forces américaines ont notamment eu recours à des drones Predator pour détecter, suivre et à l'occasion frapper les troupes du colonel, selon la même source.
  • Dans le même temps, la Grande-Bretagne, la France et d'autres pays ont déployé au sol des forces spéciales pour participer à l'entraînement et à l'armement des rebelles, ajoute le quotidien.(2)

 

 

Predator ! ... Les États-uniens dans leur infinie bonté - qui ne peut-être que de nature divine, personne ne saurait en douter - ont toujours l'infinie naïveté des puissants à énoncer eux-mêmes le fond de leurs intentions, ou à le laisser apparaître par quelque énormité, grossièreté de ceux qui n'ont guère à s'embarrasser de précautions, celles, notamment, qui auraient consisté à respecter, du moins faire semblant, les résolutions adoptées à grands renforts de spectacle par leur couverture onusienne. Mais au diable les couvertures, au diable, les précautions, au diable, surtout, les peuples, et, comme le dit si bien M. Mac Eron (tourne pas rond), au diable les droits de l'homme. La mariée est trop belle, Autant la violer sans plus attendre.

Voici qui a au moins le mérite de clarifier le sort que réservent à leurs peuples ces grands "démocrates". 

Mais que leur chaut, à ces peuples, pourvu qu'ils aient l'emballage ... et leur dinde.

 

 

Extraits du texte intégral de la résolution 1973 de l'ONU adopté à dix voix sur quinze et autorisant le recours à la force contre le régime de Kadhafi. (3)

  • Le Conseil de sécurité,
  • Rappelant sa résolution 1970 (2011) du 26 février 2011,
  • 4. Autorise les États Membres (...) à prendre toutes mesures nécessaires, nonobstant le paragraphe 9 de la résolution 1970 (2011), pour protéger les populations et les zones civiles menacées d'attaque en Jamahiriya arabe libyenne, y compris Benghazi, tout en excluant le déploiement d'une force d'occupation étrangère sous quelque forme que ce soit et sur n'importe quelle partie du territoire libyen, (...) ;
  • 13. Décide que le paragraphe 11 de la résolution 1970 (2011) sera remplacé par le paragraphe suivant : " Demande à tous les États Membres, en particulier aux États de la région, (...), afin de garantir la stricte application de l'embargo sur les armes établi par les paragraphes 9 et 10 de la résolution 1970 (2011), (...) ; s'agissant notamment de mercenaires armés, prie tous les États de pavillon ou d'immatriculation de ces navires et aéronefs de coopérer à toutes inspections et autorise les États Membres à prendre toutes mesures dictées par la situation existante pour procéder à ces inspections ".

 

 

  • AJOUT du 23/08/11 : Nicolas Sarkozy a été applaudi, lundi, pour son action, y compris au sein de l'opposition. Martine Aubry a reconnu qu'elle était "heureuse que la France ait été à cette initiative", même si cela "avait été un peu tardif pour la Tunisie et pour l'Egypte". "Il s'est engagé au bon moment", a dit Mme Aubry sur TF1 à propos de Nicolas Sarkozy. "Aujourd'hui, chacun peut se féliciter que la France se soit grandie en s'engageant avec détermination et succès pour gagner la bataille de la liberté en Libye", a ajouté Jack Lang. (4)


Dans le prolongement de ces irrespects des règles que se donne elle-même la domination comme sa garantie "morale" face à ceux qu'elle domine, voici ceux-là mêmes qui seraient censés provoquer un sursaut de conscience de la part des dominés, la "gauche" française, par la voix de l'un de ses organes les plus en vogue en ce moment, puisqu'il a l'heur de "se battre" - dans le cadre d'une campagne électorale - contre le gouvernement de ce pays par le biais de quelques divulgations.

Le site Médiapart titre son article "Chute de Kadhafi, et de 3", s'en réjouissant donc, oubliant la toile de fond sur laquelle se trament ces détricotages, quand après avoir installé des dictateurs à leur botte, les Occidentaux veillent à ce qu'ils continuent de leur servir de justification. C'est après que les USA se sont décridibilisés par leur politique de mise en place de dictatures fantôches (Chili), ou leurs agressions impérialistes (Irak) qu'il leur faut à présent se refaire une virginité en accompagnant les peuples - c'est-à-dire en les téléguidant - pour leur "libération", laquelle leur rapportera les dividendes escomptés.

C'est ainsi que la France, notamment, sera "récompensée" au prorata de balles dépensées (6). Un soutien particulièrement honorable donc, à peu près équivalent à celui d'un proxénète, et au moins aussi juteux.

 

  • "Et c'est tout un rivage de la Méditerranée qui, désormais, respire un air un peu plus libre que les remugles dictatoriaux qui l'étouffaient depuis la décolonisation : trois pays contigus désormais débarrassés de leurs dictateurs.
  • La Tunisie semble sur la voie, laborieuse, d'une démocratie pluraliste. Le cas de l'Egypte apparaît plus compliqué, avec un pouvoir militaire qui continue à tirer les ficelles, mais un retour à l'ancien régime semble peu probable. La situation de la Libye est un point d'interrogation. Durant ses quarante-deux années de règne sans partage, Kadhafi a détruit toutes les structures de ce qui pouvait ressembler à un État digne de ce nom, afin de concentrer tous les pouvoirs entre ses mains et celles de ses proches. La « gouvernance par l'anarchie » est un qualificatif approprié au style mis en place durant ces décennies de Jamahiriya.
  • Pas d'Etat, peu d'infrastructures, des allégeances tribales et régionales. Tous ces facteurs font craindre pour l'avenir du pays." (5)

 

"Des allégeances tribales" ! Mais quelle horreur, donc ! Ces gens là sont vraiment sous-développés qui ne connaissent rien de la représentation nationale, de la politique des partis, de sa corruption. 

Heureusement, grâce à l'Oncle Sam, ils vont pouvoir enfin "respirer librement" devant un tel spectacle.

 

Voici donc toute la "conscience" de cette "gauche", se pâmant devant le "libérateur" américain, qui continue de jouer son film en technicolor et 3D s'iouplaît.
Voilà qui plaît donc à cette "gauche" là, tandis qu'elle nous dit toute son admiration pour l'État et son souhait que cet État, que cette démocratie éreintée, finie, qui a déjà tout dit de ses limites et de ses offensives anti-sociales, que ces modèles para-militaires et de la prédation occidentale constituent LE modèle indépassable pour le monde même, au mépris des structures sociales existantes, contre elles, en dépit d'elles.

 

BEURK ! La "gauche" ! BEURK ! Beurk ! La dictature, c'est vous, qui finalement lui donnez corps, après que la droite l'ait installée dans les intentions.  

Sans doute aucun, respirerions-nous mieux si ces faux-nez évitaient d'obstruer la perspective des remugles de leur non-pensée, laquelle ne consiste rien moins qu'à applaudir au remplacement d'une dictature par une autre, au nom du fait que celle-ci ne pourra être que moins pire. Non seulement ces "bonnes âmes" se montrent capables de la supporter - somme toute, ce n'est pas si terrible, annoncent-ils à chacun de leurs prêches - mais, de plus, dans sa grande bonté, la bonne dictature les rémunère pour la soutenir, pardon ! pour faire semblant de la critiquer. Au jeu de "je te tiens ! tu me tiens .. !", les voici quasiment indispensables pour ne rien dire, voir ou entendre, ou, mieux encore, faire dans la confusion.

 

  • Signe que le changement de régime est perçu comme une bonne nouvelle pour le secteur, le cours de l'action du pétrolier français Total a grimpé de plus de 2 % à la Bourse de Paris lundi, tandis que l'italien Eni, également très présent en Libye, a bondi jusqu'à 7 %. (6)

 

Mais alors, nous aurions fait la guerre, dépensé de l'argent - en ces temps de disette - massacré des populations pour  que Total, Eni & consorts récupèrent de juteux contrats ?

Voici donc qui ne peut que réjouir nos "bons samaritains", de l'argent frais tout droit sorti de l'abattoir pour une entreprise multinationale qui paiera son obole pour "reconnaissance" des frais engagés par les caisses (vides ???) de l'État, qu'ils auront bientôt à gérer, en bons pères de famille, respectueux d'intérêts bien compris ?

L'argent, comme ils le savent si bien, n'a pas d'odeur, même pas celle du sang.

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      AJOUT DU 28/08/2011 - Article à lire sur le site Mondialisation.ca :

  •   - Chems Eddine Chitour, Quel avenir pour la Libye ? Nous sommes en 2030 : Les Arabes reviennent au nomadisme
  • «Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l'expédition de Chine. (...) Il y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde: cette merveille s'appelait le palais d'Été. (...) Cette merveille a disparu. Un jour, deux bandits sont entrés dans le palais d'Été. L'un a pillé, l'autre a incendié. (...) L'un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l'autre a empli ses coffres; et l'on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant.. Nous. Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voilà ce que la civilisation a fait à la barbarie».
  •  Victor Hugo, lettre au capitaine Butler 25 novembre 1861

 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26242 

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NOTES, LIENS & SOURCES 

 

1 - http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/08/22/les-rebelles-avancent-dans-tripoli-le-fils-de-kadhafi-arrete_1561915_1496980.html 

 

2 - http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/08/22/les-etats-unis-ont-intensifie-leur-activite-aerienne-en-libye_1561930_1496980.html 

 

3 - http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/03/18/le-texte-de-la-resolution-sur-le-libye_1494976_3212.html 

 

4 - NOTE du 23/08/11 -  http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/08/22/apres-avoir-ete-durement-critique-sarkozy-est-salue-pour-avoir-coordonne-l-intervention_1562302_1496980.html 

 

5 - http://www.mediapart.fr/journal/international/220811/chute-de-kadhafi-et-de-trois

(article payant)

 

6 - http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/08/22/le-petrole-priorite-des-rebelles-libyens_1562277_3212.html#ens_id=1481986

Publié dans : De la Guerre
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Le remplacement de l'homme est en cours d'achèvement, nous assure-t-on.

 

Dans le même temps que des chefs d'État sont gentiment orientés vers la sortie par leurs employeurs, après que quelques malencontreuses fautes professionnelles auront été mises en évidence dans leur gestion des affaires courantes du capitalisme dominant - quelques troubles téléguidés de ci, de là, toujours facilement susceptibles de dégénérer si l'on s'y prend de manière adéquate - permettant ainsi une meilleure "fluidité" des affaires, pense-t-on en haut lieu, un plus grand volume, une meilleure lisibilité, tous ingrédients d'une "bonne gouvernance" telle que l'auront établie quelques ingénieurs en "profitabilité",

dans le même temps donc, voici d'autres ingénieurs se penchant sur le meilleur moyen, le moyen scientifique - et donc au-dessus de tout soupçon, - d'enfin débarrasser  la Terre de ses mauvais penchants humains, de ses scories que sont les hommes, qui ne pensent au'au Mal quand il suffit de penser au Bien et à tous les profits que génère le simple fait d'y penser : les voici donc, Dr Mendélé d'un nouveau genre, à travailler à remplacer le sale cerveau humain - encombré de ses émotions manifestement pathogènes - pour n'en conserver que les admirables fonctionnements.

Un monde lisse, sans aspérités, sans profondeur donc, tel est l'unique projet dont procèdent ces orientations de la domination, laquelle ne travaille qu'à une seule chose ; régner sans partage, ce qui, dans son rêve d'absolu, signifie sans contradiction !... (1)

 

Imaginons, seulement, la révolution qui s'ensuivra : il suffira de programmer et hop ! le monde s'ouvrira à la page souhaitée, orienté par quelque moteur de recherche ad hoc en 0,06 secondes, un temps encore un peu long, il est vrai, mais n'est-il pas vrai que l'avenir, désormais nous appartient, je veux dire aux robots ?

Et songeons que les robots peuvent aussi supporter les émanations toxiques de l'industrie chimique destinée à leur fabrication et à leur entretien, de même qu'ils restent insensibles aux radiations. Que des avantages, vraiment, et l'on s'étonne qu'il n'y ait pas été plus tôt procédé. Le dieu Capital aura sans doute quelque peu traîné à ce salutaire "nettoyage", à cette "kärchérisation", mais la faute à qui ? Hein ? Je vous le demande ? Aux hommes, bien évidemment, encore, toujours, à ces paresseux d'humains ! Vivement qu'ils s'en aillent, que l'on puisse rester ensemble, entre robots de la meilleure génération.

 

http://www.20minutes.fr/sciences/772134-ibm-met-point-premiere-puce-imitant-cerveau-humain

 

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NOTES

 

1 - Tel est le cauchemard de la domination : la contradiction la fonde ; elle ne rêve que de la supprimer ; ce qui signerait aussitôt sa fin.

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MAJ 20/08/2011

 

Voici donc la sortie des classes, ou, plus exactement, celle de l'unique classe, censée faire la pluie et le beau temps sur cette planète, SON temps, il s'entend, avec les moyens de sa domestication de la force animale, humaine, mécanique, et bientôt, même, si l'on en croit ses expériences menées en ce sens, climatiques. On n'arrête pas les progrès de la domestication ...

 

Après le petit Bratton, venu docilement prêter main forte à la domination anglaise - moyennant finances, cela va de soi , toute basse besogne mérite salaire -, quelque deux siècles après la révolution américaine, façon de lui assurer encore de beaux jours face à ces salauds de pauvres qui veulent tout de ce qu'ils ont fabriqué et ne rien payer à leurs légitimes voleurs, voici le Buffet qui sort de son placard ; puis le Soros,  spéculateur légitime venant porter secours aux États en leur filant quelques tuyaux de bonne conduite et, pour clore ce joli bouquet de pingouins, voici le prix Nobel de la paix - (si ! si !) Ha ! Ha ! Ha ! - EXIGER - rien de moins - d'un autre chef d'État  qu'il démissionne, - qu'il se rende, en clair, face à l'invincible armada de la communication planétaire des forces du Bien - comme un vulgaire laquais de son entreprise.

 

C'est donc un véritable florilège, la foire aux guignols, à la fête comme si nous y étions : des spéculateurs viennent faire la morale aux États, - M. Cameron, digne héritier de Thatcher, l'Attila moderne passé sur les pelouses anglaises, donne le La, qui parle d'effondrement moral (sic !)  - leur dictant leur consuite à tenir, annonçant ouvertement que le petit personnel politique est vraiment incompétent.

Qui mieux en effet qu'un employeur peut congédier son laquais quand celui-ci ne lui donne pas toute satisfaction ? C'est donc en connaisseur avisé de ce À QUOI DOIT SERVIR L'EUROPE, que celui qui  aura mis à genoux la banque d'Angleterre - rien de moins, et sa £ règnant sur un empire à coté duquel l'Europe est un trou à rats -, signifie, au nom de la classe qu'il représente, aux commis-voyageurs qu'elle aura mis en place, qu'ils ne sont  pas assez rapidement efficaces pour faire aboutir le seul projet qui leur tient à cœur, une Europe intégrée, téléguidable en dépit des peuples et de l'histoire.

 

C'est donc aux spéculateurs, aux aventuriers de l'économie de casino, aujourd'hui, qu'il appartient de rassurer les peuples, quand les politiques se sont si notoirement discrédités par leur servilité, leur incurie, leur cupidité !... 

AJOUT du 20/08/2011 - Et les voici, ces petits commis aux affaires, nous affliger de leur pas de deux, un coup oui, un coup non, se demandant comment ils vont bien faire pour satisfaire leurs employeurs à faire avaler aux peuples l'amère pilule d'une Europe devenant par la magie de la baguette des "marchés" un espace politique intégré ...

"La Bourse ou l'État !", s'essayent-ils - pathétiques au possible, pour ne pas dire hilarants - à pousser la chansonnette, sur fond de grosse caisse électorale, l'arête en travers du gosier de leur égo présidentiel - gageons qu'ils vont apprendre à chanter -, en ceci relayés par tous les Médecins de Molière se pressant au chevet de l'économie, pressés qu'il sont de faire reconnaître leur "expertise" (dont on a déjà pu voir ce qu'elle a donné !), jappant, s'alarmant de ce que  «Les financiers sont en train de tuer le capitalisme» - lequel était si vivable dans le bon giron de l'État (1).

Outre que l'on devine mal comment le capitalisme pourrait faire AUTREMENT que de suivre ses logiques de phagocyte - comme vont à la mer les fleuves -, ces doctes personnes voudront bien nous expliquer en quoi l'État américain  a su éviter "la crise" ... Ah ! Oui en transformant la dette privée en dette publique, il l'a en effet évitée aux banques pour la faire porter par les contribuables de la planète ! Belle compétence, en vérité ! Belle servilité, surtout.

Et c'est donc en servile laquais que M. Obama continue de remplir ses bons offices au service du dieu "marchés". Bien en peine de faire quoi que ce soit d'autre, à présent, que ses courbettes journalières avec son air de dire la messe, le voici qui vient de s'y atteler à nouveau - feignant le matamore, histoire de faire glisser sous le fil du micro son larbinisme -, signifiant son congé à un autre laquais, le méchant Syrien qui, comme Khadafi, ne laisse pas son peuple "libre" ... de s'empoisonner chez BouffeMerde & Co tout en matant les PomPomGirls à la gentille TVWallStreet. "Roi du monde" se faisant le diktaphone des marchés ! lesquels ont organisé tout ce ramdam au Maghreb et en Égypte, téléportant une révolution par réseaux sociaux interposés, pour en avoir RAPIDEMENT les bénéfices, c'est-à-dire une reconfiguration de la zone des tempêtes afin que leur tête de pont soit enfin à même de contrôler véritablement la région des puits. (2)

 

En parlant de puits, voici donc la vérité qui en sort, avec la récréation.

Qu'est-ce qui fait donc soudain s'agiter et sortir du bois ceux qui, jusqu'alors, ont surtout veillé à préserver le paravent de la médiation "politique" ? L'incompétence notoire de celle-ci, qui peut leur faire craindre des jours peu favorables ? ou, bien au contraire, l'euphorie des profondeurs du chaos, ne laissant plus de doute aucun sur les perspectives de juteuses affaires ?

La classe qui domine le monde, la classe des affairistes - des pillards, pour être plus précis -, organisés autour de la valorisation du capital contre tout le reste de la planète - qui ne leur sert que de champ de rapines -, cette classe donc, en vient à étaler sur la place publique ce qu'elle est et veut - à la manière des épiciers de l'agora grecque, son modèle - puisque plus rien, manifestement, ne semble en mesure de lui opposer quelque résistance, aucune critique réelle ne la combattant.

 

Et la voici tourmentée, prise dans un faisceau d'injonctions paradoxales.

D'un coté, très logiquement, la voici prise par l'euphorie de ses certitudes. À ne plus rencontrer le monde - tel le général s'avançant loin en profondeur sur les plaines désolées d'une terra nullius -, elle finit par croire qu'il n'existe pas, ainsi que le signifiait déjà leur grande prêtresse, la diva Thatcher.

D'un autre, la voici à ne pouvoir ignorer ce monde, et à devoir se le figurer sans cesse comme un phantasme, celui de l'ennemi, dont la réalité refabriquée doit lui rappeler sa propre réalité d'ennemi en ce monde, contre ce monde. Mais, de même que cet ennemi d'opérette justifie de toutes les précautions, les préventions qu'elle doit prendre, il n'est là que pour être dominé et la rassurer, lui rappeler, afficher sa toute-puissance, à elle-même comme à son ennemi réel. Elle s'en persuade, TIENT à s'en persuader ; une telle auto-persuasion  une telle auto-proclamation en vient à lui tenir lieu de TOUTE RÉALITÉ.

Et la voici, cette Sainte Alliance des profiteurs et faiseurs de guerre et de désespoir, à danser en rond, encore, pour une dernière bourrée.

 

Le sait-elle, seulement ? C'est aussi le moment où, se croyant à l'abri, en terrain découvert, la voici bête et sans plus de défense, tirable comme un lapin, la vitesse en moins.

Seul l'observateur réel, tapi dans les rets de l'irréalité de ce monde, l'aura remarqué : elle n'en contrôle déjà plus rien  ;  le seul remède à l'autisme de la toute-puissance est sa chute.

 

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FLORILÈGE DE LA DÉRAISON, ou les marchés dictant désormais sur la place publique leurs diktats aux États

 

  • "Barack Obama a exigé pour la première fois, jeudi 18 août, le départ du dirigeant syrien Bachar al-Assad."

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110818.OBS8748/syrie-barack-obama-reclame-le-depart-de-bachar-al-assad.html

 

 

  • A court terme, que faire ?

Les euro-obligations sont la solution ultime. En attendant, le conseil des ministres européens des finances doit autoriser la BCE à fournir de la liquidité pour permettre aux Etats de se financer à des taux raisonnables. Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) pourrait aussi être utilisé comme une banque et emprunter à la BCE avec une garantie des Etats. Cela pourrait être une solution temporaire, jusqu'à la création des euro-obligations. Le problème ensuite sera de fixer une limite aux emprunts des différents Etats.

  • En 1992, vous avez parié sur la sortie de la livre sterling du système monétaire européen (SME), avec succès. Les marchés peuvent-ils gagner contre l'euro ?

Certainement. La zone euro telle qu'elle est construite n'a pas d'autorité budgétaire et fiscale. Tant que cette puissance n'existera pas, le marché pensera qu'il peut gagner.

  • Faut-il autoriser des pays à sortir de la zone euro ?

Oui. L'euro peut survivre à la sortie de pays comme la Grèce ou le Portugal, de taille modeste. Mais l'Union éclaterait si c'était le cas de l'Italie ou de l'Espagne. Il faut donc distinguer les petits pays des grands. Mais même si un petit pays comme la Grèce abandonnait l'euro, cela provoquerait un chaos, l'effondrement de son système bancaire. Autoriser un pays à quitter la zone euro réclame donc une préparation minutieuse. Il faut s'assurer que les prêteurs ne sont pas spoliés, garantir les dépôts des épargnants et faire en sorte que les banques restent debout. Tout cela doit être écrit noir sur blanc.

  • Que faire ?

En Grèce comme en Espagne, il faut mettre en place des réformes structurelles ; rendre plus flexible le marché du travail et gagner en compétitivité. Mais la demande intérieure doit aussi être stimulée. Il faut établir des règles qui autorisent les pays dont le chômage est élevé à rester déficitaire. Le problème est que l'Allemagne a des idées fausses à ce sujet. Elle aimerait que tous les pays aient des budgets à l'équilibre.

  • Aux Etats-Unis, le milliardaire Warren Buffett propose d'augmenter les impôts des "super-riches" pour participer à l'effort national. Etes-vous d'accord ?

Bien sûr. Warren Buffett est un investisseur talentueux et malin. Il réfléchit à long terme et sait défendre les intérêts des surper-riches. Il a conscience que si les riches ne font rien aujourd'hui, ils se mettront le public à dos dans les prochaines années.

 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/08/17/l-europe-est-en-danger_1560364_3234.html

 

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NOTES, SOURCES & LIENS

 

2 - NOTE DU 20/08/11 - - http://www.mediapart.fr/journal/economie/190811/robert-boyer-la-crise-est-plus-grave-que-celle-de-1929

(accès payant)

 

2 - NOTE DU 19/08/11 - Nous signalerons à la lecture cet article de M. Chossudovsky établissant la stratégie de la domination aux Proche et Moyen-Orient, et jusque vers l'Asie centrale, dans le sens d'une guerre contre l'Iran.

À y regarder de loin, cette stratégie vise à un encerclement du géant chinois, dont nous disions, il y a une décennie, lors de l'attaque contre l'Irak, qu'il était déjà dans les visées de l'estomac du Bush.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=26064

La Chine, qui depuis quelques années,  se fournit abondamment en acier, commence à s'armer, en conséquence de tout le bien que l'Occident lui veut, et ses manœuvres navales en Mer de l'Asie du Sud-Est, - ce second Golfe persique quant à son activité maritime internationale -, sont une avant-première de ce qui se dessine. Quelques provocations bien senties, et hop ! voici "l'humanité"- puisqu'il est ainsi convenu de nommer la pire bestialité - repartie pour un tour.

Décidément, le capitalisme ne saurait être qu'une économie fondée sur la guerre, la destruction, les ravages, dont il escompte bien qu'ils alimenteront les caisses de tous les corbeaux de cette économie de guerre.

Voilà, dans le même temps, ce qui lui permet de faire passer aux oubliettes médiatiques, l'essentiel de ses destructions, celles occasionnées par une autre guerre bien réelle - qu'il mène bien contre son gré contre la possibilité même de la vie sur Terre, conséquence logique et incontournable de ses développements -, celle de son énergie nucléaire, dont les bouches mortifères continuent de ravager la planète de leur atmosphère empoisonnée.

 

LE CAPITALISME ? C'EST LA MORT RAMPANTE ET GALOPANTE.


Il faut vraiment être un SALAUD DE PAUVRE - c'est-à-dire une telle absence d'esprit tout entier tourné vers la seule préroccupation de se nourrir, de se perpétuer, de SURVIVRE -, pour ne pas en prendre conscience et laisser continuer de se répandre, de se développer sur son dos LA BÈTE IMMONDE.

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Percevant le caractère hautement moral de ses méthodes, le clown en charge des affaires publiques de Grande-Bretagne vient de découvrir en "l'effondrement moral" de la société britannique les raisons profondes de ces émeutes, dont il a bien compris qu'elles ne sauraient être le fait de citoyens britanniques, respectables par essence, mais de ramassis de "racailles", ce qui, in english, se résume en un seul mot, gangs.

N'aurait-on pas déjà entendu cette chanson quelque part  ?...


La solution s'impose alors d'elle-même, comme mathématiquement : après avoir dû débaucher le champion des écoutes "morales", et avoir voué à la vindicte populaire quelques têtes prises dans les œils zindiscrets de Big Brother, voici racolé le big champion de la lutte ant-gangs aux USA (tout, là-bas, y est big. Voilà qui impressionne) (1). C'est bien connu :  il n'y a pas de situations humaines, il n'y a que des problèmes, et leurs solutions transposables.  

Que the big chief vienne donc à la rescousse de mon impuissance, aura-donc osé afficher le rosse beef ! Quelle cuisante déculottée, qui témoigne assez de ce que ces messieurs n'en sont plus à une humiliation près pour garder la tête hors de l'eau, prèchant ce culte de la force et de la violence qu'ils condamnent quand ils le  retrouvent mis en actes par les prolétaires !

AJOUT du 16/08/11 - "Tolérance zéro", annonce-t-on sous forme de menace pour ces dernières roues du carosse, mais TOLÉRANCE ILLIMITÉE pour les banquiers et autres délinquants de la finance qui, quant à eux, ne metent pas du tout en péril la sureté de l'État ... Non ! Ils le mettent simplement à genoux, le ridiculisent, et mettent sur le pavé des millions de gens.


Mais puisque ce ne semble pas être le tout que d'"éradiquer", qu'il faille aussi se permettre si ce n'est de comprendre, du moins faire semblant, d'où surgit cette "racaille" et ses "gangs", voici l'analyse particulièrement originale - qui y aurait pensé ? - du même  M. Cameron : "pendant des années, notre système a encouragé les pires comportements dans la population, a encouragé la paresse (...) et découragé le travail" (!).

Et, puisque du boulot, automation et délocalisations obligent, il n'y en a plus en Europe, le S.T.O., voilà la solution miracle hautement "morale" en temps de crise, selon M. Cameron, chef de guerre, incitateur de guerre civile et, comme on le voit, libérateur de l'Europe de ses "classes dangereuses" (voir notre article S.T.O.).

Pour le moins, la dite "crise" aura-t-elle SERVI à cela : il suffit donc de remettre ces salauds de pauvres au turbin, vite fait, bien fait, afin que les trottoirs soient bien propres, et qu'enfin, dignement "occupés" à les balayer, ils ne pensent plus à leur situation amorale.  


Le travail gratuit, toute société démantelée - à l'exception de la "bonne", il s'entend - voilà sortie tout droit de quelque bible du XIXè siècle, une solution "moderne", à n'en pas douter, pour le XXIè.  

EN ARRIÈRE TOUTE ! Doux rêve du capital qui, tel l'enfant en proie à la douleur veut revenir dans le giron de sa tendre maman, voudrait retrouver ce temps béni où il était encore associé aiu "Progrès" de la machine libératrice de l'homme - libération conditionnée, cependant, à ce que celui-ci, tel la'agneau pascal, ait l'heur de croire en ses bienfaits plutôt qu'en son prochain supplice. Las ! Le capitalisme ne peut plus rien faire croire. Tel le capitaine d'une armée en déroute, le voici qui doit faire abattre ses chiens galeux qui, déjà, le mordent aux jarrets.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/15/david-cameron-veut-s-attaquer-a-l-effondrement-moral-de-la-societe-britannique_1559865_3214.html#ens_id=1558316

 

"ARBEIT MACHT FREI !"

 

 

 

«Tous dans le même bateau»
En 2010, le salaire mensuel moyen des dirigeants des cent plus grandes entreprises cotées à Londres atteignait 312 250 livres (360 000 euros), soit 145 fois le salaire mensuel médian (qui divise la population en deux, l’une gagnant plus, l’autre moins).
(...) Le patrimoine des mille Britanniques les plus riches s’est établi à 396 milliards de livres (455 milliards d’euros), contre 333,5 milliards de livres (384 milliards d’euros) un an plus tôt, une hausse de 18,7 %. Sur la même période, la croissance affichait une hausse de 1,7 %.
Source : The Guardian (sauf mention contraire, chiffres pour 2010).
http://www.monde-diplomatique.fr/2011/06/A/20682 
Modifié le 16/08/11
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NOTES, SOURCES & LIENS  

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Le journal Daily Mirror publie ce matin en première page la photo d’une mère qui a dénoncé sa fille de 18 ans à la police. Elle lance un appel aux parents de casseurs : « dénoncez votre enfant, ça fait mal mais c’est ce qu’il faut faire ».

 

Actrice prostituée aux somptuaires émoluments de la propagande des modernes Kommandantur, ou mère indigne, qu'importe, désormais, puisque toute la réalité de la moderne aliénation à l'argent se trouve ici résumée, d'un coté, comme de l'autre. Il n'existerait, en effet, selon l'État, et sa police, PLUS RIEN D'AUTRE  qui mérite considération, puisque le scandale, désormais, ne saurait nullement de crever comme un chien galeux sur les trottoirs au pied des banques, mais d'oser récupérer ce que le peuple aura produit, OSER PILLER LES VOLEURS

AJOUT DU 15/08/11 - C'est sans doute horrifiées d'une telle audace que les voix de ce qu'il est convenu d'appeler la "gauche", en France, ou bien se contentent de n'en surtout rien dire,- seul celui qui ne fait rien ne se trompe jamais -, ou bien diffusent elles-mêmes des photos des émeutiers à visage découvert * - aide-toi, le ciel t'aidera -, ou bien se croient obligées, rien de moins, de justifier les émeutes en les fondant sur la situation sociale des quartiers qu'elles ont touchés **, alors même que ce qui DEVRAIT SURPRENDRE est bien plutôt que ces populations ainsi soumises ne se révoltent pas.

 

Dans le centre-ville, la police a installé ce qu’elle appelle « un digi van », une fourgonnette avec un écran de 6 m2 qui montre en boucle 50 images de casseurs prises par les caméras de vidéosurveillance des magasins pillés.

A Manchester, des « digi van » roulent dans les quartiers. Les photos des casseurs sont aussi montrées sur des écrans géants sur la plus grande place de la ville. (1)

 

AJOUT DU 14/08/11

Image après image, ces criminels (sic !) seront identifiés et arrêtés et nous ne laisserons pas ces inquiétudes bidons concernant les droits de l’Homme s’immiscer dans la publication de ces photos et dans l’arrestation de ces individus”, a déclaré le Premier ministre David Cameron. (2)

Il est vrai qu'en matière de droits de l'homme, ce premier bidon en connaît un rayon, lui dont les amitiés vont jusqu'à faire embaucher comme conseiller du prince un délinquant pratiquant, de notoriété publique et condamné pour cela, les écoutes téléphoniques illégales.  (3)

S'il fallait verser dans la théorie du terrorisme d'État, on pourrait sussurer que ces émeutes, liées à l'assassinat - non élucidé (4)- d'un Antillais, Mark Duggan, par des tireurs d'élite de la police, viennent, à point nommé, occuper le devant de la scène et faire ainsi disparaître, de facto, aux oubliettes médiatiques, cette sale affaire d'écoutes illégales en un temps où les mesures anti-sociales de l'héritier de Thatcher en faveur des banques pourraient menacer la paix sociale. D'une mêche jetée dans la poudrière sociale et prenant au-delà de toute espérance, deux coups : les Anglais pourraient regarder à deux fois, désormais, avant que de se lancer dans la bataille de rue.


Nous ne savons rien des arcanes du pouvoir, et il serait donc aisé de nous laisser aller à cette façon d'"analyse", SI FACILE et flattant notre sentiment de la séparation - à laquelle se résolvent déjà ceux-là mêmes qui, férus des coups fourrés pour les pratiquer eux-mêmes, entretiennent ce type de mythologie d'un État surpuissant, omniscient, omnipotent (voir à ce propos notre article Du "complotisme").

Ne saurait cependant tenir lieu d'analyse un sentiment. Qu'il nous suffise, alors, de considérer à quel point l'État, en charge de la sureté de ses citoyens -  qui payent  pour cela des impôts au seul détenteur de la violence légitime, - est dépassé en tout, y compris par ses propres "services" lesquels peuvent désormais prendre des initiatives, puisque l'autorise, en effet, la décomposition de l'État, dont la dernière planche de salut semble être d'encourager, d'entretenir, de fomenter l'ambiance délétère qui circule sur la planète et en Europe, en particulier : "lutte contre la délinquance" dans les bas-quartiers, quand la vraie délinquance est désormais banquière, "lutte contre la drogue", quand sa culture est planifiée par la coalition en Afghanistan même, ethnicisation, militarisation des forces étatiques censées faire régner l'ordre quand elles ne font qu'attiser le feu de la haine par des propos et des méthodes qui disent tout de leur endoctrinement raciste qui leur tient lieu de gnôle avant la charge.

C'est bien cette ethnicisation, ce racisme qui auront été d'abord le leit-motiv du message médiatique d'État pour discréditer les émeutiers  et ce n'est qu'après que celui-ci ait fait long feu devant la réalité des faits - de jeunes blancs arrêtés en nombre - qu'il aura été simplifié en la seule  langue que connaisse l'État aujourd'hui, celui de la GUERRE SOCIALE. 

 

C'est même précisément à la mesure de ce que l'État, aujourd'hui, ventripotent  - tant il est PARTOUT présent désormais, et impotent du fait même de cette omniprésence, doit se donner des allures de matamore, afin de justifier de son rôle auprès de populations dressées à être "protégées" - la condition même de leur servilité - et les rassurer que "tout est pour le mieux, que la situation est sous contrôle".

Ce sont donc  les histrions qui lui servent de représentation sociale, ces marchands du sommeil grassement rémunérés, qui seront ici à la manœuvre, en tirant le meilleur parti post-festum, en opportunistes avisés qu'ils sont - c'est même là leur seul talent, celui de savoir gérer leur carrière de main de maître. C'est ainsi qu'après avoir diffusé en boucle sur toutes les chaînes et réseaux dits "sociaux" l'agression d'un jeune malaisien par des "émeutiers", le gouvernement britannique pourra se vanter d'avoir dressé la population des esclaves anglais contre les émeutiers, aidé en cela par des marques voyant là une occasion de se faire de la pub en promettant - réalisme oblige - des "récompenses" à ceux qui rapporteraient des objets récupérés !...

 

Alors même que cette arrogante démocratie fait la publicité de sa supériorité en donnant à la planète des leçons de "démocratie", faisant la guerre pour cela, renversant des dictateurs qu'elle aura elle-même mis en place au nom de la liberté des peuples et de la honte qu'il y aurait à bafouer les "droits de l'Homme", voici, en leur patrie même, les derniers oripeaux de l'habeas corpus laisser la place au retour en force du droit seigneurial moyen-âgeux du pilori ; un réel "progrès", censé rétablir l'ordre d'une société que la machine à vapeur et le vampirisme capitaliste auront décomposée au-delà des limites permises au peuple.

Les vrais bandits, quant à eux, peuvent bien continuer de battre la campagne et poser leurs ultimatums aux États de payer ce qu'ils doivent.    

 

C'est évidemment ce sens bien compris du ciment social par le "bouc émissaire" qu'utilisèrent les pouvoirs totalitaires, au premier rang desquels les nazis, par l'usage de la délation, laquelle instaurait l'autorité de l'État, c'est-à-dire de sa bureaucratie, contre celle de la famille, ce contre-pouvoir qu'il lui fallait dissoudre en le dénonçant, aux enfants, comme "arriéré" et "antisocial". (5)

Pour paraphraser, c'est-à-dire corriger, la structuraliste Julia Kristeva s'exprimant à propos des nazis, "En s’interdisant de penser, de poser des questions, le bureaucrate se contente d’obéir ".

 

Voici donc cette "démocratie" réduite à la dernière abjection, (6) dont on peut dire qu'elle traduit bien son essence religieuse dans sa croisade pour "purifier", c'est-à-dire soumettre, le peuple aux anges du Bien que sont les banques et leurs prêtres du Polit Buro new look.

 

Le Premier ministre britannique a déclaré que les émeutiers devaient être exclus de leur logement social (1)

 

Voilà qui ne saurait mieux tomber en ces temps de disette, où même l'ordinaire de la survie doit être servi sur un plat d'or à not'bon maître :  le capital, lequel, de New York à Damas, en passant par Pékin, Londres ou Moscou, impose partout sa fulgurante "démocratie" par sa machine de guerre, ce "droit des peuples" à ne servir qu'un seul dieu, l'argent. 

 

Modifié le 15/08/11
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NOTES, LIENS & SOURCES

 

* http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20110809.OBS8313/la-police-de-londres-publie-des-photos-d-emeutiers.html 

 

** http://www.mediapart.fr/journal/international/150811/les-emeutes-en-grande-bretagne-nauraient-du-surprendre-personne

(accès payant)

 

1 - http://www.rfi.fr/europe/20110813-population-britannique-mobilisee-contre-casseurs 

 

2 - Andy Coulson a démissionné en 2007 de la rédaction en chef de News of the World après les premières révélations d'écoutes illégales de la famille royale. Quelques mois plus tard, il a été engagé par David Cameron comme directeur de la communication du Parti conservateur, alors dans l'opposition.

http://www.franceinter.fr/depeche-david-cameron-defend-sa-bonne-foi-dans-l-affaire-des-ecoutes

 

3 - http://www.france24.com/fr/20110813-royaume-uni-emeutes-britanniques-mobilises-identifier-coupables-photos-delation-cameras-surveillance


4 -  Mark Duggan a été tué à Tottenham, au nord de Londres, dans des circonstances qui n’ont pas encore été élucidées, lors d’une opération policière contre la criminalité. Une autre enquête est menée, conduite par une commission indépendante (Independent Police Complaints Commission, IPCC), alors que, selon la presse britannique, les policiers auraient ouvert le feu sans avoir été attaqués. Jusqu’ici, selon la version de la police, Mark Duggan aurait ouvert le feu sur un officier, avant d’être abattu. Une arme aurait même été retrouvée près du corps. Thèse que récusent les proches de la victime pour qui le récit des policiers ne cadre pas avec la personnalité de Duggan, dont le casier judiciaire était vierge. Les résultats de l’enquête balistique sont attendus.

http://www.humanite.fr/monde/la-mort-suspecte-de-mark-duggan-477577


5 - Elle fut largement utilisée, par le biais de promotions ou récompenses, dans le cadre du colonialisme et l'oppression des occupants contre les indépendantistes dans les zones colonisées.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, elle est rendue obligatoire et encouragée par les services de renseignements du Troisième Reich. Elle devient une arme gouvernementale contre la résistance (politique), accusée de terrorisme, dans tous les pays alors occupés par l'Allemagne.

Aux États-Unis, le maccarthysme incite à la délation des personnes soupçonnées d'activité communistes. En URSS et dans les pays qu'elle occupe après le Seconde Guerre Mondiale, la délation est une pratique qui sévit dès l'école primaire. Les enfants sont encouragés à dénoncer leurs parents si ceux-ci émettent des idées différentes de celles que la propagande relayée par le système scolaire leur inculque. Le summum est atteint en RDA avec la STASI qui gangrène toute la société, personne n'est plus à l'abri d'un parent ou d'un voisin malveillant. http://fr.wikipedia.org/wiki/Délation

 

 6 Abjection. Condition servile qui fait tomber une personne dans le mépris.

  ( ...) dans ce sens, abjection se prend en bonne part, l'humiliation devant Dieu étant considérée comme une vertu. Trév. 1752. Terme jur., « aliénation » ou mieux « redevance » (cf. étymol.) : Ledit frère Jehan sera tenus de fere le fait de la baillie et a soustenir tous les frais, missions et coustemens et paier ledit chapitre, avecques autres subvencions ou abjections quelconques. (ds Gdf., réf. ds étymol.). http://www.cnrtl.fr/definition/abjection

 

 

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Les magistrats ont conclu que la gravité des accusations permettait de mettre en cause M. Rumsfeld pour avoir autorisé des techniques d'interrogatoire assimilées à de la torture ou pour ne pas avoir mis un terme à ces pratiques, alors qu'il avait été averti par de nombreux rapports de dérives dans le traitement des détenus. L'ancien secrétaire américain à la défense avait autorisé la CIA et les militaires américains à avoir recours à des techniques d'interrogatoire durcies après les attentats du 11 septembre 2001.
http://www.lemonde.fr/international/article/2011/08/09/tortures-la-justice-americaine-autorise-les-poursuites-contre-donald-rumsfeld_1557610_3210.html

 

 

 

(...) les images qui passent en boucle sur les chaînes d'information, montrant des bâtiments en feu et des jeunes armés de battes de baseball en train de saccager des magasins, risquent de ternir l'image de la Grande-Bretagne. "C'était de la violence gratuite et du vol opportuniste, rien de plus, rien de mois. C'est absolument inacceptable", a déclaré le vice-Premier ministre Nick Clegg.
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110809.OBS8287/les-emeutes-en-angleterre-font-un-mort.html


Centres commerciaux en flammes, immeubles incendiés, véhicules détruits, magasins pillés, résidents dévalisés… Les quartiers visés ressemblent à une "zone de guerre", pour reprendre l'expression de la députée travailliste d'Hackney, Diane Abbott.
Comme l'a déclaré le vice-premier ministre, le libéral-démocrate Nick Clegg, "la vague de violence gratuite n'a absolument rien à voir avec la mort de Mark Duggan", du nom du jeune Antillais, père de famille tué, jeudi 4 août, par les tireurs d'élite de la Metropolitan police (Met) dans des circonstances non élucidées.
(...)
A un an des Jeux olympiques de Londres, les responsables s'inquiètent de l'effet des images de dévastation diffusées en boucle à l'étranger. Le quartier de Stratford, dans l'Est londonien, où sont situés les installations sportives et le village olympique, est, à l'instar de Tottenham, l'un des quartiers pluriethniques les plus pauvres de la capitale.
http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/08/09/emeutes-a-londres-les-forces-de-l-ordre-depassees_1557592_3214.html#ens_id=1557163

 

Las, ils semblent préférer, aux jeux du cirque, le sport de rue ....

 

 

Je découvre avec stupéfaction qu’au Val-d’Argenteuil, gare qui se situe entre les deux autres, les règles diffèrent encore. Il faut un titre de transport ou un passe Navigo pour entrer dans la gare, mais aussi pour en sortir. C’est-à-dire que si l’on a pris le train sans billet, on ne pourra plus sortir de la gare autrement qu’en escaladant le portillon ou en passant derrière quelqu’un. Il s’agit bien évidemment de gêner les fraudeurs, et des contrôleurs et des policiers sont régulièrement postés derrière les portillons, prêts à prendre les contrevenants sur le fait.
Il est logique que l’on ne puisse pas entrer dans un lieu privé (puisque, manifestement, les quais de gares ne sont plus des espaces publics), mais je me demande s’il est tout à fait normal qu’on ne puisse plus quitter un lieu entièrement clos : n’est-ce pas une forme de séquestration ? Imaginons que nous entrions dans un cinéma sans ticket. C’est illégal, oui, mais serait-il admissible de nous bloquer à l’intérieur une fois que nous y sommes entrés ? On me dira que la même chose existe aussi dans le RER, où il faut un ticket pour entrer et un autre pour sortir. Néanmoins, sur le réseau Transilien, c’est une nouveauté.
(...)
le Val d’Argenteuil n’est pas n’importe quel quartier d’Argenteuil : c’est une zone d’urbanisme prioritaire, dont le niveau social est nettement inférieur à celui des autres quartiers de la ville. C’est dans le quartier du Val d’Argent que, en 2005, le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy avait qualifié un groupe de jeunes de « racailles », mot abondamment relayé qui a, disent certains, participé au déclenchement des émeutes des banlieues dix jours plus tard et a achevé de faire la mauvaise réputation du quartier [3].

Rien de surprenant, finalement : le niveau de liberté de circulation de l’individu est ici relatif à ses conditions d’existence et à la méfiance qu’il inspire. Cette entrave absolument intentionnelle à ses déplacements ajoute une couche de violence symbolique à l’encontre d’une population qui a toutes les raisons de se sentir enfermée dans un quartier où les commerces sont rares et où, malgré de grands plans de rénovation, la situation sociale et économique ne semble pas changer énormément. Nous ne sommes pas encore tout à fait dans Escape from New York (John Carpenter, 1981), où Manhattan est une prison géante entourée de murs immenses, ni dans Banlieue 13 (Pierre Morel, 2004), où les habitants des cités de Seine-Saint-Denis sont eux aussi circonscrits à une enceinte de béton.
Nous n’y sommes pas encore, du moins pas aussi franchement.
http://blog.mondediplo.net/2011-08-08-Permission-de-sortie

 

 

La police londonienne a mis en ligne, mardi 9 août, sur le site de partage de photos "Flickr", une série de clichés d’émeutiers afin que la population puisse les aider à les identifier.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/vu-sur-le-web/20110809.OBS8313/la-police-de-londres-publie-des-photos-d-emeutiers.html 

 

 

(...) la messagerie du BB, sécurisée grâce à un algorithme de cryptage Triple DES, s’est avérée redoutable ce week-end au Royaume-Uni. Ce système sécurisé est beaucoup plus difficile à suivre que les habituels réseaux sociaux. Ces derniers, plus transparents, avec des discussions quasi publiques, sont facilement accessibles et traçables, si nécessaire, par la police.

(...) Les soupçons concernant la force de nuisance de la messagerie BB dans la propagation de ces émeutes sont si importants que la firme canadienne a décidé ce jour de collaborer avec la justice anglaise.

La fracture avec le réseau social classique était même grande car au même moment sur Twitter les messages avaient plutôt un caractère négatif concernant les émeutes. Et sur la page Facebook en hommage à Mark Duggan, dont le décès est à l’origine de ce mouvement de révolte, on déplorait vivement les événements. D'ailleurs, depuis aujourd'hui ce sont des initiatives de nettoyage qui se sont organisées sur le réseau social et la Toile…

http://www.rfi.fr/europe/20110809-velo-blackberry

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"Ce n’est pas l’essor énorme des marchés financiers qui cause la détresse actuelle. Il n’était lui-même pas une cause mais une conséquence,"

Le point de vue ici rapporté inverse la perspective le plus souvent énoncée à propos de la crise, démontrant sa réalité subie par le système - ses logiques internes, c'est-à-dire ses contradictions.

Il nous semble apporter un éclairage en amont du point de vue énoncé sur ce blog, quand, pour notre part, nous nous sommes plutôt attachés à décrire et fonder en ses logiques propres, une crise "déployée" par un système ne rencontrant plus de résistances - tant celles-ci ont été soit amollies, soit liquidées -, jusqu'à scier la branche sur laquelle il était assis, précipitant sa chute en emportant, dans une forme de pillage émeutier tout ce qu'il y a à prendre, selon cette politique du "après-moi le déluge" qui le caractérise si bien et qui ne lui a pas si mal réussi jusqu'à présent. On voudra bien le prendre en considération.

 

 

Crash course 1

Une nouvelle version de la légende du «coup de poignard dans le dos» 2 circule: «notre» économie aurait été la victime de l’avidité sans borne d’une poignée de banquiers et de spéculateurs. Gavés d’argent bon marché par la Banque Centrale Américaine et soutenus par des hommes politiques irresponsables, ils auraient mené le monde au bord du gouffre tandis que les «honnêtes gens» seraient les dindons de la farce, comme toujours.

Rien n’est objectivement aussi faux et idéologiquement dangereux que ce tableau reproduit à l’envi dans l’opinion publique. C’est tout le contraire. Ce n’est pas l’essor énorme des marchés financiers qui cause la détresse actuelle. Il n’était lui-même pas une cause mais une conséquence, une manoeuvre d’évitement visant à esquiver la bien réelle crise sous-jacente à laquelle la société capitaliste était contrainte de se confronter depuis les années 1970.

C’était la fin du boom d’après-guerre, et de la longue période de croissance économique rendue possible par la généralisation des modes de production industriels et leur expansion dans de nouveaux secteurs tels que la production automobile. Dans les années 1950 et 60, la production de masse de marchandises exigeait une quantité considérable de main-d’oeuvre supplémentaire ‘ une main-d’oeuvre devenant ainsi capable d’attirer les salaires et les moyens de subsistance nécessaires pour continuer à consommer en masse ces marchandises. Depuis, la rationalisation généralisée des principaux secteurs de production, tournés vers le marché mondial, a substitué l’automatisation à la main-d’oeuvre. Elle a ainsi détruit les bases de ce mécanisme «fordiste» et avec lui, la possibilité d’un renouvellement de la croissance portée par l’économie réelle. La crise capitaliste, dans sa forme classique, a laissé la place à une crise encore plus fondamentale dans laquelle c’est la viabilité-même du travail qui prend le dessus.

 

L’être humain «superflu»


L’absurdité totale du mode de production capitaliste est mise en évidence par la contradiction entre l’immense bond en avant dans la productivité suscité par la «révolution microélectronique» et le fait que ce «progrès» est très loin d’avoir entraîné une amélioration pour tous du niveau et de la qualité de la vie. Bien au contraire, le travail a été intensifié, sa cadence accélérée et la pression du rendement encore accrue. Partout dans le monde, des personnes toujours plus nombreuses doivent vendre leur force de travail aux pires conditions. De toute façon, à l’aune du niveau de productivité en vigueur, leur force de travail sera systématiquement dévalorisée.

Mais c’est aussi une contradiction du capitalisme qu’en devenant «trop productif», il sape ses propres fondations. Car une société fondée sur l’exploitation de la force de travail humaine touche à ses limites structurelles, quand de plus en plus, elle rend cette force de travail superflue. Depuis plus de trente ans, la dynamique de l’économie mondiale est entretenue grâce à l’envolée toujours croissante de la spéculation et du crédit (ce que Marx appelle le «capital fictif»). Si le capital est détourné vers les marchés financiers, c’est que l’économie réelle n’offre plus de possibilité suffisante d’investissement. Pour couvrir leur budget, les Etats se sont endettés et de plus en plus de gens ont financé leur consommation, directement ou indirectement, par l’emprunt. Ainsi, la sphère financière est devenue le secteur sur lequel s’appuie le marché mondial et le moteur de la croissance capitaliste. La «bonne» économie réelle n’a donc pas été soumise par la «mauvaise» sphère financière, au contraire, elle ne pouvait plus briller que comme son accessoire. Tant le «miracle économique chinois» que «l’Allemagne, championne du monde d’exportation» auraient été impossibles sans l’existence au niveau mondial de l’énorme circuit d’endettement, avec les Etats-Unis comme figure centrale.

 

État d’urgence et stagflation


Aujourd’hui, ces méthodes pour retarder un effondrement éventuel ont atteint leurs limites. Mais il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser. Les conséquences seront extrêmement dramatiques. Car l’interaction entre la crise économique et la dévalorisation, dont le potentiel s’est accumulé ces dernières trente années, explose aujourd’hui dans toute sa puissance. Et la politique peut tout au plus influer sur le rythme et aménager le cours de ce processus. Fondamentalement, elle ne peut pas l’arrêter. Soit les centaines de milliards des «plans de sauvetage» partiront en fumée et la crise se répercutera sur «l’économie réelle», avec des conséquences catastrophiques, soit ils parviendront à arrêter encore une fois ce «train fou», provoquant une augmentation exorbitante de l’endettement des Etats, avant un nouvel effondrement, encore plus massif. Le retour de la «stagflation» ‘ inflation galopante combinée à une récession simultanée ‘ pointe déjà à l’horizon, et à un niveau bien plus élevé que dans les années 1970.

Les dernières décennies ont déjà vu une pression massive de réduction des salaires, des conditions de travail toujours plus précarisées, et la privatisation de larges pans du secteur public. La crise actuelle signifie qu’à un degré encore jamais imaginé, une part toujours croissante de l’humanité sera désormais considérée tout simplement comme «superflue». Le «nouveau rôle de l’Etat», mantra tant invoqué, n’a pas la moindre chance de recréer le «capitalisme providence» des années 1960, avec son plein emploi et sa hausse continue du niveau de vie. Ce qu’il augure plutôt, c’est la gestion de politiques d’exclusion sociale, racistes et nationalistes. Le retour de la «régulation» et du «capitalisme d’Etat» n’est concevable que sous la forme d’une gestion de crise, autoritaire et répressive.

 

Le monde est trop riche pour le capitalisme

La crise financière actuelle marque un tournant dans l’histoire du «capital fictif»: la crise sous-jacente du capitalisme, qui se dessinait déjà dans les années 1970, atteint un nouveau degré. Ce à quoi nous assistons n’est pas seulement la crise du «système anglo-saxon», branche particulière du «néolibéralisme», comme il est dit partout en faisant appel à un ressentiment antiaméricain aux connotations antisémites indubitables. Ce qui est aujourd’hui manifeste, au contraire, c’est que le monde est depuis longtemps trop riche pour la mesquinerie du mode de production capitaliste; que la société est vouée à se désintégrer, à se barbariser et à s’enfoncer dans la misère, la violence et l’irrationalisme, si on ne réussit pas à en venir à bout.

Ce ne sont pas les «spéculateurs» ou les marchés financiers qui sont le problème, mais l’absurdité totale d’une société pour laquelle la richesse est seulement le sous-produit d’une valorisation réussie, réelle ou fictive, du capital. Un retour à un capitalisme apparemment solide, fondé sur la mobilisation des immenses armées du travail, n’est ni possible ni désirable.

Chaque sacrifice exigé de nous pour perpétuer la dynamique (auto)destructive de ce mode de vie et de production absurde, est une moquerie obscène vis-à-vis de la qualité de vie qui est depuis longtemps possible dans une société débarrassée de la production marchande, de l’argent et de l’Etat. Avec la crise actuelle, c’est la question du système lui-même qui est finalement posée.
Il serait temps d’y répondre.


Groupe Krisis: http://www.krisis.org


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NOTES

 

1 -  Jeu de mots: signifie formation accélérée et évolution du crash


2 -  La «légende du coup de poignard dans le dos» est une idée répandue en Allemagne dès novembre 1918 et entretenue pendant toute la république de Weimar selon laquelle l’armée allemande n’avait pas été vaincue sur le champ de bataille, mais qu’elle avait été trahie par les milieux de gauche, abattue par un «coup de poignard dans le dos» asséné par la révolution de novembre 1918. Cette légende, qui expliquait la défaite a été largement propagée par les milieux d’extrême droite ‘ note tirée de Wikipédia


PUBLIÉ PAR DEBORD ENCORE À L'ADRESSE 

http://debord-encore.blogspot.com/search/label/Krisis

Publié dans : De la Dépossession
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Nous ne cessons de le répéter : il suffit de taper ce mot pour l'apercevoir : un HOLD UP est au hors-d'œuvre.

Nous apercevons aujourd'hui toutes les garanties qu'offre cette économie de casino aux truands qui la pratiquent dans ses grandes largeurs : non seulement le jeu est pipé, mais encore le directeur de la boîte fait en sorte de leur ouvrir largement ses coffres ! Ils y gagnent à tous coups, et sans se mettre de martingale en tête, puisqu'il n'y a réellement RIEN À CRAINDRE !


Les marchés s’écroulent, nous fait-on savoir ?

Belle aubaine pour ceux-là qui savent bien que ce n'est là que manière de faire pression, par ce spectacle de l'effondrement, sur leurs commensaux aux manettes des États pour qu'ils leur ouvrent plus grandes les vannes et que puissent passer leur larges porte-containers qui vont emporter le pactole ...

Dans un commentaire de l'article du monde.fr "Les Bourses mondiales s'effondrent, pas convaincues par les déclarations de la BCE" du 04.08.11 *

 un commentateur, Ph 04/08/11 - 17h42, fait remarquer, au passage :

  •   Notons une fois de plus la défaillance d'Euronext dans une contexte très tumultueux. Pendant ce temps les transactions OTC se déroulent au mieux des intérêts des initiés. ça touche à l'escroquerie pure et simple!

 

  Ce n'est ici qu'un commentaire de passage, mais suffisamment pertinent pour que nous puissions en prendre note.

Poursuivant dans les commentaires du même article, voici Thierry Ternisien d'Ouville 04/08/11 - 16h53

  • ”Fermons les bourses. Loin de favoriser l'activité économique elles la parasitent.”

   à laquelle "réagit" BOB 777 04/08/11 - 21h02

  • à ceux qui vous tombent dessus à bras raccourcis : qu'a apporté très concrètement le système boursier aux salariés ? de bien j'entends....QUE DALLE...affranchissons nous des marchés, des agences de notation, ras le bol de cette dictature !!!!!”

Cette dernière apporte deux éclairages, l’un concernant les apports du système boursier et l’autre concernant la dictature des marchés.

Le système capitaliste est, en tant que système, un tout, avec ses contradictions, certes, mais qui, si on prétend le découper pour en enlever certaines tranches indésirables, n’est plus un système, et en tous cas plus celui que nous connaissons, fondé sur la propriété des moyens de production.
Pour ce qui est de la bourse, par exemple : elle n’est pas seulement le vivier des méchants spéculateurs ; viennent s’y ressourcer les entreprises en besoin de financements, selon cette bonne vieille loi capitaliste dite de l’offre et de la demande.
Là où le système rencontre ses contradictions, c’est qu’affirmant cette loi comme sa bible, il ne la respecte en rien : depuis belle lurette, même les investisseurs en connaissent les effets désastreux, en dépit de ce qu’ils continuent, sans défaillir, de la professer. C’en est terminé du capitalisme de capitaines d’industrie, et de leur fabuleuse épopée devenue légende fondatrice de ce système de prédation : ils prenaient des risques à s’engager dans une entreprise, à faire le pari que cette idée là avait de bonnes raisons de mériter qu’on y investisse des capitaux qu'ils devaient aller les chercher en sachant convaincre ces fianceurs, lesquels aussi prenaient certains risques.
Voici que la crise passa par là, montrant à ces derniers que les risques étaient trop grands sans "protections".
La dernière "crise" en date - celle montée de toutes pièces aux USA pour ... "sauver Goldman Sachs" (!) - a amplement montré que les dits investisseurs - de grands groupes, à présent, qui ont fait à ce point leur métier de l'arnaque à grande échelle qu’ils se permettent de commander à des États, de faire édicter des lois, en un mot, de faire la politique qui leur convient, en dépit de ses conséquences pour les populations - les dits investisseurs donc, ne sont plus ceux des premiers âges du capitalisme. Ils sont frileux, et n'ont pas honte de craindre le moindre frémissement de feuille - de papier-monnaie, il s’entend -. Désormais, ils veulent du “solide”, du “concret”, ils ne prêtent plus leur argent au premier génie venu ; ce sont eux, à présent qui décident de ce qu’il convient de produire, sous quelle forme, en quels termes et avec le seul objectif bien compris de tous : QUE ÇA LEUR RAPPORTE UN MAX EN LE MINIMUM DE TEMPS.
C’est ainsi que ses investisseurs, ces péteux de trouille, dictent la politique des États, dont ils ont fait leur ASSURANCE TOUS RISQUES.

Nous voci bien loin du dogme libéral, dans un capitalisme d’État, lequel, comme tout capitalisme, n’est jamais qu’au service de l’argent, comme il se doit, mais a mis l’État au service de cette seule fin.


Il n’y a là rien de très nouveau, en fait : l’État n’a jamais été que l’instrument de la classe dominante. Ce qui est une parenthèse dans l’histoire, l’État-dit Providence, est une conséquence de la guerre et de ce que la classe possédante a dû prendre la mesure, à sa faveur, qu’il serait sucidaire de faire totalement fi de ses esclaves dont elle pouvait quand même avoir besoin, ne serait-ce que pour écouler ses surplus de production de merde emballée. C’est pourquoi, ici encore, elle a utilisé l’État - son docile instrument - usant du système de répartition comme d'un calmant social.
C’est aujourd’hui cette parenthèse qui se referme, à la faveur de la disparition des générations de la guerre et de l’apparition de nouvelles générations qui ne l’ont pas vécue. Âpres au gain, aussi stupides que leurs aïeux, mais non moins cupides, celles-ci ne voient nullement pourquoi, il leur faudrait différer leurs profits du relatif assoupissement des classes dangereuses par le système providentiel pour ne pas exiger le tout, tout de suite.

Tel est le sens de ce hold up en train de se commettre et de sa brutalité, que d'aucuns, et notamment l'auteur du commentaire, associent de plus en plus à l'effet d'une dictature, le plus souvent nommée comme relevant du Nouvel Ordre Mondial.

Nous ne voyons guère, pour notre part, ce qu'il y aurait là de nouveau, de surcroît quand cette nouveauté fut proclamée par un imbécile à la faveur d'une guerre il y a une décennie. M. Bush était le comique-troupier des grands groupes pétro-chimiques - criminel de guerre, pour les intimes, mais que cela, surtout, ne se sache pas -, c'est-à-dire de l'ordre capitaliste, qui se planétarise toujours plus et n'est jamais en place que depuis quelques siècles, à quelques innovations près lui permettant de maintenir sur ses bases de rapine le même ordre préhistorique de la massue. *(1)

 

Toujours en commentaire du même article, voici celui de Merci 04/08/11 - 23h22

  • "(...), expliquez nous comment en sommes nous arrivés là avec autant de dettes privées que publiques et une finance qui se porte comme un charme, pariant ici à la baisse et là à la hausse, empochant l'argent du contribuable au passage, spéculant sur les matière premières, sur tout et n'importe quoi, manipulant les marchés, etc.?"

Dans un autre article, voici la réponse **  en bonne et due forme de M. Trichet, rien de moins, président lui-même de la Bande de Commis des Escrocs :

  • La BCE, qui a décidé de maintenir ses taux d'intérêt à 1,5 %, va également venir en aide aux banques privées, en mettant à leur disposition des liquidités supplémentaires. Une opération exceptionnelle de prêt sur six mois sera lancée le 9 août avec une maturité au 11 mars 2012, en réaction aux "tensions renouvelées sur certains marchés de la zone euro", a précisé M. Trichet. La BCE avait déjà procédé à ce type d'opérations pour faire face à la crise mondiale, mais elles avaient cessé à la fin de 2009.
  • L'allocation illimitée de crédits de la BCE aux banques, à taux fixe et sur des périodes allant jusqu'à trois mois, est également prolongée jusqu'à janvier 2012. "Nous pensons que c'est approprié dans les conditions actuelles, afin de restaurer le bon fonctionnement sur tous les marchés", a commenté le président de la BCE.

 Ainsi que le relève le site Médiapart (site payant) *** 

  • Tout au long de son exposé mensuel, son président, Jean-Claude Trichet, a donné le sentiment de rester impénétrable à ce qui se joue actuellement. Alors que les signes d'un collapse généralisé du système s'accumulent, que la situation demanderait de sortir des raisonnements convenus, quelles sont les urgences, à entendre le président de la BCE? Maintenir une vigilance de tous les instants pour lutter contre l'inflation, mettre en œuvre le plus rapidement possible les programmes d'austérité, lutter contre les rigidités du monde du travail, en finir avec un certain nombre de dispositifs sociaux, notamment «l'indexation des salaires sur la hausse des prix».

 

Tandis que le monde s'effondre, nous dit-on, son propos est - TOUJOURS ET ENCORE - de mettre à l'amende les salariés qui, non seulement doivent payer l'escroquerie du don "illimité" d'argent public aux banques, mais encore ne peuvent en escompter aucune espèce de reconnaissance de la part de ceux qu'ils "sauvent" ainsi. Non ! Il leur faudra se résoudre à ne pas voir augmenter leurs salaires alors qu'ils vont devoir payer les banquiers.

Comment mieux énoncer la vérité d'une escroquerie, d'une guerre menée contre le peuple, pour le piller au nom d'une prétendue "crise" ? *(1)


Ce que résume fort bien un commentateur du précédent article, Sirius 04/08/11 - 18h17

  • La BCE rachète de la dette sur les marchés. En clair elle déleste les banques des obligations douteuses des états de la zone Euro. Ces états ne pouvaient pas s'endetter directement auprès de la BCE, ils devaient passer par l'intermédiaire des banques qui prélevaient leurs commissions puis refourguent le paquet merdeux à la BCE qui présentera la note aux citoyens de la zone Euro. Que le monde est bien fait !

suivi de près par pedrolm 04/08/11 - 18h38 qui conclue en conséquence :

  •  Les marchés créent une crise (et s'enrichissent au passage), puis spéculent sur les Etats qui ne peuvent rembourser leurs dettes (et s'enrichissent encore). Des Etats viennent en aide à ces derniers, et font voter en hâte des politiques de rigueur pour éviter de déplaire aux marchés (qui ...). Mais les marchés ne sont pas contents car les politiques de rigueur qu'elles appellent ne créent pas de croissance, donc de richesses. Qui contrôle les marchés ? Sommes nous encore en démocratie ?

 

Dans un autre article du monde.fr **** - c'est le florilège, à la mesure des inquiétudes de la classe moyenne, premier fournisseur de sa majesté souveraine en médiocratie, la classe de pétochards, que sert si bien Le Monde - nommée par abus sémantique "classe moyenne", voici ce qui est écrit, histoire de les "rassurer" (!) :

  • "Les marchés sont-ils happés par le vide ? "

 Et de nous produire force graphiques pour nous montrer que tout cela aurait une réalité fondée sur autre chose que du vide, démente croyance en l’argent, cette abstraction, démente cupidité.
Et, conclue Thierry. 03/08 (sur La spirale sans fin de la crise dans la zone euro) ***** :

  • Il ne peut y avoir de fin puisqu'il ne s'agit pas d'une crise mais d'un hold up pur et simple. Hold up qui détruira le système même qui le permet mais avec quels dégâts humains avant.  


  La fin ne peut venir que de nous.

 

Au moins deux options restent cependant envisageables : celle, autoritaire, portée par les atavismes de toutes sortes - il y aura toujours des pauvres et des riches, des dirigeants et des dirigés, chouinent-ils. "Révoltés" par tant de malversations, d'injustice, de gabegie, alors même qu'on leur demande de se serrer la ceinture, ils veulent changer, tout foutre en l'air, s"énervent-ils même parfois, mais en conservant l'essentiel. Favorisant leur ressentiment, elle pourrait s'imposer et ne serait alors que le travestissement d'une révolution, comme il en fut tant. Prétendant ne changer que la tête du poisson pourri, elle ne serait qu'une dictature de plus.

Une révolution vient d'en bas ; lent processus de maturation qui, soudain, vient à son terme. Pour éviter ces "dégâts humains", comme le rappelle ce commentateur, comme le prédisaient les textes du groupe "Socialisme ou barbarie" il y a quelque soixante ans - juste au "sortir" de la barbarie nazie - et comme nous en fait la sinistre démonstration tous les jours, désormais, ce système qui a fait sa publicité sur le progrès des Lumières et de la machine à vapeur et qui ne génère plus que dévastations de forêts, de l'eau, de l'air, terreur des populations par la guerre permanente, ruine de l'âme et folie dévastatrice de la part de fous armés, il nous faut être en mesure de ne plus nous faire les spectateurs passifs - et complices - de son écroulement - ce qui ne manque pas de risques autrement plus grands que ceux que ne prennent pas les investisseurs - en posant des actes - et donc aussi des mots - allant toujours plus dans le sens d'une coopération consciente des enjeux, d'un démontage systématique des modes opératoires régénérant le système social en place basé sur la propriété des moyens de production, la plus-value et le rapport de forces armé.

 

____________________________________

 

NOTES

 

1 - Dans un article édifiant du blog Visions cartographiques, sur le site du Monde diplomatique, l'auteur, Agnès Stienne, nous informe de ce que les bons sentiments anglo-saxons relatifs à l'enriôlement forcé des enfants et leur usage dans la guerre que se mènent les adultes dressés en factions rivales, sont bfoués par les anglo-saxons eux mêmes, c'est-à-dire par leurs États, qui disent assez, dans leur mode de recrutement la vérité de ces procédés : de même que les ouvriers - et les enfants ne furent pas en reste quant à leur utilisation - servent de masse de manœuvres aux classes possédantes dans leurs usines, de même les enfants des pauvres sont-ils "enrôlés", c'est-à-dire dressés comme le permet leur jeune cervelle dès le plus jeune âge dans les camps de l'armée.

Un programme que l'on voit souvent resservi dans la bouche de la bourgeoise Royal qui entend, elle aussi "dresser" les pauvres aux bonnes manières du comportement social selon la bourgeosie tel qu'il se donne à voir en de multiples points de la planète : Irak, Afghanistan, Libye, ... ou tel que ses films nous en modèlisent chaque jour le style.

Pour répondre aux ambitieux objectifs de recrutement, l’armée doit absolument trouver le moyen d’élargir son bassin de recrues. Le mouvement des cadets fait partie intégrante de cette opération de charme. » L’auteur (Normand Beaudet) ajoute : « Bien entendu, vos enfants ne sont pas recrutés de force. Ils sont attirés par divers stratagèmes : des activités de plein air, l’apprentissage des premiers soins, des loisirs hebdomadaires, des camps de fin de semaine, des camps d’été avec dédommagement monétaire et des possibilités de voyage. Ces perspectives sont particulièrement attrayantes pour les familles démunies. Comment refuser à son fils ou à sa fille de 14 ans la possibilité d’activités régulières et de voyages gratuits ? Comment dire non à la possibilité que votre enfant puisse faire un camp d’été rémunéré ? Les démunis sont mobilisés pour la guerre des riches. »

Selon l’ONG Child soldiers, les Etats-Unis ne ménagent pas non plus leurs efforts pour convaincre les jeunes de rejoindre l’armée américaine, présente, rappelons-le, dans 146 pays à travers le monde. 55% des jeunes âgés d’entre 16 et 21 ans reconnaissent avoir été contactés par un des 14 000 recruteurs militaires du pays, lequel consacre chaque année pas moins d’un milliard et demi de dollars à cette chasse aux candidats. En 2006, pas loin de 500 000 élèves du cycle secondaire, dont les plus jeunes ont 14 ans, ont rejoint le Junior Reserve Officer Training Corps Program (JROTC), qui a élu domicile au sein même des 3 300 établissements scolaires. Les enfants y suivent des cours de communication, de commandement, d’histoire, d’instruction civique, s’entraînent au sport, au tir et au maniement d’armes réelles.

http://blog.mondediplo.net/2011-08-05-Ces-enfances-qu-on-des-arme

 

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NOTES

 

1 - En cela , M. Trichet n'est pourtant nullement un vieillard sénile à deux doigts du "collapse" - comme le laisserait à penser l'article de Médiapart, ce grand défenseur de la langue française.

Il n'est nullement un "cas de figure", un tricheur qui prendrait des libertés avec les règles, mais, bien au contraire, il est le fidèle servant de l'ordre auquel il a consacré sa vie. Comme il est des servants  de pièces de batterie, M. Trichet ne fait que tirer à boulets rouges, ainsi que lui enjoint de la faire premier précepte de l'ordre dont il se veut le garant : "L'économie pour les pauvres (le travail et la dette), la richesse pour les riches ( la communication dirait J.P Voyer).

Il nous faudra revenir sur cette puissance de l'argent ici servie. Qu'il nous suffise ici,de dire, dans le cadre de cette note, que M. Trichet sert avant tout, non pas les riches, comme l'immense majorité le croit - et on veut bien qu'elle le croit -, mais une abstraction, comme un grand prêtre sert sa divinité.

 

 

SOURCES et LIENS

 

* - http://www.lemonde.fr/economie/reactions/2011/08/04/la-chute-des-marches-se-poursuit_1556287_3234_1.html

 

** 

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/08/04/la-bce-annonce-une-operation-exceptionnelle-de-refinancement_1556259_3234.html

 

*** - http://www.mediapart.fr/journal/economie/040811/le-spectre-dun-krach?page_article=2

 

**** 

 http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/08/03/la-spirale-sans-fin-de-la-crise-dans-la-zone-euro_1555632_3234.html

 

***** 

http://www.lemonde.fr/thierry_ternisien_d_ouville/

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"Les complots existent, l’oligarchie aussi", nous serine-t-on.

 

Oui ! Bien évidemment, légitimation ultime de toute situation de pouvoir, et notamment de pouvoir sentant se dérober sous ses pieds sa légitimité.


Quelle nouveauté à cela ?
La nouveauté est que de secrets qu’ils devaient rester - puisque y résidait la garantie de leur succès -, les voici projetés abondamment sur le devant de la scène, mis en spectacle, jouant moins leur rôle comme intervention directe sur le cours des choses d'un groupe quelconque - le plus souvent lié à un État - et devant en influer le devenir, que comme foyer de toute l’attention des foules, la mobilisant - au sens militaire du terme.

Au fur et à mesure que le secret - c'est-à-dire le mensonge comme arme de la guerre que la marchandise a étendu partout - devient le seul rempart de ce monde -  face aux conséquences désastreuses de ses multiples ravages - il devient aussi l'objet de toutes les attentions des foules  : les voici, toutes plus désinformées les unes que les autres, se répandant en conjectures, détournant leur colère vers des leurres à portée du petit peuple, qui alimenteront son ressentiment, sa nourriture principale.

 

De même, Hitler pouvait-il désigner le “capitalisme” et les capitalistes - juifs, comme il se doit -, il n’en traitait pas moins avec les banquiers, pendant que ses nervis bousculaient les juifs devant le petit peuple médusé, apeuré, et finalement complice..
Le Pen, grand pourfendeur de la corruption des grands argentiers de ce monde, est milliardaire. Et c'est en laboureur sentant sa mort prrochaine, qu'il fait venir sa dynastie à la culture de ce ressentiment qui manque le moins.

 

Le spectacle de la dette aux États-unis - et pour le monde aussi, bien évidemment -, et la “solution miracle” trouvée au dernier moment  - comme si ces messieurs avaient sauvé le monde - relèvent de cette stratégie spectaculaire du complot visant à sidérer, à OCCUPER littéralement le paysage, l’attention et les esprits, les tenant en haleine pour au final leur présenter la solution "miraculeuse", qui s'avère une véritable arnaque des populations. Un procédé "marketing" bien connu.

 

En même temps que le fast-food et le droit d'aligner son voisin, comme un effet d'une culture de colonisation, le complotisme nous vient droit des États-unis : la méfiance du citoyen lambda vis à vis de son gouvernement s'y trouve quasiment inscrite dans la Constitution - on y voit ainsi se développer sur cette base le commerce des armes à usage privé - ; mais celle-ci a franchi un nouveau pas dans les années 60, avec l'assassinat de Kennedy, puis, au tout début de ce siècle, avec le 11/09/2001, et enfin le fameux mensonge d'État devant l'Assemblée de l'ONU justifiant la guerre d'Irak.

La liste n'est ici nullement exhaustive : bien d'utres évènements ont abondé cette situation, notamment la lourde implication des services secrets étatsuniens dans la "gouvernance" anti-démocratique de leurs intérêts planétaires, complotant à qui mieux pour installer partout des dictatures à leur usage.

 

Mais c'est avec l'avènement de la société spectaculaire - comprise comme organisation délibérée du mensonge de la marchandise parlant sur elle-même et ne parlant QUE de ses intérêts *(1) - manipulation généralisée de populations laissées dans l'ombre et le dénuement, de plus en plus séparées de toute expérience concrète et, dès lors, de plus plus soumises à ne connaître de leur monde que ce que l'"ON" veut bien leur en dire - qu'explose de manière exponentielle l'usage médiatique du concept de "complot".

Le "ON" est, ici, bien sûr, cette source devenue inaccessible au commun des mortels, infantilisante, un "système", aux contours et aux ramifications mal définies, intégrant le mensonge de la marchandise comme sa donnée fondamentale dans une société de la consommation dirigée, et dont les méthodes les plus efficaces de sa manipulation publicitaire trouvent leurs sources, paradoxalement, avec l'agit-prop des bureaucrates bolchéviques, laquelle manipulation bureaucratique trouve son expression ultime dans le stalinisme et la manipulation permanente du complot à des fins de conduite d'une société de masse de paysans vers l'industrialisation forcée et l'accumulation capitaliste, le tout dans un climat de paranoÏa entretenu à dessein-  à ses frontières et sur fond de guerre psychologique par rumeurs et fausses informations interposées - par la société capitaliste elle-même.

 

C'est donc le spectacle qui va être le vecteur du complot et qui, pour toujours mieux organiser la confusion, va faire de celui-ci son arme de choc.

Les "complots" - se multipliant à la vitesse d'une onde éléectromagnétique - sont aujourd'hui mis en scène et lâchés comme autant d'os à ronger au petit peuple ; ils ont en charge de l'occuper de telle sorte qu'il n'aperçoive plus qu'eux, qu'ils dissimulent le véritable complot ourdi contre la vie même et contre lequel le peuple ne DOIT EN AUCUN CAS, ou le plus tardivement possible, exercer son esprit critique, occupé qu'il est à démonter des leurres.



Soral, que tente de promotionner la nébuleuse néo-fascisante, s’il était un “intello” comme il est présenté, permettrait aux pauvres de COMPRENDRE la nature de leur misère en démontant les mécanismes de l’aliénation et d'agir ainsi sur elle de leur propre point de vue, avec leur propres forces et non comme masses lancées à l'assaut de cibles désignées.
Au lieu de cela, en réincarnation de Doriot qu’il est, le voici à vociférer contre “les maçons, les sionistes, etc ...”
Pendant de Sarkozy, il est le bon berger censé ramener au bercail les exclus égarés, les malmenés de la politique agressive du représentant de l’establishment aux affaires. De même que Sarkozy, il ne fait que manipuler des images détachées de tout contexte, agrégées les unes aux autres sans autre rationalité que celle qu’on leur colle, à la manière des collages de l’agit-prop des bolchéviques, amenant à toujours plus de confusion par les détournements et retournements de sens qu’elles opèrent. En cela il est de son temps : un acteur, un homme de la manipulation des signes à destination des masses, en un mot un idéologue, c'est-à-dire quelqu'un qui fait profession de servir les intérêts de la classe au pouvoir, plutôt que de les dénoncer, en occultant les contradictions des logiques à l'œuvre, en opérant des réductions telles que ce qui en est dit en constitue une falsification délibéremment opérée.

Il y aurait beaucoup à dire : notamment, et non la moindre, sa volonté affichée de tout ramener dans le cadre national ; le prolétariat au 19è était internationaliste face aux bourgeoisies des États-nations ; le voici sommé de devenir nationaliste  quand le capital s'est décidemment planétarisé ; voilà qui devrait permettre à ce dernier de mieux soumettre des peuples divisés.

Mais on se contentera, pour l'anecdotique et parce que c'est le plus récent, de ce que dans la bouche de Soral, la tuerie d'Oslo devient simplement l'œuvre d'un "maçon" ... Tout semble alors dit, par un enchaînement de non-dits, précisément, par l'énoncé de ce simple mot. Le procès est fait, à la manière de ces procès expéditifs qui sont l'œuvre des supplétifs armés par la classe au pouvoir qui expédièrent les Karl Liebknecht en 1919, les Républicains espagnols en 37 ou les juifs dans les années 40 sur la simple énonciation d'un mot-couperet ; jiuif !, républicain ! spartakiste ! Comme cela est simple, n'est-ce pas, et semble tenir lieu d'analyse quand, précisément, cela interdit toute analyse.

Le complot, à lui seul, explique TOUT, comme dans la pensée religieuse est censé le faire le démon, le Mal, c'est-à-dire qu'il EST le Mal, en lieu et place de ce système qu'il dissimule, puisqu'on en vient, en effet, à ne plus voir QUE LE COMPLOT, et non ce qui le produit et qu'il sert.

AJOUT du 4/08/11 - C'est ainsi que l'on en viendrait presque à s'étonner, aujourd'hui, de ce que quelqu'un ose prononcer un vilain mot comme logiques capitalistes du profit, lesquelles sont quasiment occultées derrière les agissements de tel ou tel, méchant désigné, alors même que le méchant en question ne fait jamais, le plus souvent, qu'accomplir comme un acte banal ce que ce système autorise, encourage, voit comme sa vertu prem!ère, à savoir faire de l'argent. et faire tout pour cela, c'est-à-dire pour en faire le plus possible en le moins de temps possible et QUE CELA DURE au-delà même de ce que l'on saurait imaginer.  

Voilà le PREMIER COMPLOT, CELUI QUI ORGANISE TOUS LES AUTRES. et que l'on entend bien dissimuler derrière la noria d'affaires qui se succèdent sans que jamais ne soient remis en question ce qui les génère, ce qui les autorise, ce qui les entretient, leur racine commune *(2). 


Des logiques sont à l’œuvre - logiques de la séparation du producteur et de son produit -, qui vont dans le sens de l’accumulation toujours plus grande de richesses pour toujours plus de pauvreté, de misère, de désarroi et d’incompréhension de celui qui produit.
Un tel fossé, une telle incompréhension, génèrent un tel ressentiment d’avoir été floué que celui-ci doit être à son tour exploité comme une énergie alimentant le système plutôt que de le détruire.
C’est pourquoi des leurres sont créés qui doivent détourner la colère vers des cibles à la fois abstraites - le "capitalisme", ou, mieux, puisque plus abstraite encore, la "mondialisation" -, sans que soient jamais énoncés ses ressorts, les mécanismes mêmes de l'exploitation, la nature de la misère, mais seulement ses "résultats" vécus sur le plan émotionnel - et très concrètes, au point qu'elles paraissent à la porté du premier venu : d'une manière générale, elles sont TOUJOURS l'AUTRE, c'est-à-dire celui qui, mis à distance de soi, nous exonère de la moindre responsabilité dans l'existence même de notre malheur ; on aura reconnu là la vieille technique du "bouc émissaire", cette supercherie tirée de la pensée religieuse et consistant à exorciser les fautes de la communauté par un sacrifice, la mort de la victime étant censée les expier.


Ainsi les Ashkenazis des nazis, ainsi l'État fédéral des libéraux états-uniens, ainsi les immigrés des États européens devenus racistes.

On le remarquera, à chaque cas, la victime sert le bourreau qui la désigne ; c'est précisément cette aliénation réciproque qui permet au bourreau de la désigner comme étant la mère de tous les vices, et, en l'occurrence, l'occulte initiatrice (la sorcière) de sombres complots ourdis contre la communauté qu'elle sert.

Les complots servent à cela, et l’extrême-droite est elle-même ce leurre, ce complot, donc, de la classe possédante, ourdi à la fois pour désigner les cibles aussi bien que pour la mise en place et l'exécution de complots par ses "intellos", par ses nervis.

Ainsi, en dépit de sa désignation des franc-maçons comme comploteurs, l’extrême-droite n’a pas négligé de servir de main d’œuvre dans le terrorisme à l’italienne de la stratégie de la tension mise en place dans le cadre de l’opération Gladio par l’État italien et la CIA, laquelle aboutit, après une série d’attentats particulièrment meurtriers dans les années 70 à l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro .

Et ce sont aujourd’hui des sites censés diffuser une critique radicale de ce monde qui en viennent à relayer, dans cette confusion des genres - stratégie désormais employée du “les ennemis de mes ennemis sont mes amis” -, des analyses produites par des sites d’extême-droite parlant de l’opération Gladio sans mentionner une seule fois la réalité de la participation de l’extême-droite dans la programmation comme dans l’exécution des attentats en Italie.

 

 

AJOUT du 2/08/11 - C'est donc bien ce mensonge, cette publicité organisée par le système, la marchandise et son relais l'État, qui sont au centre de ce complot contre la vie (cf. note 1), et c'est parce qu'il ne peut plus être dissimulé lui-même qu'après avoir traité de complotistes tous ceux qui ne POUVAIENT PLUS CROIRE à la cohérence entre ce qu'ils constataient et ce qu'on leur racontait, l'État doit à présent organiser cette confusion autour du complot en multipliant les sources qui l'évoquent, de sorte que personne ne sache plus de quel complot il s'agit vraiment, de sorte que le terme lui-même soit à ce point galvaudé qu'il en devient inopérant.

 

AJOUT du 4/08/11 - La logique du complot est d'abord celle de ses instigateurs. Aussi bien, est-il implicite que pour lutter contre le complot, il s'agirait de supprimer, d'éliminer ou, pour le mons, de neutraliser les instigateurs, ces hommes "mauvais", nous fait-on savoir, ces "démons", comme si leur neutralisation allait, comme le vent balaye les nuages, rendre la situation aussitôt purifiée, l'horizon aussitôt dégagé. Il faudrait donc croire ces histoires à dormir debout. Chacun sait que le nazisme a soudainement disparu de la surface de la planète avec Hitler disparu dans son bunker !...

Ce sont bien des fonctionnements qu'il s'agit bien plutôt de DÉMONTER puis, INTERDISANT TOUT RETOUR EN ARRIÈRE, d'empêcher de s'engrener, par une INTELLIGENCE, une conscience de ce qu'ils ONT PERMIS et permettent, de ce qu'ils favorisent de ravages de tout contrôle humain sur l'existence.

Que l'on sache se passer de l'argent et de l'État, c'est-à-dire que soit coupée l'herbe sous le pied de tous ces petits Attila en herbe qui, le verbe haut et la main leste, fabriquent du malheur sur la planète entière. Il ne devrait pas alors s'avérer trop nécessaire de remettre en état de fonctionner la vieille guillotine rouillée.

 

Modifié le 4/08/2011

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NOTES

 

1 - NOTE DU 2/08/11 -  Sur la question de la disparition des abeilles, avec les conséquences catastrophiques d'une telle disparition - ce qui explique que le spectacle se penche sur la question, organise des symposiums, qui croire puisqu'en effet des intérêts contradictoires s'opposent en permanence avec des pressions financières considérables, chacun y allant de son armada de spécialistes et d'avocats tous mieux payés les uns que les autres pour démonter l'argumentaire adverse et organiser ainsi un paysage de complot et contre la vérité et contre les abeilles et contre la vie même sur terre qui, sans les abeilles, pourrait bien disparaitre.

"les abeilles domestiques, qui pollinisent plus de 90 variétés de fruits et légumes (pommes, avocats, myrtilles...), des productions estimées à 15 milliards de dollars par an au total et comptent pour un tiers de la production alimentaire."

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/01/03/les-bourdons-importants-pollinisateurs-en-fort-declin-aux-etats-unis_1460597_3244.html#ens_id=1555188

Mais il ne s'agit là que des logiques mêmes de la marchandise, du capitalisme, de ses intérêts internes au systéme. Le complot est contre la vie, il est celui du capitalisme. En ses fonctionnements internes, de multiples complots surgissent, dont le sens globl, même s'il n'y apas d'entente entre leurs acteurs, est d'organiser la confusion, que la vérité ne survienne pas. de sorte que, en l'occurrence, on préfèrera, au final, laisser apparaître que la disparition des abeilles est un "phénomène peu compréhensible", voire qui peut relever d'une simple invasion de type biologique ! On n'y peut rien, c'est la nature, et non la violence mercantile, le productivisme du poison.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/06/la-mortalite-elevee-des-abeilles-due-a-des-facteurs-multiples_1532726_3244.html#ens_id=1555188

Dans le même temps, voici le gouvernement autoriser un pesticide controversé, "le Cruiser OSR (qui) contient deux fongicides et un insecticide, le thiaméthoxam, qui inquiète les apiculteurs car, selon eux, il se retrouve dans la sève et jusque dans les fleurs des plantes, et reste dans la terre pendant trois ans, contaminant les cultures suivantes."

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/17/le-gouvernement-donne-son-feu-vert-a-un-pesticide-redoute-des-apiculteurs_1537257_3244.html#ens_id=1555188

De même, dans un accident d'avion, les pilotes doivent-ils, finalement, endosser la responsabilité d'une formation bâclée ...

Ou encore, dernier complot en date contre la vérité, ou du moins visant à son travestissement, l'explosion de Fukushima n'a-t-elle "rien à voir avec Tchernobyl" (M. Besson, ministre de l'industrie de l'État français). Le nucléaire n'est pas dangereux, tout est sous contrôle. Il peut y avoir des incidents voire, exceptionnellement des accidents, mais ils sont d'origne tellurique, naturelle et n'ont rien à voir avec l'incurie et la corruption.

 

2 - NOTE du 4/08/11 - "Un autre phénomène surprend. Le gonflement de la bulle islandaise s’accompagne, dans un premier temps, de la publication de rapports critiques, notamment au sein de la Banque centrale. Mais en 2007 et 2008, quand la menace devient sérieuse, les documents — y compris ceux du FMI — adoucissent leur ton. Les institutions financières officielles, tout comme les banquiers et les politiques, semblent avoir agi sur la base d’une entente implicite : la situation était devenue si grave qu’il ne fallait surtout pas en parler, sous peine de déclencher une panique bancaire."

 http://www.monde-diplomatique.fr/2011/05/SIGURGEIRSDOTTIR/20447

Ira-t-on, ici, parler de "complot", alors même qu'il y a eu dissimulation ? On préfèrera, sans doute, voir cela comme "raison d'État" qui n'est aujourd'hui plus que déraison économique et le simple fait que l'État s'y livre ne trouble pas plus que le fait que pour la même raison une association de malfaiteurs se livre au pillage de la planète, par armées nationales interposées, lesquelles assassinent impunément, avec le beni oui-oui des peuples, des populations qui n'ont jamais rien demandé.

Mais cela ne semble pas relever de quelque "complot" que ce soit, aux yeux de ces peuples imbéciles, spectateurs de tout pourvu qu'ils aient leur dinde.

 

2Bis - NOTE du 5/08/11 - Autre exemple de ce "complot" capitaliste consistant, précisément, à faire valoir ses intérêts, une logique intrinsèque au capitalisme, tout à fait louable et reconnue par la loi en sa patrie, les USA :

"comment Exxon et BP « aident » à rédiger les lois américaines : Exxon, BP, Koch Industries et de nombreux autres industriels de l'énergie ont payé pour fournir à des parlementaires d'Etats américains des textes législatifs visant à faire sortir ces Etats des marchés d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre lancés outre-Atlantique."

http://petrole.blog.lemonde.fr/2011/08/04/climat-energie-comment-exxon-et-bp-aident-a-rediger-les-lois-americaines/

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Voici la retranscription d'un texte titré

 

Famine : Jean Ziegler « Ne parler que du climat est une hypocrisie totale »

par Cathy Ceïbe et Jean Ziegler

 

trouvé sur le site

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25817

 

 

Mondialisation.ca, Le 28 juillet 2011
L'Humanité.fr


Jean Ziegler est vice-président du Comité consultatif du conseil des droits de l’homme des Nations unies.

De 2000 à 2008, Jean Ziegler a occupé la fonction de rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des populations du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il est l’auteur de la Haine de l’Occident.

La réunion de la FAO tire la sonnette 
d’alarme sur la famine qui sévit dans la Corne de l’Afrique en raison de la sécheresse. 
Le facteur climatique explique-t-il à lui seul 
la situation catastrophique ?

Jean Ziegler. Ne parler que de climat est une hypocrisie totale qui élude les vraies raisons de cette catastrophe effroyable. C’est le dernier coup porté aux 12 millions de personnes menacées de famine et aux dizaines de milliers de victimes. La première raison est l’absence de stocks de réserve. Cette sécheresse dure depuis cinq ans. Depuis, les récoltes sont déficitaires. Dans n’importe quel pays, il existe des réserves alimentaires. Les États se préparent en cas de catastrophe. En Somalie, Érythrée, Kenya, Éthiopie, Djibouti, les greniers sont vides. 
Ils le sont parce que les prix alimentaires (aliments de base c’est-à-dire riz, maïs, céréales qui couvrent 75 % de la consommation mondiale) ont explosé en raison de la spéculation des hedge funds et grandes banques. Les spéculateurs financiers ont perdu des milliers et des milliers de milliards de dollars lors de la crise financière de 2008 et de 2009. Ils ont quitté les Bourses de papier valeur et ont migré vers les Bourses des matières premières agricoles. Légalement, avec les instruments spéculatifs ordinaires, ils réalisent des profits astronomiques sur les aliments de base. Actuellement, la tonne de blé meunier est à 270 euros. Il y a an, elle était de moitié. La tonne de riz a plus que doublé en un an et le maïs a augmenté de 63 %. Les pays pauvres ne peuvent donc même plus acheter les aliments à même de constituer des réserves. Ils sont impuissants lorsque la catastrophe arrive. La deuxième cause profonde est le surendettement de ces pays. Le service (intérêt et amortissement) de la dette étrangère est tellement élevé qu’il absorbe pratiquement tous les revenus des États et les rend incapables d’investir dans les infrastructures notamment agricoles. Un exemple : seulement 3,8 % des terres arables éthiopiennes sont irriguées alors qu’en Europe, elles le sont à 60 %. L’Éthiopie n’a pas l’argent nécessaire pour puiser l’eau. Aujourd’hui, la nappe phréatique se trouve à 60, 70 mètres sous terre en raison de la sécheresse et, de ce fait, rend inopérantes les méthodes traditionnelles pour lever l’eau.

De nombreuses ONG tirent la sonnette d’alarme quant aux promesses non tenues des États en matière d’aide. 
Quelle est votre réaction ?

Jean Ziegler. Les gens meurent par manque d’argent. Il est extrêmement simple de faire revenir à la vie un enfant gravement sous-alimenté avec de la nourriture thérapeutique intraveineuse. Mais, comme pour les biscuits vitaminés, l’argent fait défaut. Un seul chiffre : le Programme alimentaire mondial (Pam) avait un budget ordinaire planétaire de 6 milliards de dollars. Il a été réduit à 2,8 milliards, soit plus de la moitié parce que les pays riches ne payent plus leurs cotisations. Regardez l’absurdité : jeudi dernier, les États européens de l’euro ont mobilisé 162 milliards d’euros pour sauver les banques détentrices de la dette grecque. Dans le même temps, à Dadaab, au Kenya, le plus grand camp de réfugiés ne peut même plus accueillir des personnes au bord de l’effondrement.

Entretien réalisé par Cathy Ceïbe

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Nous avions déjà, dans le premier article l'alibi de l'halali, indiquer que cette révolution ne pourrait compter sur nul soutien.


La voici donc écrasée, sans autre forme de procès, mais à la manière de ce que l'Occident prédateur sait si bien pratiquer, puisque c'est désormais là la seule arme dont il dispose vraiment pour se maintenir : le mensonge.

C'est donc au nom d'un soutien à la révolution libyenne, ou, plus exactement, au nom d'une protection du peuple libyen lâchemant assassiné par son dirigeant, que la toute puissance motorisée de l'Occident est intervenue en Libye.

Fort de l'expérience du bourbier irakien, c'est ici dans le cadre d'une résolution de lONU que s'est faite cette intervention, et avec le soutien supposé de ce peuple massacré.

 

Mais il faut croire, décidément, que l'Occident, en dépit de ses prétentions à être partout chez lui , ne l'est plus nulle part.

Ce sont un million de personnes qui, à Tripoli, refusent ce soutien au peuple massacré, et les frappes de l'OTAN au nom de la protection de ce peuple sont de plus en plus considérées pour ce qu'elles sont vraiment : une organisation de la prédation, une volonté de scission de la Libye qui, ne pouvant être conquise, sera donc démantelée, comme ce fut le cas de la Yougoslavie, au  nom de la liberté des peuples, c'est-à-dire de maffias qui parlent en leur nom.

 

C'est ainsi que l'on peut constater, à travers 3 articles récents relevés sur le site du quotidien Le Monde - dont on sait qu'il est un "journal de référence" qui ne saurait nous raconter des salades -, toute la batterie mise en place, de tous cotés - y compris dans le quotidien Le Monde - pour que la Libye devienne enfin une sage contrée démocratique, livrant soes richesses souterraines, en bonne et dûe forme, aux compagnies ad hoc.



1 - “réduire le colonel Kadhafi au silence". L'objectif est d'empêcher Mouammar Kadhafi d'utiliser la télévision libyenne "pour intimider et inciter à mener des actes de violences contre sa population". "Kadhafi se sert de ses interventions télévisées pour instiller la haine entre les libyens et mobiliser ses partisans", a accusé le porte-parole de l'OTAN, le colonel Roland Lavoie.*

 

TA GOULE,, voici une injonction, une frappe aérienne, qui rentre encore, à n'en pas douter, dans le cadre de la résolution onusienne 1975 de protéger les populations puisque, à présent, ce sont les paroles mêmes du leader libyen qui sont assassines pour son peuple et le divisent.
Mais que dire de l’incitation à la haine raciale en France de la part de ministres de l’intérieur non condamnés et maintenus en poste ?

Cette injonction appuyée par des frappes met en lumière combien cette société - qui se veut et s'annonce de "communication"- craint, redoute la communication ... quand elle n'est pas sous son absolu contrôle. Voilà une dite "communication" qui devrait bien plutôt se nommer "propagande".

Comme quoi les mots ont un poids, qu'il convient parfois de réduire au silence par les armes, comme s'y emploie, et c'est même là ce qui la caractérise, toute dictature.

- "Ces frappes ont utilisé des bombes guidées", a précisé le porte-parole de l'Alliance. "L'opération a été soigneusement préparée pour éviter de faire des victimes et avec l'intention de ne pas détruire toutes les infrastructures de la télévision libyenne (...) qui seront nécessaires après le conflit", a conclu le porte-parole dans son communiqué.*

 

Regardez comme nous sommes bons ! nous faisons la guerre à un pays, sous le prétexte de protéger son peuple et nous testons ainsi nos armes de destruction chirurgicale, nos scalpels au plutonium, armes qui font que, désormais, la guerre est devenue une opération de police de maintien de l’Ordre - tel qu’il a été décrété à Washngton et surtout à Wall street - tandis que la police se charge désormais de faire la guerre aux banlieues.

Voilà une saine démocratie, telle que dirigée contre les peuples depuis les marchés boursiers et dans l’intérêt des actionnaires qui lorgnent sur les dernières réserves de la planète. En se les appropriant, pourra ainsi en être contrôlée la rareté croissante de manière "rationnelle" et rémunératrice. C'est-y pas de la philanthropie pur jus, cette sollicitude ?

AJOUT DU 1/08/2011 - Mais, au-delà de cette touchante attention, est ici mise en œuvre l'un des principes de "lart de la guerre" tels que les édictait,Sun Tsé, il y a quellques 2500 ans à l'attention des princes chinois :

« prendre les possessions de l'adversaire en entier » (au début du chapitre 3), et les conserver – si possible – intactes, en particulier les civils, car l'ennemi d'aujourd'hui est le sujet de demain. (Source wikipédia art. "l'art de la guerre")

On voit ici que les ressources de la Libye sont considérées avec toute "l'attention" souhaitable.On mesure ici clairement combien les objectifs ont changé de puis la guerre d'Irak. Il s'agissait ici,en tout premier lieu, de CASSER un pays, fort dans ses infrastructures et concurrent potentiel de l'État hébreu au contrôle de la région. La libye ne présente pas le même visage. Ici, la guerre pour le pétrole - comme c'était aussi le cas en Irak, mais de manière secondaire - doit ménager une opposition susceptible de prendre le relais comme gouvernement fantôche DÉJÀ reconnu.


- "Au moins une dizaine d'explosions, puissantes mais lointaines ont été entendues vendredi peu après 22 heure dans le centre ville de Tripoli. Entre 1 heure et 2 heures du matin, samedi, de nouvelles explosions ont été entendues, notamment dans le secteur de la résidence du colonel Kadhafi, au centre de Tripoli, faisant trembler l'hôtel abritant les correspondants de la presse internationale, pas loin de la résidence."*
Mais faites quelque chose pour ces journalistes ! Pensez qu’ils demeurent pas loin de la résidence du tyran.

Des frappes chirurgicales, qu’on vous dit ! Il semble que même les journalistes du Monde n'y croient pas.

- Un bandeau de la télévision libyenne a indiqué que "Tripoli est actuellement la cible de raids de l'agresseur colonianiste croisé", en allusion à l'Alliance atlantique. *
De même que Ben Ali - ce rempart contre l’islamisme (sic !) - s’est réfugié des poursuites de son peuple en la citadelle de l’islam et berceau du terrorisme djihadiste, de même Khadafi en vient-il à en appeler au djihad islamiste en reprenant ses termes de “croisé”. !

Nul dirigeant, décidément, ne saurait être à l’abri du mensonge qui lui sert d’assurance-vie, puisque, au final, ce sont, quand même, les peuples qui trinquent.


2 - Pour la première fois depuis des décennies, un parti politique a vu le jour en Libye. Né cette semaine à Benghazi dans l'Est contrôlé par les rebelles grâce à l'initiative d'expatriés libyens, le parti de la Nouvelle Libye se veut un précurseur dans la voie vers la démocratie.

D'après Ramadan Ben Amer, l'un des co-fondateurs du parti installé aux Emirats arabes unis, 2 000 personnes ont déjà rejoint la nouvelle formation. La plupart habitent Benghazi, sa ville natale, et Derna, celle de Rajad Mabrouk, 65 ans, l'autre fondateur du mouvement, qui vit à Dallas, au Texas.
La Nouvelle Libye, précise-t-il, est soutenue par quelque 20 000 expatriés vivant aux Etats-Unis, au Canada ou en Allemagne.

"Réformer et développer le secteur pétrolier, de même que les énergies alternatives", notamment solaires dans ce pays ensoleillé 365 jours par an, fait partie des priorités du nouveau mouvement, suivies du système de santé et de la sécurité sociale. Le parti de la Nouvelle Libye souhaite l'abrogation de tous les impôts, au premier rang desquels l'impôt sur les revenus. Le parti promeut également l'égalité des droits, la participation des femmes et des jeunes dans la société, la protection des minorités et la limitation du rôle des tribus, des "entités sociales" qui "ne devraient pas être considérées comme des corps politiques".**

La démocratie, comme on le voit, émerge ... depuis les nuages des think tanks de Washington - c'est-à-dire de Wall Street -., lesquels ont décrété - démocratiquement, il s'entend -, que les structures sociales tribales, séculaires, en ces régions de désert, n'étaient plus conformes aux nécessités d'un pouvoir démocratique centralisé télégudabable à distance.

On se croirait revenu dans les meilleures heures de la conquête de l'Algérie, par les troupes françaises de la "civilisation" et de la "République une et indivisible". On sait comment cela a fini, à Sétif, au lendemain de la libération de la France par les harkis.

- La Libye, secouée depuis cinq mois par une révolte populaire contre Mouammar Kadhafi qui s'est transformée en conflit armé, devrait devenir un Etat musulman séculier, où la relation à Dieu serait considérée comme une affaire personnelle, précise l'un des fondateurs de ce nouveau parti.
Les partis politiques sont interdits depuis 1977 dans le pays, dirigé d'une main de fer par le colonel Kadhafi depuis plus de quarante ans.**

 

Souligné par nous en gras, les petites incursions de l’idéologie du journaliste, c’est-à-dire du prêt-à-penser que l’on fait digérer, l’air de rien, mélangé à ce qui serait de l’information de la part du Monde, un journal de référence le voici à nous le prouver.


3 - Londres a également décidé de mettre fin au gel d'actifs pétroliers libyens, d'une valeur de 91 millions de livres (102 millions d'euros). Bloqués dans le cadre d'une résolution de l'ONU, ils seront transférés au CNT.***

 

La vérité de ce conflit

 

 

Modifié le 1/08/2011

___________________________________

 

SOURCES

 

* - http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/07/30/l-otan-s-en-prend-aux-moyens-de-communication-de-kadhafi_1554288_1496980.html

 

**  -  http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/07/27/libye-un-premier-parti-politique-voit-le-jour-a-benghazi_1553203_1496980.html

 

 *** -  http://www.lemonde.fr/libye/article/2011/07/28/le-royaume-uni-expulse-les-derniers-diplomates-pro-kadhafi_1553554_1496980.html

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CE QUI RESTE D'UNE TRAGÉDIE ...

Oslo, Norvège, grand et blond ont donc cessé de rimer avec modèle de paix sociale. La guerre, là-bas aussi, y est devenue l'ordinaire, ainsi que le veulent, manifestement, tous ceux qui semblent trouver un intérêt à installer partout le chaos, afin - ainsi que le prétendent certains - que puisse apparaître en sauveur tel ou tel, dont l'État lui-même, entre autres ...

 

La mort y a étendu son linge, comme en n'importe quel autre point de la planète, chacun devant - tel est bien évidemment le premier message à retenir de ce bain de sang organisé, planifié, résolument accompli sans l'ombre d'une incertitude - se savoir désormais en sursis, jusque dans les zones "protégées" puisque seule la guerre a droit de cité en cette ère si moderne et civilisée que l'on n'a jamais autant vu de gens mourir pour un oui, pour un nom, un clop, un regard mal placé, un geste inconsidéré dans la chaîne de travail, une "appartenance" déconsidérée par les registres du Big Brother, lequel semble pouvoir décider, derrière ses écrans, qui doit vivre ou mourir.

C'est donc bien et d'abord cet air là que nous respirons, que nous le voulions ou non, un air délétère, radioactif, un air de séparation, de haine, de ressentiment, qui s'est installé comme l'ordinaire.

 

 

S'EN SAISIR, EN DÉTOURNER L'ABSURDITÉ POUR LA RECOUVRIR DE SENS EN FONCTION DE SES INTÉRÊTS ...

Au-delà de la réalité de ces morts, des souffrances endurées par tous ceux qui aujourd'hui doivent donc rester avec le hasard de la folie ordinaire qui s'empare d'un homme, en fait un vecteur de destruction, et laisse seuls, désemparés ceux qui restent, groggys, azymutés, dans l'impossibilité de comprendre les raisons de la bourrasque, il y a la glose, tous ces commentateurs qui, eux, sans la souffrance, déploient leur science.

Et chacun d'y aller de son interprétation, laquelle oscille généralement entre deux pôles, la folie solitaire ou la politique. Certains vont même jusqu'à croiser les deux facteurs. Une véritable prouesse de complexité.

 

La version politicienne, on l'aura compris, se partage entre ceux qui accusent l'obédience affirmée de ce jeune "croisé", - comme il semble se définir lui-même, à ce qu'on nous en aura dit -, et y voient donc la néfaste influence de telles idées et ceux qui, en face, renvoient la balle, dévient la question et vont même - c'est à la mode, il est vrai - jusqu'à y voir une manipulation d'État, un terrorisme d'État, ainsi que l'opération Gladio, dans l'Italie des années 70 et 80, en avait démontré l'existence.

On appréciera, notamment, que ceux qui manipulent ce genre de rappel historique se garde bien de manifester en quoi que ce soit le caractère extrèmiste de droite d'une telle opération d'État, appuyée sur les réseaux mafieux, il est vrai - ainsi que cela est rappelé - mais plus essentiellement sur l'extrême-droite fascisante et tout ce qui, en Italie, comptait de soutien indéfectible à l'Ordre, compris comme barrage à toute tentative révolutionnaire telle qu'elle montait alors dangereusement en Italie.

Ce sont ainsi les réseaux d'extrême-droite qui, aujourd'hui, prétendent semer la confusion sur le geste et les raisons du jeune terroriste norvégien en désignant l'État lui-même, le terrorisme d'État, puisque, en effet, certaines "lacunes" de la police laissent dubitatifs.

 

D'autres, enfin, vont accuser l'État hébreu d'avoir téléguidé ce drone contre l'État norvégien qui a, à plusieurs reprises, a fait montre d'un certain manque de vassalité vis à vis de cet État hébreu au-dessus des résolutions internationales.

 

Il est vrai qu'un certain nombre de faits restent troublants : la lenteur de la police, alors même que le jeune terroriste avait eu le loisir de commettre ses actes en toute impunité et même ... de se voir filmé en train d'agir ! mais, aussi bien, les questions relatives à l'équipement nécessité par une telle tuerie et notamment son poids en munitions.

L'hypothèse du tueur isolé, non soutenu par une logistique de base arrière, reste donc problématique.

AJOUT DU 27/07/11 - La police a aussitôt détruit les explosifs découverts dans la ferme, éléments de preuve d'une instruction*(1). "Circulez ! Y'a rien à voir !"

 

Il n'est pas moins vrai que l'État c'est-à-dire le garant du statu quo de l'Ordre (Hum ! ) dominant, en ces temps de troubles réccurrents - songeons qu'en quelques mois, une centrale nucléaire vient d'exploser, répandant son doux rayonnement cancérigène sur l'ensemble de la planète, et qu'une organisation de la vie sociale basée sur l'exploitation et l'esclavage semble entrain de n'être plus à même de faire face aux contradictions qu'elle génère - l'État donc a tout intérêt à créer des leurres de perturbations ainsi générées et de moins en moins dissimulables, détournat l'attention par autant de représentations contrôlables du malheur bien réel.

C'est ainsi que l'affaire Strauss-Kahn, par exemple, peut être une tentative de mise en scène d'une violence exercée par un grand argentier, juif de surcroît, associable donc aux banques qui viennent et continuent d'aassassiner des millions de gens dans un hold up qui, lui, n'est pas contrôlable.

Pour autant, dans le cas du massacre d'Oslo par un "homme seul", dit d'extrême-droite, la part de réalité non contrôlée de cette affaire - laquelle peut toujours être présentée, faute d'indications fiables (c'est là, un de plus, un indicateur de la séparation dans laquelle l'immense majorité est tenue et, de ce fait reste manipulable - ce dont personne ne se prive), pour un téléguidage de l'État, des juifs, des extra-terrestres ou de ma tante Agathe, laquelle n'aime pas les gens d'extrême-droite et qui m'a confiée, l'autre soir, qu'elle s'était infiltré en Norvège pour glisser une puce télécommandée sous la peau du "croisé" - cette part de réalité demeure et, comme par hasard n'est jamais traitée comme le fondement même de tout cela par quelque commentateur.

 

 

Quelles que soient les zones d'ombre, il reste que la responsabilité première de ce massacre revient à l'organisation de cette société, laquelle, au delà de tout "complot" ourdi par des forces occultes agissant pour leur propre compte et semant terreur et confusion, reste bien le PREMIER COMPLOT, celui-ci tellement familier, évident, qu'il reste dissimulé aux yeux de tous, un complot ourdi contre la vie même, contre toute vie en société, contre toute possibilité pour l'individu d'agir en toute sérénité et d'être reconnu dans sa réalisation même. si ce n'est une reconnaissance de sa "valeur", c'est-à-dire du fric qu'il aura généré par quelque moyen que ce soit.

Voici cette organisation sociale, sous l'égide des rapports de force tels que l'argent les impose, qui réduit chacun à n'être qu'un pantin aux mains des puissances d'argent, qui n'a d'autre choix que de se soumettre ou de rentrer en ébullition, contre lui-même ou contre ceux qui lui dénient le droit d'exister, d'être lui-même.

À quoi donc peut bien servir la prétendue "démocratie" si elle n'est que le droit, de fait, de ne penser que comme tout le monde est censé le faire, selon les normes largement diffusées et au-delà des limites desquelles toute parole paraît aussitôt déviante ? Que reste-t-il donc d'humain à cette prétendue "démocratie" si tout comportement n'a d'autre issue que de refléter cette non-pensée généralisée, elle-même reflet de la bien-pensance télévisuelle, de la propagande centmilliards de fois rabâchée, s'il ne doit s'exprimer qu'en passant dans  le chas de l'aiguille ?

 

Certains journalistes, un peu attentifs, font ce type de constat pour s'en étonner, dressant un portrait du "loup solitaire", tel que la catégorie en est aujourd'hui désignée, comme celui d'un asocial ne voulant plus paraître en "société".

Y a-t-il vraiment lieu de s'en étonner ?

Ceux là qui s'en étonnent sont-ils donc à ce point devenus insensibles aux vexations de chaque "sortie dans le monde" auxquelles est confronté chacun, si ce n'est à adopter le même "style", le même comportement de killer.

Cette "société", donc, fait mine de s'étonner de retrouver dans la main de celui qu'elle désigne à présent comme un fou asocial *(2) le fusil qu'elle n'a cessé de lui construire dans la tête, et ceci hors de toute question de politique, à laquelle, le plus souvent ramènent les commentateurs de l'actualité qui veulent voir "complot" là où il n'y a qu'humiliation ordinaire, pétage de plomb compréhensible, jusque dans ses formes paraissant les plus organisée, les mieux préparées, 

Le seul fait de ne considérer cet acte de destruction froide, - comparable, en son essence, à la "solution finale" - que comme le produit d'une décision d'État, une décision politique, est, en soi, nier le fait que la société humaine puisse le produire, alors même que la barbarie n'est jamais que sa seule issue à laquelle TOUT de cette organisation sociale la conduit de manière si cohérente, si l'on y songe, sans qu'il soit besoin, pour ce faire d'une décision de type terrorisme politique. CULTE DE LA MORT, de la haine, de l'inversion de la vie, de la vie retournée contre elle-même quand elle n'a plus d'autre issue pour s'exprimer et s'accomplir.

 

DE LA RÉCUPÉRATION

Il est vrai que - dans un second temps -, une bonne partie de ces "fous" se tournent plutôt vers ce qui, aujourd'hui, s'empare de la forteresse Europe - crispée sur ses minables richesses acquises par le fouet et la rapine -, une "mouvance" - dirons-nous, mais nous devrions la nommer bien plutôt repli, et dès lors aussi bien dépotoir - qui semble représenter l'expression même de la ruptiure d'avec ceux qui semblent encore contrôler quelque chose de ce monde et de leur existence - du moins l'affichent-ils avec toute arrogance et inconscience tant ils affirment ne vouloir rien savoir du sentiment de la misère, du rejet, du mépris, de l'impossibilité non seulement de s'exprimer, mais simplement même de vivre ( nous ne parlons pas même de la survie à laquelle est réduite le plus grand nombre).

C'est là la pêche la plus coutumière de l'extrême-droite, de ramener dans le bercail de la haine, du ressentiment, tout ce qui aura été exclu, en leur désignant une cible si facile qu'ils pourront y exercer leurs crocs, puisqu'elle est construite pour paraître, précisément, comme la seule critique hors normes, hors champ des "bonnes manières".

L'extrême-droite est là pour cela, pour récupérer, tromper, détourner la haine vers de prétendus cibles, des têtes de Turc, comme au jeu de massacre des fêtes foraines.

Voilà ce que ne semblent pas, ne daignent pas - dans leur inconscience confortable -, feignent de ne pas considérer tous ces gentils commentateurs de l'actualité, ce que le capitalisme produit chaque jour qu'il fait : l'humiliation, le déni d'existence ou d'un quelqconque droit à exercer une quelconque réelle responsabilité de son existence. Voilà ce que le capitalisme produit et qui alimente la haine et que récupère, puisqu'elle est là pour cela, comme camion-poubelle du capital, l'extrême-droite.

Et les cibles qu'elle semble désigner semblent si commodes qu'elles sont vraiment à la portée du premier venu : soit le plus petit, le plus misérable, le dernier arrivé de ces charters de la déportation quotidienne - dont des sociétés entières sont aujourd'hui les victimes du fait du règne de l'argent planétaire -, soit les benets qui pleurnichent après les "excès" du capitalisme pour en maintenir l'essentiel.

Comment la rupture ne pourrait-elle pas être consommée entre l'immense majorité à qui le simple droit à l'existence est refusée et ceux qui ont encore, pour quelque temps, ou pour qulque raison d'une collaboration "protégée", le "luxe" - très relatif et discutable - d'une illusion d'existence  ? Comment le ressentiment ne pourrait-il pas produire ce qu'il produit ?

 

CE QUE NOUS CONTINUONS  D'AFFIRMER

AJOUT DU 27/07/2011 - La seule unité de ce monde est sa division. Certains peuvent bien tenter d'en tirer parti, de la manipuler en tout sens, ils peuvent, un temps penser en détourner l'achèvement, ils ne font que la creuser toujours davantage.

C'est précisément parce que la séparation fabrique toujours le sentiment de l'occultation, de l'opacité, de la mise à l'écart et, conséquemment, de la manipulation et du complot que manier ce concept - en dépit de sa part de réalité certaine - ne revient qu'à aggraver la confusion et c'est à dessein que certains le manient quand les autres se laissent manier.

Il convient, pour le moins, de dérouter la confusion et les confusionnistes en ne se laissant pas aller à ce genre de facilités sans en avoir les éléments absolument probants.

Debord, dans les dernières années de son existence combattante, n'a sans doute pas cédé à ce travers - dénonçant la rumeur comme une arme de la domination, qu'il a dû, lui-même, ne cesser de retourner - mais ses conclusions sur la mafia, notamment - et son emprise de plus en plus évidente sur les instances de décision -, reprises par des épigones moins scrupuleux - dont certains en viennent aujourd'hui à se laisser séduire et à relayer les propagandes de l'extrême-droite au seul prétexte qu'elle adopterait certaines des analyses de Debord en le plagiant, c'est-à-dire, précisément, en le détournant, en le caviardant sans jamais le citer -,, n'ont cessé depuis de se répandre comme un poison polluant toute approche critique.

Il convient de rester sur la base de ce que nous savons de manière certaine pour l'expérimenter dans notre pratique de la vie courante.

 

Le 22 juillet, la veille, donc, de l'acte terroriste de ce crétin de robot ménager qui aura pété les plombs, nous écrivions ceci :

"C'est bien derrière le mensonge, l'organisation d'un silence radio ou celle d'une profusion d'informations contradictoires émergeant de sources difficilement identifiables, COMME EN TEMPS DE GUERRE, en effet, que s'abrite aujourd'hui la maintenance, à tout prix, du statu quo, lequel doit DURER autant que faire se peut.

Ainsi les dites "élites" peuvent, quant à elles, continuer de se maintenir aux "affaires" - comme cela est si joliment nommé -, c'est-à-dire à leurs seules affaires, et se permettre, derrière de telles murailles, de ne penser et n'œuvrer qu'à s'en mettre plein les fouilles, "à l'abri du besoin" pendant qu'il en est encore temps, dans l'ère du mépris poiur ces foules immenses et abandonnées à elles-mêmes, "réfugiées" de l'ère "moderne", "déplacées" en tous cas, et qui n'ont d'autre ressource que d'attendre que l'on veuille bien s'occuper d'elles puisque rien ne leur est autorisé d'une autonomie de mouvement, d'action, d'être.

Les voici, ces foules, crânes rasés du dénuement, à maudire, à nourrir du ressentiment à défaut de se nourrir et de se cultiver humainement. La voici cette armée de réserve du capitalisme, futurs chiens de guerre qui seront jetés dans la bataille le temps venu pour dépecer ce qu'on leur aura désigné comme "cible"*(3).

Les voici, abandonnées à leur sort, en attendant Godot, livrées à leur passe-temps favori, écouter leur dictateur qui leur dit tous leurs malheurs, associant le tout et son contraire. Qu'importe, puisqu'il est question de haine et que cela seul DOIT suffire à nourrir leur colère.

 

En fait de confusion entretenue, les voici, prétendûment "de l'autre bord", ces soi-disant radicaux, à se livrer à de subtiles alliances dont ils préfèrent dire qu'ils en sont seuls juges. "Consommez ou circulez ! ", en d'autres termes ; "Exit toute critique ! "

La critique qui fut, en d'autres temps, radicale, se fait ainsi, aujourd'hui dans la débâcle, le relais complaisant de délires  d'un autre âge, au prétexte, peut-être, que les ennemis de nos ennemis seraient nos amis.

Quelle foutaise ! Comme si les années 30, entre autres, n'avaient pas, sans appel, éclairer les lanternes à ce propos. Qui feint de l'ignorer ne saurait être fréquentable. Des falsificateurs de plus,  et des plus dangereux, à lire leurs sémillants babillages ! Qu'on se le dise !"

 

On peut difficilement être davantage de son temps ...

 

___________________________________________

 

NOTES

 

1 - Note du 27/07/11 -  "La police norvégienne a annoncé mardi 26 juillet avoir retrouvé et détruit des explosifs stockés dans la ferme louée par Anders Behring Breivik, l'homme qui a reconnu être l'auteur du carnage qui a fait 76 morts vendredi en Norvège. La police a en revanche refusé de dévoiler la nature et la quantité d'explosifs en question.

"Des explosifs ont été trouvés dans la ferme. Nous avons considéré qu'il était préférable de ne pas les déplacer et ils ont été détruits sur place dans une explosion contrôlée", a déclaré à l'AFP Trine Dyngeland, une porte-parole de la police."  

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/07/27/attentats-en-norvege-des-explosifs-retrouves-dans-la-ferme-du-suspect_1553127_3214.html

 

2 - Note du 27/07/11 -  "Un dément" apprend-on aujourd'hui même de la bouche de son avocat, un travailliste avec une conscience ... de ce que ce procès peut lui rapporter, et qui pense ainsi dédouaner son client de 76 meurtres.

http://actu.orange.fr/une/carnage-en-norvege-le-suspect-semble-etre-dement-declare-son-avocat-afp_169240.html

 

3 -  Note du 27/07/11 -

  CELA N'EST PAS DU TERRORISME, et, Non ! décidemment, l'État n'est pas partie prenante ...

   

"Afin d’éviter une procédure d’expulsion laborieuse, le propriétaire a embauché des jeunes des quartiers pour venir tout saccager"

http://observers.france24.com/fr/node/436124

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